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Sur très grand plateau

le 19/04/2018
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Les demi-finales de volley pro débutent samedi, avec des affiches grandioses et les meilleures équipes en saison régulière des trois divisions LAM, LAF et LBM au rendez-vous. Cela promet du grand spectacle !

 

LAM

Il avait déjà instillé l’idée dans l’esprit de tous ses adversaires tout au long de la deuxième partie de la saison régulière. Il n’a fait que l’ancrer plus solidement encore lors des quarts de finale de ces Play-Offs. Oui, Tours a assurément une belle «gueule» depuis quelques mois, comme aime à le dire son entraîneur Cédric Enard. « On a la gueule des mecs qui ne lâchent pas », clamait-t-il cette semaine dans les colonnes de la Nouvelle République. Vainqueur en deux manches et six sets de l’Arago de Sète au premier tour des Play-Offs, le TVB a endossé de facto le costume de favori, parti en conquête d’un titre de champion qu’il n’a plus embrassé depuis 2015. Face à lui, il retrouvera le Gazelec Ajaccio, habitué des derniers carrés, des matches décisifs aussi, lui qui cumule trois présences consécutives en demi-finale du championnat, deux Coupes de France et une Supercoupe sur les trois dernières saisons ! Cela pose là un adversaire qui a un potentiel offensif varié et dangereux, de l’expérience et du répondant tactique. Il faudra au moins cela pour tenter de tourmenter une mécanique tourangelle qui tourne sur tous ses rouages depuis un grand nombre de semaines maintenant et qui reste sur neuf succès lors de ses dix derniers matchs en LAM !

L’autre demi-finale est une affiche de sang royal, entre les deux derniers champions de France, Paris (2016) et son successeur et tenant du titre Chaumont. Secoué sur les trois matchs par Montpellier, Paris a tout de même montré une grande force de caractère et une maîtrise des points clés lors des deux tie-breaks à domicile. Avec sa qualité de service, l’expérience immense d’un passeur comme Nuno Pinheiro, le talent de Wouter Ter Maat en attaque, Paris a des atouts pour contrer le CVB 52. D’autant que lui aussi a souffert pour écarter Tourcoing, passant même par un tie-break joué au bord du précipice dans le Nord. Mais le match d’appui parfaitement maîtrisé et la frayeur passée, Chaumont, avec l’avantage du terrain et ses gros serveurs, partira avec un petit avantage dans cette série.

 

LAF

Les voilà donc qui se retrouvent comme l’an passé, à ce même stade de la compétition. A l’époque, l’ASPTT Mulhouse l’avait emporté au tie-break du match d’appui, se propulsant en finale et vers son premier titre de champion. Cette saison, la donne a un peu changé cependant. Le RC Cannes est une armada et a semblé, avec Béziers, un cran au-dessus toute l’année. Mais Mulhouse a les crocs en ces Play-Offs, une pépite avec Britt Herbots et surtout pas mal de solutions de rechange quand les choses se corsent, ce dont a bien profité Magali Magail lors du premier duel très disputé face à Venelles en quart de finale. Mais le RC Cannes, c’est Centoni, Bauer, Kloster, Kodola et les autres ! Des pointures, rompues à ces rendez-vous de prestige, qui ont vite effacé la peur survenue au match aller face au Stade Français Paris St-Cloud. En tout cas, ces retrouvailles s’annoncent déjà passionnantes. De l’autre côté, Béziers retrouve les demi-finales après les avoir manquées les deux dernières saisons. Son premier tour face à Nantes fut parfaitement maîtrisé en deux manches et Cyril Ong a même pu varier les plaisirs offensifs puisque Krystal Rivers, meilleure marqueuse du championnat, a cumulé «seulement» 29 points sur les deux matchs face à Nantes. Seulement voilà en face, Saint-Raphaël est toujours là, sur la route des Angels. Car ce sont déjà les Varoises qui avaient fait chuter Béziers au premier tour des Play-Offs les deux précédentes saisons ! Avec un effectif solide, porté par la charismatique et inépuisable Liesbeth Vindevoghel (38 ans), une pointue belge, Karolina Goliat, capable de faire tomber de haut, «Saint-Raph» est un sérieux client sur le chemin du leader de la saison régulière.

 

 

LBM

Rennes n’a fait qu’un pas et Nikola Matijasevic le sait bien. Après avoir dominé Lyon proprement en deux manches, il doit maintenant s’atteler à Saint-Nazaire. Evidemment, Rennes est favori. D’abord parce qu’il représente la Ligue AM et qu’avec des hommes de main comme Le Roux, Kapfer, Ragondet, Hardy-Dessources, il a suffisamment d’expérience et de talent pour passer l’obstacle. Ensuite, Saint-Nazaire est déjà allé chercher très loin physiquement pour sortir Le Plessis-Robinson au tour précédent. Mais attention, Lionel Coloras voudra briller en attaque, tandis que Steven Hunt reste sur un match de très haut rang ! Dans l’autre partie du tableau, on retrouve logiquement les deux équipes qui ont, avec le champion cannois, animé la saison régulière. Mais là encore, entre Narbonne et Cambrai, la formation héraultaise part avec pas mal de faveurs. Les Centurions sont en effet sur une dynamique impressionnante de onze succès consécutifs et n’ont plus perdu depuis le… 16 décembre 2017, soit plus de quatre mois ! Ensuite, Narbonne a remporté les deux confrontations régulières face aux Cambrésiens cette année. Mais là encore, méfiance. Gabriel Denys a fait du joli travail et cette équipe nordiste a du caractère et une capacité à mettre sous pression l’adversaire avec une évidente qualité de service.