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« La musique pour oublier la douleur »

le 26/01/2018
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À 41 ans, Stijn Morand entame sa 4e saison aux commandes du Stade Français Paris Saint-Cloud. Dans le dur actuellement, le club parisien vise une qualification en Play-Offs.

 

Stijn, le Stade Français Paris Saint-Cloud vient d’enchaîner trois défaites de suite. Qu’est-ce qui ne va pas actuellement ?

Parmi ces trois défaites, nous avons joué à Saint-Raphaël et à domicile contre Cannes. Prendre un point en déplacement (défaite 3-2) est déjà une petite victoire. La défaite à Vandoeuvre Nancy, un concurrent direct pour le maintien, est plus embêtante. On prend le 1er set, mais derrière, la blessure de Rita (Liliom) nous a obligés à remodeler l’équipe. Je regrette que nous ne prenions pas au moins un point sur cette rencontre. Mais je n’ai rien à reprocher à mon équipe. Nous étions sur le fil du rasoir tout le match et ça se joue sur de petits détails.

 

Depuis le début de la saison, vous n’avez pu aligner plus de deux victoires de suite. Que vous manque-t-il pour passer ce cap supplémentaire ?

Un exploit tout simplement. Nous avons six victoires et huit défaites. À domicile, nous perdons contre Béziers, Cannes et Mulhouse, les trois équipes les plus fortes du championnat. Et à l’extérieur par contre, nous n’avons pas pu réaliser d’exploit contre des équipes pourtant à notre portée, que ce soit à Quimper ou à Evreux (défaites 3-0 à chaque fois).

 

Vous entamez votre quatrième saison à Paris Saint-Cloud. Comment percevez-vous l’évolution du club depuis votre arrivée ?

Je suis évidemment content, sinon je n’aurai pas resigné pour deux ans. Le club a l’un des plus petits budgets du championnat, donc ce n’est pas facile tous les jours. Mais lorsque vous voyez la passion qui anime les bénévoles ou les dirigeants, ce n’est pas très compliqué de trouver de la motivation pour avancer. Finalement, sur les deux premières années, le Stade Français va en demi-finale et on peut parler d’exploit. L’an passé était une saison un peu ratée. Aujourd’hui, au vu du budget, je pense que nous sommes à notre place ou pas loin (6e).

 

Concernant vos méthodes de travail, on parle beaucoup de vos sessions musicales. Pouvez-vous en expliquer l’intérêt ?

Ça aide à casser la monotonie du travail. Lorsque vous êtes en salle quatre ou cinq heures de suite à alterner physique, jeux, musculation, etc., la musique aide à oublier l’effort, la douleur et le temps qui ne passe peut-être pas assez vite. Ça évite la lassitude du travail. C’est comme lorsque vous allez courir avec votre MP3. La musique permet aussi de s’évader. Et ce sont les filles qui choisissent. S’il n’y avait que moi, ce serait de la chanson française, du jazz ! Mais elles décident... selon l’humeur du moment ou l’intensité à venir de l’effort.

 

Comment est-ce perçu par le groupe ?

Les anciennes en ont l’habitude, donc il n’y a pas de problème. Mais je n’ai jamais eu de plainte ! Aucune joueuse n’est venue me voir en disant que la musique était trop forte ou de mauvais goût. Ou encore que l’idée était nulle. Je vais même vous faire une confidence : chez nous, je vois de plus en plus d’équipes en décrassage venir avec une enceinte.

 

Avec Béziers et Quimper, vous enchainez 2 matchs très importants pour la suite de la saison. Comment voyez-vous les choses ?

À Béziers, il n’y aura absolument rien à perdre. Il faut y aller en étant détendu. Qu’est-ce qui peut nous arriver ? Pas grand chose. Au mieux, on les pousse au cinquième set et on ramène un point. C’est une équipe nettement au-dessus, au même titre que Cannes ou Mulhouse. Ce qui m’importe, ce sont les deux matchs suivants, à domicile contre Quimper, puis à Chamalières. Là, ce seront deux équipes à notre niveau. Si on veut aller en Play-Offs et finir cette phase régulière le plus haut possible, nous devrons prendre 6 points. La question est de savoir comment nous serons physiquement. Rita (Liliom) sera absente pour quelques rencontres je pense, et Alexandra (Dascalu) connaît un petit passage à vide logique après son été avec l’Equipe de France. À 100%, on peut réaliser l’exploit que j’attends.