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«J’ai toujours excellé dans ce domaine »

le 18/01/2018
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Meilleur central de LBM, Jean-Philippe Sol (32 ans) maîtrise parfaitement l’art du contre et s’explique sur un secteur de jeu primordial. Il n’oublie pas non plus d’évoquer les ambitions narbonnaises sur cette deuxième partie de saison.

 

- On a l’impression que la victoire contre Cannes (3-0) la semaine passée a été acquise comme dans un rêve. Parlez-nous un peu de ce match.

C’est un peu ça en effet. Dès le début, nous avons su mettre la bonne intensité contre un adversaire amoindri physiquement. Cannes a quelques problèmes à ce niveau-là avec notamment l’absence de son pointu (Thomas Zass). Nous n’avions pas le droit à l’erreur pour rester à la 2e place et leur mettre la pression. Nous avons été propres, appliqués et concentrés durant trois sets. Cette victoire lance parfaitement la suite de la saison.

 

- Avec encore cinq contres, vous avez mis en difficulté les attaquants cannois. Vous en êtes à 52 depuis le début de la saison et n°1 de LBM à votre poste. Comment expliquez-vous une telle réussite dans cet exercice ?

Je ne sais pas vraiment, j’ai toujours excellé dans ce domaine. Déjà il faut être bien physiquement pour pouvoir être efficace. Et puis après, cela vient de la lecture du jeu. Jusqu’à l’âge de 14 ans, j’ai été gardien de but en sport-études. Je voulais être footballeur professionnel. Et puis finalement je me suis orienté vers le volley. Mais ces qualités que j’avais m’aident pour le contre. C’est un peu la même démarche.

 

- Qu’est-ce qui fait que l’on devient un excellent contreur ?

La taille forcément, mais aussi la vision du jeu adverse. C’est un duel avec le passeur. Vous devez anticiper ce qu’il va faire ou tout du moins lire la direction de sa passe. Le respect des consignes de l’entraîneur joue une part importante aussi dans la qualité du contreur.

 

- Au même titre qu’une attaque, le contre ne dure que quelques secondes. À quoi pense-t-on durant le saut ?

C’est même plus court que ça lorsqu’on est en l’air. Et je dois dire que c’est assez jouissif car un contre réussi veut déjà dire que vous apportez un point. Mais surtout que vous prenez le dessus dans le rapport de force qui vous oppose au passeur.

 

- Vous êtes pour l’instant la seule formation à avoir battu Cannes deux fois. Et pourtant, vous n’êtes que 2e au classement. Qu’est-ce qui fait la différence ?

Nous n’avons pas toujours été à 100% au niveau de l’effectif. Et lorsque vous avez toujours un ou deux éléments écartés sur blessure, c’est plus compliqué d’avancer. Et puis dans certains matchs, il n’y a pas eu la même intensité que face à Cannes. Je ne sais pas si c’est dû au fait de jouer le leader, que l’on aura battu deux fois (3-2 à Cannes et 3-0 à Narbonne), mais face à d’autres formations, la motivation, la capacité à réagir, à modifier notre jeu ne furent pas toujours là.

 

- La montée demeure un objectif. Où va se faire la différence avec les autres ? Le double enchaînement à l’extérieur (Nancy/Orange) peut-il décider de la suite ?

Là encore, la régularité va être primordiale. Les deux matchs à l’extérieur ne seront pas simples, comme toutes les rencontres. En revanche, nous n’avons plus le droit à l’erreur pour espérer combler le retard sur Cannes (5 points). Nous nous sommes mis tous seuls dans cette situation et il faudra faire un sans-faute pour prendre cette 1ère place. Il faut profiter de ce coup de moins bien de Cannes pour engranger des points et pourquoi pas revenir.