Billetterie

A NOËL, FORTUNES DIVERSES

le 21/12/2017
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A mi-parcours de la saison 2017-2018, une hiérarchie se dessine dans les trois championnats LNV. Entre les confirmations, les révélations ou les déceptions, il ne s’agit cependant que d’une première tendance que la phase retour peut encore venir chambouler.

 

BEAUX ET BIEN LA

En LAM, on était évidemment curieux de voir comment Chaumont, champion de France en titre pour la première fois de son histoire, allait se remettre debout après le bonheur et l’ivresse. Et bien, le champion tient son rang, tout en haut de la division ! L’équipe a été pas mal retouchée, mais la philosophie et la discipline de jeu demeurent tenues et Stephen Boyer, deuxième marqueur du championnat (236 points) continue «d’envoyer» ! On avait aussi envie de miser quelques piécettes sur Paris cette année. Un effectif à l’écoute, des joueurs réceptifs et intelligents, une qualité de service XXL, une doublette d’attaquants (Ter Maat/Gergye) redoutable, ça vous propulse co-leader à la mi-saison et ça nourrit pas mal d’espoirs pour la suite. En LAF, le RC Cannes a été modelé pour tout écrabouiller. Un casting digne d’une superproduction (Centoni, Bauer, Kodola, Kloster, Cazaute entre autres), un désir de rébellion après un exercice passé manqué. Bref, Cannes est sur le pré pour gagner et il ne s’en cache pas. Mais il n’est pas seul dans le grand ciel. Une volée d’Héraultaises aux gueules «d’Angels» le suit à la trace. A un petit point au classement, Béziers confirme qu’il est un grand du volley féminin. Malgré la double perte de Cazaute et Haak, Cyril Ong a déniché un gros bras made in US, avec Krystal Rivers, top scoreuse (212 points) du championnat. En LBM, l’AS Cannes caracole. A Coubertin il y a sept mois, quand les Cannois furent éjectés par Rennes de la LAM, le coach Arnaud Josserand avait dit alors qu’il faudrait savoir tourner la page, apprendre de cet échec et écrire une nouvelle histoire. Avec une seule défaite et sept points d’avance sur le deuxième, Cannes a visiblement tiré les bonnes leçons.

 

LES SURPRISES DE NOËL

La période est au festif, au festin, aux petits plaisirs inattendus. Avant les agapes de fin d’année, l’automne LNV a vu tomber du ciel, en même temps que les feuilles, quelques jolis spécimens. L’arrivée la plus fracassante en LAM est évidemment celle du pointu marocain Mohamed Al Hachdadi à Poitiers. Jamais vu en France, l’attaquant de 26 ans au cursus exotique, passé par le Qatar et la Corée du Sud notamment, a déjà saccagé pas mal de terres françaises. Athlétique et puissant, le pointu poitevin «touche» à 3,72 m ! Quatrième marqueur de Ligue A (234 points et une perf à 37 points contre Tours), avec un match en moins, il est évidemment pour beaucoup dans la première partie de saison remarquable du SPVB, inattendu et magnifique 3e de Ligue AM. Avec Poitiers, l’autre belle surprise, c’est évidemment Tourcoing. Promu à l’intersaison, le club nordiste est un ambitieux invétéré. Il a ciblé les Play-Offs. Pour l’heure, il fait bien mieux que cela. 4e ex aequo, Tourcoing est solide partout, notamment en défense où le retour de Julien Lemay, meilleur libéro au ranking, est fondamental. Et surtout, le TLM, seule équipe invaincue à l’extérieur sur la phase aller, n’a peur de rien désormais ! En LAF, les trois gros sont devant et la hiérarchie semble un peu plus installée. On l’a dit plus haut, l’attaquante américaine de Béziers, Krystal Rivers, est une sacrée belle trouvaille. Mais revoir Nadia Centoni envoyer, à 36 ans, quelques «caramels» en LAF avec Cannes et découvrir la pépite belge de l’ASPTT Mulhouse de 18 ans, Britt Herbotts, sont aussi des petits bonheurs pour les fêtes. En LBM, pas de révélation individuelle fracassante. Le Lyonnais, Martin Jambon, demeure un cador d’attaque de la division (197 points, n°1). Mais, collectivement, dans la lutte annoncée entre Cannes et Narbonne, c’est Cambrai, qui s’immisce et vient jouer le poil-à-gratter. Sans rêver encore. Ou alors en secret…

 

DES SAMEDIS SOIRS DIFFICILES

Pour Toulouse, en LAM, c’est une bien étrange première partie de saison. Un soir sous les lampions de la Ligue des champions, puis quelques jours plus tard en bataille en Ligue AM pour sa survie ! Car les Spacer’s en sont là, derniers du championnat avec le promu rennais. En manque d’assise et de certitudes dans le jeu, Toulouse souffre mais s’accroche car l’espoir n’est pas loin. Avec deux succès sur des gros bras, Paris et Chaumont, et une dernière semaine de compétition convaincante avant la trêve (victoire sur Chaumont et défaite au tie-break à Tours), Toulouse est peut-être sur la bonne voie. Rennes n’est pas au mieux non plus, pour son retour en Ligue AM. Avec treize sets en poche, c’est même l’équipe qui en a gagné le moins. En LAF, Chamalières est déjà en grand danger. Avec un seul succès et sept sets remportés seulement en onze matches, les Auvergnates sont très loin derrière à mi-parcours. Il faudra beaucoup de conviction et de foi aux filles d’Atman Toubani pour entretenir sur la phase retour l’espoir d’un maintien. Enfin, en LBM, la donne est évidemment un peu différente puisqu’aucune descente ne viendra sanctionner la division à l’issue de la phase régulière. Néanmoins, pour Saint-Quentin et son nouvel entraîneur, Claude Roghe, l’affaire n’est pas simple. Le club a renouvelé pas mal de choses cet été, il escomptait un vent frais, un nouveau souffle. Mais les beaux jours sont encore pour demain…