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« Le mot d’ordre, c’est plaisir »

le 05/01/2018
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Co-leader avec Chaumont, le Paris Volley de Franck Lafitte, revenu au mieux de sa forme après une année compliquée, veut confirmer sa pleine santé en championnat lors de la réception des Hauts-Marnais demain.

 

- En février 2017, vous mettiez un terme à votre saison en raison d’une blessure au genou droit (chondropathie). Comment avez-vous vécu cette longue absence ?

C’était l’enfer. Je pensais que c’était la fin de ma carrière et que le volley était terminé pour moi. Après ma première opération, je suis revenu trop vite, j’ai joué deux matchs et j’ai rechuté dès mon retour. J’ai vécu des moments difficiles, mais ma compagne a été là pour me soutenir.

 

- Pour revenir, avez-vous dédié tout votre temps au volley ou avez-vous pu vous aérer un peu l’esprit ?

Je me suis juste octroyé dix jours de vacances avec ma compagne. Sinon, j’ai tout axé sur ma rééducation. Le volley était peut-être fini pour moi, mais je ne voulais pas avoir le moindre regret. J’ai mis tous les atouts de mon côté sans savoir si mon genou allait tenir. Très vite, je suis allé à Montpellier pour bosser et l’été dernier à Paris, je faisais trois séances de musculation par semaine. Je voulais être professionnel jusqu’au bout.

 

- Comment avez-vous vécu le retour sur les parquets auprès de vos partenaires ?

J’ai opéré un retour assez naturel, sans me surcharger de travail. Le coach (Dorian Rougeyron) m’a dit que je ne devais pas brûler les étapes. On discute beaucoup. Les retrouvailles avec l’équipe se sont faites comme si nous étions une famille. Il y a beaucoup de nouveaux que je connais bien. L’osmose y est excellente.

 

- Et dans le jeu aujourd’hui, quel est votre ressenti ?

Je ne me prends pas trop la tête. Je veux revenir crescendo et retrouver du plaisir. J’ai connu pas mal de galères dans ma carrière. A force, j’étais presque dégouté. Le mot d’ordre c’est plaisir ! Que ce soit à l’entraînement ou en match le week-end. Après, la qualité de l’effectif me permet de ne pas être trop sollicité. Il y a un turnover régulier et une concurrence saine avec Ardo (Kreek) et Mitchell (Stahl). C’est rassurant de savoir que tous les centraux sont au niveau attendu. Aujourd’hui, je travaille encore pour revenir. J’ai tous les outils pour bosser avec le Paris Volley. Mon genou va très bien. Il me reste à peaufiner mon jeu et à retrouver mes jambes. J’ai quand même perdu 8, 9 kilos de muscles pendant ma blessure, ça ne revient pas comme ça ! Mais tous les jours, j’éprouve du plaisir à travailler. Je reviens de loin.

 

- Samedi soir, vous recevez Chaumont, co-leader avec vous. L’occasion idéale pour frapper un grand coup. Comment voyez-vous ce face-à-face ?

Honnêtement, je ne me fais aucun souci. Ce sera un gros match et que ce soit chez nous ou chez eux, tout le monde sera prêt. C’est très facile de préparer ce genre de rendez-vous. A contrario, il faut être plus vigilant lorsque vous affrontez un club un peu en-dessous ; faire en sorte de mettre de l’intensité et être appliqué dès les premiers points. Samedi soir, ce sera intense de la première à la dernière balle.

 

- La Ligue AM est plus homogène que jamais. Comment jugez-vous l’effectif parisien par rapport à des clubs comme Tours, Chaumont, Montpellier ou Poitiers ?

L’époque où deux, trois équipes étaient au-dessus des autres est terminée. Aujourd’hui, tout peut arriver dans ce championnat. Le dernier peut gagner chez le leader ! On est premier ex-aequo, mais ça ne veut pas dire grand-chose. Oui, on veut être Champion de France ! L’équipe a les moyens de le devenir, mais comme beaucoup d’autres. La seconde partie de la saison sera très intéressante.

 

- D’autant que les équipes à la lutte pour le maintien se sont, elles aussi, renforcées !

Même sans recrues, toutes les équipes sont dangereuses. Maintenant, je suis très content de voir Kévin (Le Roux) signer à Rennes. C’est un vrai plus pour eux et une très bonne chose pour lui. Je suis ravi qu’il rebondisse dans un cadre familier après une expérience plus que compliquée en Russie. C’est très bien pour le championnat de France aussi. Au même titre que la possible venue de Van Den Dries à Toulouse ou celle de Cupkovic à Tours.