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Tours, terre de défi

le 28/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : TOURS (LAM)

Superbe vainqueur de la CEV Cup, Tours a connu moins de réussite en championnat et veut briller à nouveau sur le sol français. Un défi exaltant pour l’entraîneur, Cédric Enard.

 

Dans son été tout chahuté, Cédric Enard, au moins, n’a pas eu le temps de tergiverser. Entre une première campagne internationale au plus près des Bleus, en tant qu’assistant de Laurent Tillie, et une prise de fonction dans la foulée, sans temps de pause, à la tête d’un club de légende du volley français, le nouveau coach du Tours Volley a tout amassé d’un coup ! «Je me sens un peu épuisé par cet été, mais très excité par le challenge tourangeau et l’opportunité d’entraîner ce club-là», s’enthousiasme Cédric Enard, qui coupa seulement une quinzaine de jours à la mi-juillet ! «Je suis content d’avoir choisi de relever ce défi-là». Comme s’il avait été propulsé par une gigantesque catapulte, l’ancien homme de coin des Spacer’s est donc passé dans une autre dimension. Avec l’exaltation et la pression qui accompagnent les grands sauts évidemment.

 

Et il en a traversé des grands moments le néo-Tourangeau depuis la fin du printemps. De la finale perdue face à Chaumont pour son «pot de départ» de Toulouse, en passant par l’ivresse d’un succès en Ligue Mondiale avec les Bleus, jusqu’à la grosse désillusion polonaise d’un Euro manqué, Cédric a beaucoup vécu et mis pas mal de choses dans son cabas. Des petits cailloux, des indices, pour aller loin cette année. «Il y a à gratter de partout, dans la manière de jouer des équipes du haut niveau mondial, dans la manière de préparer les matchs, dans les tendances de jeu. Je suis de nature curieuse, j’ai regardé et j’ai ramené des choses qui ont percuté. Des choses à reprendre, tant au niveau technique, tactique, que dans le management», explique-t-il.

 

Depuis quatre semaines, il a donc pris en main les destinées du Tours Volley avec ce sentiment d’être peut-être un peu plus riche qu’avant. Il lui faudra de l’inspiration et des idées. Car Tours se satisfait rarement d’une saison à moitié. L’an passé, la superbe victoire en CEV Cup fut un exploit monumental qui a suffi évidemment à embellir la saison. Mais l’élimination par le Toulouse d’un certain…Cédric Enard, au premier tour des Play-Offs, a sûrement chagriné le club tourangeau, éternel ambitieux. Cédric doit donc réparer cela et replacer le TVB au centre de la carte LAM. Il connaît l’ordre de mission. «Bien sûr qu’il y a de la pression. Mais si je suis parti, c’était aussi pour vivre ça. En signant à Tours, tu sais où tu mets les pieds. Les compétitions sur lesquelles tu t’engages, tu dois les gagner. C’est dans l’ADN du club», raconte-t-il.

 

 

Pour être performant de suite, Tours a d’abord pioché dans le très bon de Ligue AM : le pointu letton, Hermans Egleskalns, révélation de la dernière saison avec Nice et deuxième marqueur du championnat, a débarqué en Touraine, accompagné par le meilleur central (Jasper Diefenbach) et le meilleur réceptionneur-attaquant du dernier exercice. Forcément, ça vous muscle aux entournures, pour un temps zéro d’adaptation au championnat en prime ! «Ce sont des mecs qui ne vont pas être surpris. C’est Gotzev (central bulgare) et Stern (réceptionneur slovène) qu’il va falloir éduquer un peu plus», indique Cédric, qui s’attelle désormais au canevas collectif, tout en décelant parmi les siens, ceux qui auraient une grande âme de leader. Pas simple, car il s’agit d’endosser le costume porté merveilleusement par l’emblématique David Konecny ces dernières années ! «La première sensation est que l’effectif est de qualité, mais c’est aussi l’après Konecny qu’il faut gérer, avec un leadership qui doit se mettre en place. Chacun doit trouver son rôle», convient Cédric Enard, lui qui doit désormais porter le TVB tout en haut.