Billetterie

Ajaccio, la tête haute

le 04/10/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : AJACCIO (LAM)

Malgré un budget un peu plus resserré, le club corse, qui défend son titre en Supercoupe samedi face à Chaumont, veut se battre pour garder la bonne dynamique.

 

Les titres s’enchaînent, s’amoncèlent. Depuis deux saisons, l’histoire du GFCA s’écrit dans les beaux livres, elle prend de l’épaisseur et de la constance, au fil des lignes. Double tenant de la Coupe de France, vainqueur, chez lui, de la dernière édition de la Supercoupe, Ajaccio porte beau. Son entrée au U Palatinu il y a quatre ans, le retour de l’enfant prodigue, du libéro prodige, Jean-François Exiga, tout ça s’est parfaitement mêlé pour faire du club corse un point en gras sur la carte du volley masculin français. Terminé la figuration : le «Gaz» se dépouille pour la grande cause désormais, les titres, ceux qui vous font une belle côte à l’Argus du volley français.

 

La dernière saison a clairement positionné les Ajacciens comme des candidats sérieux, des faiseurs de tourment. Quart de finaliste en Coupe d’Europe, vainqueur de la Coupe de France, de la Supercoupe et demi-finaliste des Play-Offs, en faisant tomber au passage le champion en titre, Paris, Ajaccio s’est fait une place dans le milieu. Avec un joli profil de guerrier, un jeu offensif agressif et une envie farouche de ne jamais lâcher un point. Et cela ne pouvait pas mieux tomber qu’en 2017, l’année du cinquantenaire du club ! «C’est une année aboutie et historique aussi», se réjouit ainsi le président du GFCA, Antoine Exiga.

 

Mais voilà, Ajaccio a beau ramener les trophées, scalper les cadors, il semble compliqué, sur l’île, de s’élever encore un peu plus haut. Un paradoxe, alors que le sportif galope ! L’intersaison, malgré l’excellence des résultats, fut délicate. Ajaccio a pris son temps et bordé les choses au plus juste pour finaliser son budget et son recrutement. A l’arrivée, un coup de serpe dans les finances, un prévisionnel à la baisse d’environ 200.000 euros pour un budget de 1,5 millions d’euros et quelques interrogations sur l’avenir aussi pour le président, en termes de subventions publiques. «Le 31 décembre, le département va disparaître et la collectivité unique va prendre le relais. C’est une chose pénalisante pour nous. Cette année, on finira correctement. Après, pour 2018-2019, il y a des inconnues que je ne maîtrise pas», concède-t-il.

 

Le resserrement budgétaire n’est pas anodin. Il a ainsi obligé le staff technique à s’adapter et tenter quelques coups dans le recrutement, comme ce grand pointu international argentin, Jose-Luis Gonzalez (2,06 m), venu du Panathinaikos en Grèce, et chargé de tourner la page de l’emblématique attaquant Jovica Simovski, parti de la maison. Mais les arrivées «cannoises» du prometteur Timothée Carle et de l’efficace contreur, Dejan Radic sont a priori des bons coups. «On va se battre pour continuer à exister, à performer. On a gardé l’ossature de l’équipe, on ne pouvait pas descendre de niveau et on a quand même un effectif compétitif, je pense», estime le président, conscient, aujourd’hui plus encore, que la prudence est véritablement bonne conseillère pour le GFCA. «C’est un peu notre marque de fabrique. On a progressé, tout en ne brulant pas trop les étapes. Aujourd’hui, le  fonctionnement comptable est sain et l’on va essayer de maintenir cette dynamique», avoue encore le président.

 

En tout cas, le premier rendez-vous de l’année, la Supercoupe à Mulhouse samedi, n’est surtout pas pris à la légère par le tenant du trophée. «Même si ce sera difficile face à Chaumont, on va jouer le coup à fond !», clame Antoine Exiga, patron d’un «Gaz» déjà prêt au combat.