Billetterie

Evreux change de peau

le 07/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : EVREUX (LAF)

Après une première saison LAF délicate mais finalement bien négociée, Evreux a revu son effectif aux deux tiers et constitué un groupe très international pour assurer le maintien, voire plus.

 

 

Sous la surface et les moments délicats vécus souvent par tous les promus plongés dans le grand bain, la première saison LAF d’Evreux porte, en creux, bon nombre d’éléments d’optimisme. Certes, à la lecture brute du scénario, Evreux a dû suer jusqu’à la dernière journée régulière pour sauver sa peau et assurer son maintien. Mais quand on a dit cela, on n’a pas tout dit. Loin de là. D’abord, dans un championnat féminin, extrêmement dense et homogène, Evreux a terminé sa course à deux petits points seulement des Play-Offs. Ensuite, dans une saison où l’EVB fut torpillée de toute part par les blessures, connu un enchaînement janvier-février à 0 point, rafistolant un match par-ci, un autre par-là, comme un ingénieux bricoleur, il fut dit par bon nombre d’avisés que le jeu proposé par les Ebroïciennes étaient plutôt de bonne facture. L’entraîneur, Olivier Lardier, a bien sûr noté tout cela. Même si ça ne saurait combler le technicien, il sait que le travail accompli, au vu des circonstances du moment, fut dans l’ensemble plutôt satisfaisant. «Ce qui a été le plus frustrant l’an dernier, c’est le nombre incroyable de blessures, qui nous a pénalisés à des moments importants dans la saison», confirme-t-il. «L’an dernier, on a démontré une capacité à bien jouer, à faire du jeu et à combattre. On veut avoir encore ces qualités cette année.»

 

 

Mais s’il veut garder ce profil d’équipe capable de faire du jeu, de s’adapter, cette fibre combative. Le staff technique a d’abord un lourd travail de fondation à faire et un effectif à bâtir quasi totalement. Avec huit nouvelles joueuses venant de tous les coins du monde ou presque, d’Angleterre, de Lituanie, d’Argentine, de Pologne, de Slovaquie, de Serbie, du Cameroun, dont quatre qui n’ont jamais foulé un parquet de LAF, Evreux fait dans l’audace internationale ! «C’est lié aux moyens, c’est toujours pareil. On a fait des choix de recrutement pour essayer de compenser ce qui nous semblait être manquant l’an dernier, tant sur le plan tactique, technique et physique. Il va falloir trouver un équilibre très rapidement pour être performant. On n’a pas le temps d’attendre», prévient le coach ébroïcien.

 

 

En effet, dans sa quête de maintien, objectif prioritaire, Evreux va croiser d’entrée de championnat, Quimper et Chamalières, deux équipes courant a priori le même objectif que lui. Or, dans ces confrontations frontales, face à des adversaires directs, Evreux ne fut pas impérial l’an passé, glanant même étonnamment plus de points face aux cadors. Cette saison, Olivier Lardier aimerait que les choses changent un peu. «L’an passé, on se sauve parce qu’on fait des résultats contre des équipes du haut de tableau, sans s’imposer contre des concurrents directs. Là sur le papier, les grosses équipes se sont renforcées et il sera plus délicat de battre Saint-Raph, Béziers ou Cannes. Donc face à nos concurrents directs, il faudra être performant et le début de championnat va être primordial pour nous», convient-il.

 

 

Il faut donc espérer que l’amalgame se fasse vite. Evreux a mis un peu plus de physique dans son effectif cette année, il veut pouvoir s’appuyer sur un solide bloc-défense et compter sur un service de qualité. Rien de révolutionnaire, mais ces points d’accroche sont fondamentaux pour exister en LAF. D’autant que la deuxième saison est souvent délicate à négocier, car l’euphorie de la montée n’est plus. «Quand elle n’est pas assez bien préparée, elle est souvent plus difficile à vivre. La première année, il Y a une dynamique de montée, tu conserves un noyau dur. Cette année, on a dû refonder un groupe complètement. Ce sera une saison de toute façon compliquée. Toutes les équipes ont bien recruté, et ça va être un championnat relevé», prédit Olivier. Mais cela n’interdit pas de regarder devant, au-delà du maintien. «Aujourd’hui, il n’y a pas de limites à donner et pas de crainte à avoir non plus. On va essayer de combattre contre tout le monde et jouer un beau volley-ball.» Et voir ensuite où tout cela peut mener…