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« Nous sommes une bande de copines »

le 02/02/2018
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Joueuse importante du collectif quimpérois, Kelly Oublié (30 ans) a retrouvé l’Equipe de France après plus de dix ans d’absence. Récompensée par une belle régularité, la réceptionneuse-attaquante souhaite mettre cette expérience au profit de son équipe, et l’amener jusqu’aux Play-Offs.

 

Samedi, Quimper a balayé une équipe de Venelles pourtant mieux classée. Qu’est-ce qui vous a permis de faire la différence aussi sèchement ?

Le Quimper d’aujourd’hui n’est tout simplement plus le même qu’à l’aller. On monte en puissance depuis quelques semaines et nous nous rendons compte que l’on peut titiller les formations du haut de tableau. Je pense que le match contre Paris Saint-Cloud fut un déclic pour le groupe. On sait que ça va être dur, les défaites s’accumulent, mais on ne se pose pas trop de questions ce soir-là. On y va en décidant de ne rien lâcher et ça passe. Depuis, ça va beaucoup mieux.

 

À titre personnel, comment vous sentez-vous après avoir connu un passage délicat courant novembre ?

Là aussi, je pense que le déclic s’est produit contre Paris Saint-Cloud. Ce n’était pas une grosse crise de confiance non plus, mais j’étais dans le trou depuis deux matchs. Contre Venelles, je passe à côté mais je me dis que ça va revenir. Ce soir-là, j’ai cru que les filles lisaient en nous comme dans un livre ouvert. Et puis, ça recommence contre Cannes. Alors ok c’est Cannes et cette équipe est largement au-dessus. En plus, à ce moment-là, nous avons un effectif réduit et peu de rotations en raison des blessures. Mais quand même, je n’étais pas dans mon rôle. J’ai alors revu le préparateur mental qui est à la disposition des filles qui le demandent. J’ai eu besoin d’échanger avec lui plus longtemps que d’habitude. Ça m’a fait du bien.

 

Vous avez porté le maillot de l’Equipe de France cet été. Comment avez-vous vécu cette expérience ?

C’était déjà une très belle surprise d’être appelée, même si au vu de ma saison, on m’a dit que c’était mérité. Pour être honnête, malgré un championnat compliqué avec Quimper, je l’avais dans un petit coin de ma tête. J’y pensais secrètement depuis deux ou trois ans, mais je voulais le garder pour moi. Je n’avais plus porté le maillot des Bleues depuis les juniors. C’était génial de reporter ce maillot après dix ou quinze ans d’absence. Ce fut une expérience incroyable et je retire beaucoup de positif d’avoir pu bosser et côtoyer des partenaires qui sont habituellement des adversaires. J’essaye d’appliquer avec Quimper ce que j’ai appris durant cette campagne, que ce soit sur la variation de mon jeu ou ma disponibilité sur certains secteurs du jeu.

Vous citez Earvin Ngapeth comme modèle. Qu’est-ce qui vous plaît chez lui ? Et puisez-vous des choses dans son jeu pour essayer d’améliorer le vôtre ?

C’est un joueur dingue... dans le bon sens du terme ! Son jeu est tellement beau. C’est simple, fluide, imaginatif. Son relâchement en match est incroyable. Il ne fait rien comme les autres. Lorsqu’il touche le ballon, on sait qu’il va se passer quelque chose. Il doit avoir une confiance énorme en lui pour oser autant. Tout le monde ne peut pas faire ça. Il y a du talent à la base, mais tout ça n’est pas inné. Il doit y avoir énormément de travail derrière tout ça. Mais pas de là à m’en inspirer. Je suis juste admirative.

 

Dimanche prochain, vous vous rendez à Paris Saint-Cloud. Qu’avez-vous à craindre de cet affrontement ?

C’est un gros morceau du championnat malgré leur 8ème place. En face, il y a aura forcément une Alexandra Dascalu en feu. Même si on me dit qu’elle n’est pas bien en ce moment, je n’oublie pas que c’est une grande joueuse. Elle peut très bien avoir un déclic dimanche. Il faudra être à 100% et reproduire le match de Venelles. Nous serons la clef du match finalement. Si nous parvenons à garder une constance du premier au dernier point, on peut réaliser un gros coup.

 

Quimper est actuellement dans les clous pour une place en Play-Offs, mais les candidates au maintien ne sont pas loin non plus. Où doit-on vraiment situer Quimper dans la hiérarchie ?

En début de saison, Quimper était annoncé autour de la 10ème place comme d’autres équipes du bas de tableau. Et franchement, nous aurions signé tout de suite. Aujourd’hui, il en est tout autre. On peut aller chercher une place de 8ème. Je pense que nous avons les ressources pour. En fait, nous sommes une équipe de copines et la mayonnaise a pris. En début de saison, nous avons eu deux blessées, nous n’étions que sept pros avec la libéro. C’était très léger malgré l’apport des jeunes. Mais c’est devenu une force. Nous avons fait plus pour les autres, pour l’équipe et aujourd’hui, nous en sommes là.