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La LNV, c’est aussi polyglotte et exotique !

le 11/10/2017
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Vendredi s’ouvre la saison 2017-2018 pour les championnats LNV, avec toujours un certain nombre de joueurs étrangers, mais aussi quelques exotismes, comme la première Péruvienne de l’histoire en LAF et le premier Chinois en LAM.

 

En soi, ce n’est pas un grand chambardement, ni même une nouveauté dans le sport professionnel. Cela fait désormais plusieurs années que les championnats pro LNV attirent le monde entier. Il faut dire que les clubs féminins et masculins ont mis sur table de bien jolis atouts ces dernières saisons. Economiquement, ils sont surveillés et les finances, à défaut d’être exponentielles, sont saines. Sportivement ensuite, les championnats français ont largement fait leurs preuves. Que ce soit en LAM ou en LAF, chaque week-end, c’est un peu la « surprise-partie » ! Chez les garçons, Chaumont a mis un coup de serpe à l’hégémonie tourangeau-parisienne, ces deux clubs ayant trusté, avant le sacre du CVB 52 en mai dernier, quinze des dix-sept titres de champion depuis 2000 ! Et chez les femmes, le RC Cannes, despote du volley féminin, n’a plus régné depuis 2015.

 

Bref, en France, les cartes sont rebattues, les championnats disputés et les certitudes bien maigres. « Il va encore falloir être à la bataille tous les week-ends », admet Sylvain Quinquis, l’entraîneur nantais, tandis que Felix André, le technicien de Venelles, rappelait à ses filles samedi soir, après la défaite en Supercoupe « qu’elles devaient comprendre que maintenant, ce serait la guerre ! ». Pour aller au combat, les clubs n’hésitent plus désormais à élargir leur horizon. Ces dernières saisons, les clubs de LNV se sont largement ouverts à l’international. Cette année, il y aura ainsi 34 nationalités différentes en LAM, 35 en LAF et 28 en LBM pour un total de 213 joueurs étrangers ! Un terrain de jeu multiculturel et polyglotte qui devrait enrichir un peu plus le terreau, une concurrence accrue et de partout qui devrait aussi pousser les jeunes joueurs français vers l’excellence.

 

On l’a dit, cette ouverture au monde n’est pas nouvelle. La saison dernière, on recensait déjà 35 nationalités diverses en LAM et même 46 sur les trois divisions confondues en 2015-2016. Le mouvement est donc déjà en marche, la tendance inscrite au patrimoine LNV désormais. Mais cette année, on y a mis une ou deux petites touches d’exotisme en plus. A Tourcoing, le réceptionneur-attaquant Liu Libin (22 ans, 1,97 m) sera ainsi le premier Chinois de l’histoire à évoluer en Ligue AM. International et grand espoir du volley chinois, Liu devrait être l’une des attractions de la saison. Mulhouse aussi a innové, en faisant venir la première Péruvienne en LAF, Carla Rueda (27 ans, 1,74 m). Actuellement retenue par sa sélection nationale, Carla ne devrait arriver en Alsace que le 23 ou 24 octobre, elle manquera donc le début de championnat. Il sera intéressant de voir comment elle s’adapte à la France et à ce championnat très dense, même si Carla a déjà pas mal voyagé, entre l’Espagne, le Portugal, l’Azerbaïdjan, la Suisse et l’Italie. Cela devrait faciliter son acclimatation. Quant à Olena Hasanova (Le Cannet) et Anastasia Gurbanova (Venelles), elles seront également les deux premières Azerbaïdjanaises en LAF ! 

 

Certes, parfois, le recours à l’international fut un peu contraint et forcé, comme pour Toulouse cette saison. Terre de formation, le club a perdu ses fleurons et n’a pas eu d’autres choix que de passer les frontières. Avec sept étrangers de quatre nationalités différentes, les Spacer’s changent d’approche. Mais comme le dit, très justement, son co-président, Jean Azema : « A 20 ans, on n’envisage pas de rester toute sa vie au même endroit. Aux étudiants on leur dit d’aller visiter le monde ! Pourquoi pas aux sportifs ? ». Et même quand on mise sur l’identité française, à l’instar de Poitiers cette saison par exemple, on y glisse une pincée d’originalité, comme le curaçao dans le cocktail, avec la venue du spectaculaire pointu marocain, Mohammed Al Hachdadi, qui touche à 3,70 m ! Car on le sait en LNV désormais, le talent n’a pas de frontières.