Billetterie

Fidon, le bon filon

le 18/07/2017
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La réceptionneuse-attaquante de l’équipe de France vit un été chargé. Entre sa vie chez les Bleues, qualifiées pour le Final Four du World Grand Prix, et son futur en club, à Béziers, Juliette ne tergiverse pas et fonce.

 

 

Elle en a donc bien fini des atermoiements, des tergiversations, des interrogations qui l’ont minée toute une saison, 2015-2016, aux Etats-Unis. Elle avait fait le pari de la NCAA, aux Arkansas Razorkacks, avec de jolis rêves en tête. A l’arrivée, elle n’a pas joué un match pour des problèmes administratifs, se contentant de bribes d’entraînement, forcément pas satisfaisantes. Juliette est donc revenue au pays et en une année fulgurante, elle s’est pleinement relancée, inscrite au premier plan du volley féminin français. «Quand je suis rentrée, j’avais les crocs, je voulais jouer !», s’exclame-t-elle. Son retour en LAF d’abord, à Evreux, l’a replacée dans le paysage, avant que la campagne avec les Bleues, sous les ordres du nouveau sélectionneur, Félix André, ne la propulse solidement en avant-scène. «Ça se passe super bien depuis qu’on a commencé les qualifications pour le World Grand Prix. J’ai la chance d’avoir la confiance de l’entraîneur depuis le début de l’été, je me sens vraiment bien sur le terrain, à l’aise et c’est très agréable de jouer avec les filles», résume Juliette.

 

 

C’est sûr, le vent est plutôt porteur ces derniers jours, avec une campagne en World Grand Prix parfaite, un 6 sur 6 et une qualification pour le Final Four qui viennent un peu panser les plaies et les déceptions d’un début d’aventure délicat, avec notamment une élimination sans ménagement (0/5) lors des qualifications au Mondial 2018 et une sortie prématurée en Ligue européenne. «Il a fallu un peu de temps pour faire le vide, évacuer toute la frustration accumulée. Vivre dans la défaite, ce n’est jamais agréable. C’était le début. Ça montre aussi qu’on a évolué, on joue mieux maintenant», estime la réceptionneuse-attaquante, réquisitionnée en sélection depuis le début du mois de mai !

 

 

A Canberra, face à la Hongrie samedi matin, l’équipe de France trouvera sur sa route un joli «morceau», avec la Hongrie. Mais les Bleues ont tellement de choses à construire, de niveaux à franchir, que chaque match de ce calibre est une expérience enrichissante. Et puis, c’est dans la droite ligne de l’évolution de carrière pour Juliette Fidon. Après un exercice de redémarrage LAF à Evreux la saison passée, la championne de France junior avec Le Plessis-Robinson a décidé de monter le son d’un cran, en optant pour Béziers à la rentrée. Un choix pleinement réfléchi, qui valide une année ébroïcienne plus que satisfaisante. «Je tire un bilan plutôt positif. Je fais quand même une saison correcte à Evreux, qui m’a permis de me montrer. Je peux remercier le club et l’entraîneur, Olivier Lardier, qui m’ont fait confiance. Je crois qu’ils n’ont pas forcément eu tort. J’ai montré que j’étais capable de tenir le niveau. Malgré un petit bémol, avec des blessures difficiles à gérer, j’ai pu revenir en fin de saison pour aider l’équipe à se maintenir. C’était une bonne expérience et j’avais envie de voir plus loin», résume-t-elle.

 

 

Plus loin, ce sera aussi plus bas sur la carte. A Béziers dans l’Hérault. Pour un challenge plus relevé, avec une Coupe d’Europe à jouer, un rang d’outsider à assumer en LAF et un rôle personnel important à tenir, rehaussé encore avec les départs des pépites, Héléna Cazaute et Isabelle Haak. Mais Juliette ne s’en fait pas et ne veut surtout pas endosser un surplus de pression malvenu et inutile. «Béziers, c’est un cran au-dessus et c’est l’évolution que je souhaitais. Je voudrais montrer que je peux tenir la baraque dans une équipe de haut tableau. C’est un challenge et je voulais une Coupe d’Europe : Béziers remplissait les deux critères», avise la future Angel. Après, pour ce qui est de soutenir la comparaison avec Héléna Cazaute, Juliette réfute l’approche mais pas le défi. «Ce n’est pas un souci qu’on attende beaucoup de moi. J’ai toujours eu des responsabilités dans les équipes où j’ai joué. Ce n’est pas quelque chose qui m’effraie. En revanche, je ne veux pas entrer dans la comparaison avec Héléna. Nous sommes des joueuses différentes, nous n’avons pas les mêmes profils. J’arrive pour apporter du Juliette Fidon !» C’est sans doute précisément ce que souhaite l’équipe de France cet été et Béziers, à la rentrée…