Billetterie

On reste maître chez soi !

le 23/04/2018
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En LAM, les deux leaders de la saison régulière, Tours et Chaumont ont eu très chaud, mais conservent leur avantage du terrain. Un avantage que personne, en LAF et en LBM, n’est parvenu à contester.

 

LAM

Tout cela pour quelques points, un ace qui caresse la ligne, une attaque qui gicle au moment décisif. Ces demi-finales LAM, somptueuses dans leur scénario, ont offert un suspense intense, même si à l’arrivée, les deux équipes qui évoluaient avec l’avantage du terrain, Tours et Chaumont, l’ont conservé d’un souffle, d’un rien. Et pourtant, Frédéric Ferrandez a bien failli réussir un très joli coup en Touraine. L’entraîneur d’Ajaccio, adepte des joutes tactiques, a longtemps mis le TVB, favori des débats et sans doute aussi du championnat, dans l’embarras (3-2). Pourtant, Tours avait pris deux sets d’avance. En maîtrise pour le premier, à la lutte pour le second, quand il fut porté dans l’en-but par Nathan Wounembaina (19 points). Mais Ajaccio est décidément une équipe dont on n’a jamais fait le tour. Défensivement en place, extrêmement percutant au bloc (14 au total dont 6 pour Dailey), le «Gaz» recollait et infligeait même à Tours une véritable fessée dans le 4e set (12-25). Grenon, soudain, se recroquevillait un peu. Et il fallait un passage époustouflant de Cupkovic (17 points) au service, à 12-12 dans le tie-break pour que le TVB s’extirpe du piège corse. Mais Ajaccio a maintenant des idées avant le match retour jeudi.

Paris aussi n’est pas rentré les mains vides de Chaumont, même si au score (3-2) et dans les faits, le Paris Volley est désormais mené 1-0. Au tour précédent, Tourcoing avait fait sauter le verrou chaumontais d’entrée de série. Paris, lui, en fut tout près, s’inclinant au tie-break (15-11). Mais à l’instar d’Ajaccio, Paris fut capable de revenir de 2-0 à 2-2, soignant proprement sa réception, tout en mettant souvent celle du CVB 52 dans le dur (10 aces). Paris tenait le choc, collectivement, même si Stephen Boyer (23 points à 65%) remportait au final son duel face à Wouter Ter Maat (20 points à 37%) pour propulser le champion devant. Un succès d’autant plus précieux, avant le retour mercredi, que Chaumont n’avait pas encore battu Paris cette saison…

 

LAF

Elles se sont dressées très haut. Sur la foi d’une saison régulière qu’elles ont archi dominée, Béziers et Cannes n’ont pas fait dans le détail, marquant nettement, fortement, leur territoire et inscrivant au fer rouge leur ardent désir d’une nouvelle finale à Coubertin, après celle que ces deux grands clubs ont déjà livré en Coupe de France cette saison. Face à Saint-Raphaël, les Angels ont pris les devants dans la série, en battant, au passage, les Varoises dans l’Hérault, ce que Béziers n’avait pas su faire en saison régulière (3-0). En tout cas, on le sait avec force désormais : quand Krystal Rivers va moins bien (9 points à 33%), Béziers a largement les moyens de s’en sortir. Samedi, c’est Juliette Fidon, auteure d’une saison remarquable, qui a pris le leadership. Avec 18 points, dont 6 contres, l’internationale française a porté les siennes devant, malgré la jolie résistance opposée par Liesbet Vindevoghel (16 points dont 2 contres). Dans l’autre demi-finale, Cannes n’a pas laissé un souffle d’espoir à l’ASPTT Mulhouse, vertement tancé sur le Côte d’Azur (3-0) en 17 points inscrits au mieux sur un set ! Bien au service, parfaites en bloc-défense, les Cannoises ont éteint toute idée de révolte mulhousienne. Mais l’on se dit que le retour en Alsace, jeudi, ne devrait pas ressembler à cela !

 

LBM

Là encore, les deux favoris n’ont pas fait un pli. Rennes, avec la lourde étiquette LAM à porter, n’a laissé aucune chance à Saint-Nazaire (3-0), hissé encore une fois par l’expérience et le bon sens du jeu de ses deux attaquants expérimentés, Xavier Kapfer (15 points) et Kevin Le Roux (14 points), parfaits symboles d’une équipe rennaise fort inspirée en attaque (70% de réussite), tandis que les Nazairiens ne plaçaient pas un seul contre gagnant dans le match ! Dans l’autre demi-finale, Narbonne n’eut guère plus de mal à dominer Cambrai (3-0). Là encore, l’efficacité offensive a fait la différence. Avec un service efficace (6 aces) et 61% d’efficacité en attaque, les Centurions ont pris la main dans cette série. En tout cas, Saint-Nazaire et Cambrai devront être costauds pour renverser les débats mercredi et forcer Rennes et Narbonne à un match d’appui.