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«J’ai toujours cette flamme»

le 12/01/2018
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À 41 ans, le libéro tourangeau, Hubert Henno, continue de repousser l’heure de la retraite. Pour la réception de Paris ce soir, il sera encore un rouage important du TVB.

 

- A mi-championnat, le TVB occupe la 4e place du classement. Comment jugez-vous votre début de saison ?
On a eu du mal, surtout à l’extérieur. Sauf le premier match à Tourcoing (3-0) et à Ajaccio où l’on gagne sur le fil (3-2). Certes, le calendrier n’a pas été simple avec des déplacements à Paris, Poitiers, Sète ou Chaumont, mais on a eu du mal à jouer loin de nos bases. Malgré tout, nous sommes en ordre de marche, car à domicile, personne n’a pu nous bousculer. Je pense qu’il y a une part psychologique entre nos performances à Grenon et à l’extérieur. Quand les équipes nous reçoivent, elles ont le couteau entre les dents.

- Vous avez chuté dès les 1/8e de finale en Coupe de France. Vous vous êtes fait sortir en Coupe d’Europe. Comment expliquez-vous ces difficultés ?
On a eu le tirage le plus dur possible en Coupe de France : prendre Poitiers là-bas, ce n’était pas un cadeau. Au-delà du fait que c’était un derby, on est surtout tombé sur une équipe en grande forme. Même si nous avons fait un bon match, Poitiers était ce soir-là clairement au-dessus. Quant à la Coupe d’Europe, on connaît le contexte. Rien ne nous a été épargné en Grèce avec ce qu’a vécu Nathan (Wounembaina). La CEV n’a pas réagi. Au retour à Tours, on a fait le nécessaire en gagnant 3-0. Après le Golden Set est toujours aléatoire. Olympiakos l’a juste mieux géré que nous.

- Pour cette 13e journée, vous recevez le Paris Volley, un club que vous connaissez bien. Quelle saveur a ce match ?
Il n’a pas plus de saveur qu’un autre. Plus maintenant en tout cas. Hormis ma pige d’un mois en 2009 pour y décrocher un nouveau titre, mon vrai passage remonte à plus de quinze ans. Ça reste un club important pour moi. J’y ai connu mes premiers titres, mes premières sélections en Équipe de France et j’ai côtoyé des joueurs exceptionnels. Je ne peux pas l’oublier, mais c’est loin maintenant.

- Quels moments retenez-vous de ces trois saisons à Paris ?
Je n’ai eu que des satisfactions. J’ai évolué dans un club où, à 23 ans, je remportais la Ligue des Champions devant notre public, face à Trévise, la meilleure équipe en Europe à ce moment-là. C’est peut-être le plus beau souvenir de ma carrière. Et puis ça peut paraître anecdotique, mais en trois saisons, plus le petit mois en 2009, j’ai fini invaincu à domicile avec Paris. Je n’ai jamais perdu un seul match à Charpy !

- En ce début de phase retour, à quoi peut-on s’attendre dans un championnat où tout semble possible ?
À présent, plus personne ne peut se relâcher. Tous les matchs seront couperets ou presque. Aucune équipe ne domine véritablement. À chaque rencontre, il faudra être à fond dès le début. C’est primordial de bien commencer 2018. Après le succès à Nice, nous nous devons de faire le plein à la maison. 

- Que peut apporter Konstantin Cupkovic au TVB sur cette deuxième phase de championnat ?

Son arrivée est une excellente chose pour le club. Il est notamment très fort au bloc. Lors de la victoire à Nice, on a vu qu’il mettait le pointu en difficulté grâce à sa présence au filet. Il apporte aussi de la combativité et du sang neuf. Cela manquait peut-être un peu au TVB.

- Si vous êtes sur le terrain à 41 ans, c’est que le plaisir est toujours là. Qu’est-ce qui vous pousse à continuer, à aller à l’entraînement tous les matins ?
Je pense que ce sont l’envie et le plaisir de faire de ma passion un métier. Je crois que j’ai toujours cette envie de gagner et cette horreur de perdre. Je me gère forcément aux entraînements, car au quotidien, je ne peux plus mettre la même intensité. J’ai toujours en moi cette flamme, cette envie de performer. J’aime aussi transmettre aux jeunes qui poussent derrière. J’aime mon sport et tant que je peux en profiter, je le fais.