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Le Roux, le choix du cœur

le 03/01/2018
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Cinq ans après avoir quitté la France et moins de six mois après avoir signé au Dynamo Moscou, l’international français Kévin Le Roux a résilié son contrat pour rebondir à Rennes, 11e de LAM.

 

Les histoires d’amour finissent mal en général… Arrivé au Dynamo Moscou en début de saison, Kévin Le Roux (2,09 m, 28 ans) n’aura pas eu le temps de démontrer son talent sous pavillon russe. Très vite blessé au dos, il ne joua qu’une petite dizaine de matchs avant d’être mis au ban et de finalement rompre à l’amiable son contrat. « J’ai été convoqué par le Directeur Général et le Président. Ils m’ont alors expliqué qu’ils n’aimaient pas mon volley et que je pouvais partir. J’ai aussi entendu que c’était de ma faute si le Dynamo Moscou perdait des matchs. C’est regrettable, d’autant que le coach comptait sur moi», explique le champion d’Europe 2015 et double vainqueur de la Ligue Mondiale (2015, 2017).

 

Natif de Champigny-sur-Marne, mais 100% breton, Kévin Le Roux n’a alors pas hésité une seconde lorsque la proposition rennaise lui a été faite. « Certains pourraient croire que c’est un choix par défaut. Mais ce n’est pas le cas. Je ne voulais pas repartir pour 3 mois à l’étranger. Je voulais absolument finir la saison en France. J’avais plusieurs propositions, mais entre les amis et la famille, 90% de ma vie est ici en Bretagne. Rennes est un choix du cœur pour moi. » Quand bien même le spectre de la Ligue BM plane actuellement au-dessus du club rennais, avant-dernier du classement. «C’est un challenge comme un autre. Signer dans un club relégable ne me fait pas peur. Obtenir le maintien serait même une belle victoire. J’aurais peut-être pu trouver une place dans un top club, mais il n’y avait pas forcément de réels besoins. Rennes cherchait un joueur dans mon registre. C’était le moment idéal», estime l’international français.

 

Excellent contreur, gros serveur, attaquant efficace tournant à presque 16 points de moyenne lors de sa dernière saison à l’AS Cannes (2012-2013), le tricolore sera un atout de poids dans l’opération maintien du promu rennais. Un renfort apprécié par son entraîneur Nikola Matijasevic : «Kévin est l’un des meilleurs serveurs au monde. C’est un joueur très physique, très compétiteur, avec beaucoup d’expérience. Il a joué aux quatre coins du monde et sait faire face à toutes les situations. Il nous fallait quelqu’un avec son profil. Sa puissance offensive et son service peuvent faire très mal. Sans compter sa hauteur au bloc. J’ai senti un garçon très motivé dès notre première rencontre. Sur beaucoup de matchs, comme contre Chaumont ou Poitiers, nous ne sommes finalement pas loin. Ce genre de joueur peut nous aider à faire la différence dans les fins de sets ou les fins de matchs. Ce sera à lui de prendre les commandes.»

 

Passé par l’Italie (Piacenza en 2013-2014 puis Modène en 2016-2017), la Corée du Sud (Hyundai Skywalkers en 2014-2015), ou encore la Turquie (Ankara en 2015-2016) après quatre saisons à l’AS Cannes (2009-2013), le central débarque pour assumer le rôle de pointu : « Je n’ai pas évolué à ce poste depuis un petit moment, mais je ne me fais pas de souci. Physiquement je suis prêt. Après, c’est techniquement qu’il va me falloir un peu de temps. Histoire de retrouver mes repères. Mais je pense qu’en deux semaines, je devrais être au niveau. » Dans l’attente de sa qualification pour le déplacement à Montpellier, Kévin Le Roux sera présent quoi qu’il arrive samedi soir du côté de Chaban-Delmas : «Ce mardi, je me suis entraîné individuellement. J’ai fait une séance de musculation. Mais que je puisse jouer ou non à Montpellier, je vais quand même partir avec l’équipe. Ça ne peut être que bénéfique pour la suite», assure-t-il.

 

Une suite sans appréhension, mais avec une part d’inconnu pour l’ex-Cannois : «J’ai suivi les résultats, mais je ne saurais dire comment le championnat a évolué. Il est de bonne qualité, c’est indéniable, avec des équipes qui n’étaient pas à ce niveau lorsque j’ai quitté la France. Le challenge va être intéressant», prédit-il. Son entraîneur en tout cas compte ardemment sur lui : «Il n’a arrêté qu’une petite semaine, donc au niveau du rythme je ne suis pas inquiet. Si Kévin est qualifié, il ne sera pas là pour regarder c’est une évidence !», clame Nikola Matijasevic, heureux d’avoir réalisé ce joli coup.