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L’ASUL, la sage ambition

le 29/08/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : LYON (LBM)

Si les moyens demeurent modestes, le club lyonnais a de belles idées pour l’avenir. En premier lieu, il continue à insuffler dans son effectif un vent de jeunesse prometteur.

 

 

L’intersaison lyonnaise n’a pas été de tout repos. Les remous qui ont agité le banc de l’ASUL en toute fin de saison dernière se ressentent d’ailleurs toujours aujourd’hui. Mais l’ASUL continue d’avancer. Nikola Borcic a pris les rênes techniques et Lyon veut repartir sur un nouveau cycle, avec raison et ambition. «Pour cette saison, on a fait en sorte de s’appuyer sur deux axes : rééquilibrer le collectif pour espérer un meilleur résultat sportif que la saison passée et renforcer le centre de formation afin d’intégrer plusieurs jeunes dans le collectif pro», résume ainsi le président du club, Krassimir Todorov.

 

 

Dans une saison de Ligue BM sans descente, donc sans crainte, Lyon ne veut surtout pas faire profil bas. Bien au contraire. Engagé dans une politique de formation et de responsabilisation des jeunes potentiels du club depuis plusieurs années déjà, l’ASUL veut poursuivre son chemin, creuser un peu plus cette belle idée. Sur la liste des dix-huit joueurs admis à évoluer en Ligue BM la saison prochaine, douze sont ainsi issus de la formation lyonnaise, parmi lesquels dix sont toujours à l’école du club ! Une fierté assurément. Un pari, une audace que le club assume pleinement. «On a toujours eu cette politique, sauf qu’en Ligue AM, il y avait une obligation de résultat pour se maintenir. Maintenant, c’est vrai qu’on a l’ambition de réintégrer un jour l’élite, mais on ne se pose pas l’objectif d’une montée immédiate cette année. On va se laisser les matchs aller pour juger le niveau de notre équipe», exprime le président lyonnais.

 

 

Sans grande pression, l’ASUL veut donc grandir sereinement et aider ses jeunes pousses à éclore. Déjà, le technicien serbe, Nikola Borcic sait qu’il pourra compter sur les trois minots de 20 ans et quelques déjà vu en pro l’an passé, à savoir le réceptionneur-attaquant, Toky Rajoharivelo, le central Fabrice Gueguin et le pointu bulgare Aleksandar Mitkov. Mais d’autres ne sont plus très loin de s’arrimer au navire. De six stagiaires l’an passé, le centre de formation est d’ailleurs passé à dix cette année ! Lyon peut donc puiser à la source, mais il doit aussi encadrer cette jeunesse florissante, équilibrer l’effectif. En ce sens, le maintien d’un noyau dur expérimenté, avec Martin Jambon, Maxwell Burt et Andres Piza est précieux. Pour sa deuxième saison en tant que titulaire, le jeune libéro Julien Gatineau va prendre un peu plus de bouteille. Enfin, les arrivées du réceptionneur-attaquant canadien, Bryan Fraser, du central nancéien, Nicolas Gardien et du passeur rompu à ce niveau, Luka Cubrilo, doivent apporter du vécu, du physique et permettre de poser des bases de travail solides. «Il n’y aura pas de pression impérative de monter, ça ne veut pas dire qu’on n’est pas ambitieux. Sur le papier, il y a un six majeur intéressant», estime Krassimir Todorov.

 

 

Avec un budget de fonctionnement aux alentours de 700.000 euros pour l’ensemble du club, des subventions publiques un tantinet en baisse, Lyon sait bien qu’il n’a pas une grande marge de manœuvre. Mais, pour autant, il ne veut pas se focaliser seulement sur son secteur pro. Dans ce désir de grandir, la direction veut englober toutes les sections du club, du sport-santé jusqu’au volley assis. Et continuer à exister dans le paysage du sport collectif de haut niveau lyonnais particulièrement dense, entre le foot, le rugby et le basket. «C’est important que le club reste dans le paysage», admet son président, à l’aube d’une saison qui s’inscrit comme le premier chapitre d’une nouvelle histoire.