Billetterie

Mallory remonte sur scène

le 07/07/2017
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Deux ans après avoir mis sa carrière professionnelle entre parenthèses, Mallory Steux-Caleyron revient en jeu, au Stade Français Paris Saint-Cloud, la saison prochaine. Avec une motivation et une ambition d’adolescente.

 

C’est un peu comme plonger la main dans un sac de grain, se souvenir des belles choses du passé et se dire qu’elles ne se sont pas enfuies, qu’on peut encore les rattraper. A 28 ans, la passeuse aux quarante sélections internationales, ex capitaine des Bleues, Mallory Steux-Caleyron, revient en jeu. Après deux années passées loin du grand monde LAF, à se construire une autre vie, à se refaire une pleine santé, Mallory a été de nouveau happée. Le doux chant, l’appel des planches, les samedis soirs aux quatre coins des gymnases de France, l’envie ne s’était donc jamais vraiment tarie. «Quand j’ai pris décision d’arrêter, j’étais en accord avec moi-même. Je me posais la question : suis-je encore passionnée ? Je pensais vraiment que j’avais fini. Mais en jouant en N2 à Villejuif, je me suis rendu compte que j’adorais toujours ça, que j’étais comme une gamine ! Du coup, je me suis dit :  Je soigne mes pieds et on voit comment ça évolue. Ça a super bien évolué et la réponse est venue très vite», résume simplement Mallory, dans un large et chaleureux sourire.

 

C’est donc une jolie quête, un immense défi aussi pour Mallory. Car, lorsqu’elle met un terme à sa carrière internationale à l’été 2015 et que le volley devient alors simplement un petit plaisir dont elle ne veut pas se passer comme ça d’un coup, signant à Villejuif en N2 en 2015-2016 pour ne pas casser le fil, les raisons de ce retrait sont aussi guidées par des soucis physiques. Souffrant aux deux pieds de la maladie de Haglund (excroissance osseuse au niveau du tendon), à force d’impulsions et de sauts, la jeune Roubaisienne sait qu’il est temps de faire une pause. «J’avais mal à un point où même le shopping, je ne pouvais plus y aller», rit-elle. Mais elle aime tellement cela que même avec deux pieds de guingois, elle se régale une saison à Villejuif, à un poste de pointue inédit, qui entretient la flamme. Avec le club du Val-de-Marne, Mallory vit une belle montée en Elite et prend du temps pour ses études, menant de front un BTS en Diététique et une Licence en Management du Sports.

 

Elle a ouvert un autre cycle, entamé une autre vie, mais sans jamais vraiment fermer à double tour la porte qui l’a si souvent menée des coulisses à la grande scène du volley. Quand Mallory répare ses pieds, en juin puis en septembre 2016, avant de suivre son époux, Quentin Caleyron, aux Etats-Unis, elle ne sait pas qu’elle reviendra, mais c’est un peu comme si elle faisait tout pour se tenir prête. «Aujourd’hui, les deux pieds vont très bien. Je fais encore un gros renforcement au niveau des tendons, mais je peux courir, faire de la corde à sauter ! Je prends soin de mon corps. Si je rejoue et que j’ai mal, ça ne sert à rien», avoue-t-elle.

 

C’est donc à Paris que Mallory réapprend son texte, à un poste de passeuse qu’elle partagera avec la jeune Française venue de Nantes, Nina Stojilkovic. En tout cas, son retour sur scène, en bord de Seine, n’est pas juste un hasard. C’est auprès de ce club qu’elle a fait son stage de préparation physique et elle livrait aux joueuses quelques conseils en diététique l’an passé. «Stijn (Morand, l’entraîneur) connaît tout de mon histoire. On a eu l’occasion d’échanger pas mal, on a un peu la même vision du travail et de l’équipe», explique Mallory.

 

Avant même que la saison ne soit lancée, alors que son été sera forcément studieux, le plaisir est palpable et l’impatience se glisse souvent au creux des mots. «C’est super bizarre. J’ai l’impression que ça fait des années que j’ai arrêté. Je suis trop contente, c’est comme si une nouvelle carrière s’offrait à moi. Comme une seconde chance. Il y a de de la motivation et un peu d’appréhension, forcément. Ça fait deux ans que je n’ai pas fait de passe. Mais il y a une vraie envie, sinon je n’aurais pas signé. J’ai mes études, ma vie sans le volley est géniale aussi. Si je signe, c’est que j’ai envie de refaire les sacrifices. C’est réfléchi. J’ai envie de revivre cette vie tout simplement», glisse-t-elle, comme une évidence…