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« Je crois beaucoup en cette équipe »

le 16/03/2018
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En déplacement à Nantes Rezé ce soir, face à un concurrent direct pour une place en Play-Offs, Fabien Dugrip et son équipe de l’Arago Sète, actuels 8e, veulent entretenir la bonne dynamique et s’offrir une performance à l’extérieur.

 

- Fabien, comment abordez-vous ce match capital à Nantes Rezé ce soir qui pourrait vous propulser définitivement en Play-Offs ?

C’est un match important, c’est sûr. Les Play-Offs sont toujours une priorité. Après on veut s’appuyer sur les beaux matchs qu’on est capable de faire, surtout à la maison, car on a un peu plus de mal à l’extérieur. On s’est réunis il y a quinze jours après le match de Paris (victoire 3-0), pour tenter de se donner les recettes pour arriver à performer à l’extérieur. On a défini un projet commun. On va voir si c’est efficace. S’il y a un match à gagner à l’extérieur, c’est celui de ce soir.

 

- Comment expliquez-vous que Sète soit en difficulté à l’extérieur cette saison ?

Je n’ai pas la réponse… Ou plutôt, j’en ai quelques-unes mais je les garderai pour moi. Dans l’absolu, on est capable de battre n’importe quelle équipe, on l’a montré à la maison. Même si c’est toujours délicat de venir à Nantes, on le sait.

 

-Y a-t-il une forme de pression supplémentaire avant ce match ?

Pas plus que d’habitude. Pas besoin d’en rajouter, la pression est là naturellement. Il faut dédramatiser l’enjeu. C’est un match important c’est sûr, mais un match à enjeu primordial, c’est celui de la saison dernière à Cannes pour se sauver sur la dernière journée ! Là, j’ai préféré dédramatiser.

 

- En tout cas, vous abordez ce rendez-vous dans une dynamique positive, avec trois succès lors de vos quatre derniers matchs !

C’est vrai qu’on est dans la bonne dynamique. Mais depuis le début de l’année 2018, l’équipe monte en puissance. Depuis fin novembre, l’équipe ne fait que progresser. On travaille beaucoup et ça paye. On est à deux victoires du haut de tableau seulement, ce n’est pas non plus énorme, ça se joue à pas grand-chose.

 

- Justement, est-ce que vous vous attendiez à un début de saison aussi délicat ?

Oui. J’avais annoncé en début de saison, qu’on ferait une meilleure deuxième partie de championnat. Le début de saison a été difficile parce qu’on avait notamment deux jeunes joueurs, Szwarc et Grozdanov, qui n’avaient jamais joué dans un six ! Il a fallu qu’ils prennent leurs marques et beaucoup travailler. Depuis le début, l’équipe a bien bossé. On est en hausse dans tous les domaines.

 

- A titre personnel, vous-mêmes vous sentez-vous plus à l’aise, plus serein par rapport à la fonction cette saison que l’an passé, pour votre nomination en tant que n°1 ?

Forcément ! La première année, c’est nouveau, il faut que tout se mette en place, il faut prendre ses marques. C’est un nouveau boulot, ça n’a rien à voir avec le poste de n°2, dans les actions, les prises de décision. Cette année, je me sens beaucoup mieux dans mon rôle et l’année prochaine ce sera encore mieux.

 

- Vous vouliez une équipe plus physique et plus offensive. L’avez-vous cette saison ?

Oui incontestablement. Avec les arrivées de Szwarc et Grozdanov, on a pris une dimension physique supérieure, on est la 4e équipe au contre du championnat. Là-dessus on a pris une autre dimension et il faut la conserver, car c’est une priorité. Offensivement, au centre on est beaucoup plus fort, à l’aile, avec Grozdanov et Truhtchev, mais aussi Mendez qui a encore pris un autre volume cette année, on est plus efficace aussi. Et je ne parle même pas de l’efficacité de Marien (Moreau) ! On est quand même plus offensifs.

 

- Mais dans un championnat LAM tellement dense, c’est toujours aussi compliqué de se faire une belle place ?

C’est un championnat de très bon niveau ! On le voit avec Chaumont en Ligue des Champions, capable de battre un top club italien. On n’est pas loin de ce niveau-là désormais et on s’en rapproche de plus en plus. Quand on parle avec les entraîneurs italiens aujourd’hui, le discours a changé. Avant, c’était impossible de perdre contre les Français, maintenant, ils ne sont plus sûrs de gagner !

 

- Si l’Arago entre en Play-Offs, pensez-vous être une équipe capable d’enquiquiner du monde ?

Je pense qu’on sera l’équipe à ne pas prendre ! A la maison, on sait ce qu’on est capable de faire et les gens n’ont pas envie de venir à Sète. Et si ce soir on gagnait à Nantes, ça pourrait être le déclic pour une nouvelle phase à l’extérieur. Moi je crois beaucoup en cette équipe, on est capable de tout.