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Lever de rideau en Grand Est

le 07/10/2017
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Théâtre des Supercoupes, Mulhouse lance la saison LNV 2017-2018 aujourd’hui, avec deux affiches de prestige : Mulhouse/Venelles et Chaumont/Ajaccio. En jeu, le premier trophée de la saison.

 

Cette fois, ça y est, c’est la rentrée. Impossible de reculer, de se rouler en boule sous la couette, en se disant que ce sera mieux dans quelques jours. Alors on hisse le cartable sur le dos et on avance gentiment. Bien sûr qu’il va manquer quelque chose. Les quatre équipes convoquées sur la grande scène du Palais des Sports mulhousien pour jouer le premier acte de la saison ne connaissent pas encore leurs leçons par cœur. C’est un premier jour d’école, quand les minots y déboulent, d’un pas un peu hésitant, avec des yeux un tantinet inquiets, se demandant ce qu’il va bien pouvoir se passer.

 

Venelles en LAF, Chaumont et Ajaccio en LAM ont donc débarqué en terre alsacienne avec une sincère envie de bien faire et de belles idées, encore en ordre dispersé cependant. Mulhouse, organisateur et hôte de l’événement, a sans doute un chouia d’avance, malgré une équipe fortement rebâtie, mais qui a déjà un joli train de vie, si l’on en juge par son dernier match amical, plutôt convaincant face à Stuttgart mercredi dernier (victoire 3-1). «On est loin encore d’avoir atteint le niveau vers lequel on veut tendre, mais on n’est pas en retard, on est sur notre plan de marche», résume ainsi Magali Magail, l’entraîneur des championnes de France. Son adversaire, qui a préféré faire impasse sur la séance d’entraînement au Palais des Sports hier après-midi, a lui aussi changé sa diagonale passeuse-pointue et veut mettre du physique en attaque et un certain grain de folie dans son jeu cette année. Si les rouages s’emboîtent comme il faut, ça peut engendrer de jolies étincelles à Venelles.

 

En tout cas, c’est bel et bien quatre clubs déjà galonnés qui se retrouvent cet après-midi. Et ce n’est pas anodin. Tous savent désormais appréhender et gagner un grand événement. Mulhouse a connu un incroyable et long apprentissage avant d’y parvenir enfin en mai dernier. Chaumont, à l’inverse, a vécu une ascension beaucoup plus vertigineuse. Et Venelles, superbe d’enthousiasme et de vie dans son habit de «club famille», est allé au bout de son rêve en Coupe de France. Quant à Ajaccio, tenant de la Supercoupe et double vainqueur de la Coupe de France, il grappille sans bruit un titre à minima depuis deux ans ! Pour tous, ce match est donc bien plus qu’un simple tour de lancement de la saison. «C’est un trophée quand même, c’est important. Et c’est une bonne manière de se jauger avant le début des choses sérieuses, de mettre un peu de compet dans les  pattes et on en a besoin !», convient le néo Chaumontais, Yacine Louati, conscient que le champion LAM manque encore de liant à une semaine de la reprise du championnat. «C’est une équipe avec un gros potentiel mais qui pour l’instant manque encore de temps ensemble», convient-il.

 

Pour Mulhouse, forcément, le rendez-vous est sans doute un peu plus spécial encore. Club historique de LAF, l’ASPTT n’a jamais «offert» un titre à son public, chez lui. L’occasion est donc belle. «C’est un premier test officiel. Pouvoir jouer ça à la maison, c’est important, il faut prendre !», clame la nouvelle passeuse alsacienne, Aziliz Divoux. «On est chez nous, on se dit : «On doit». Ce serait la plus belle des récompenses pour son soutien», renchérit sa coach. Chez les hommes, Ajaccio, le tenant, qui a tourné la page Jovica Simovski et changé la moitié de son six de base cette saison, est collectivement moins avancé que l’an dernier à pareille époque et bien plus loin de son île. Mais avec une équipe pleine de vie et qui porte haut cette saison, le «Gaz» entend bien contrarier les plans chaumontais en soirée. «On est encore sur courant alternatif, on fait des petites erreurs bêtes. Mais à nous de créer un groupe compétitif et de faire notre petit bonhomme de chemin», résume son entraîneur, Frédéric Ferrandez. Et cette année, c’est à Mulhouse que l’on fait les premiers pas.