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Sète repart à l’offensive

le 30/06/2017
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Finaliste du championnat en 2016, mais au bord du précipice et de la relégation la saison dernière, l’Arago de Sète veut retrouver l’allant et un rang plus digne en Ligue A Masculine à la rentrée.

 

Finalement, le grand écart, ce n’est pas si compliqué que cela. Demandez à l’Arago, qui le fit sans se froisser un adducteur, mais au prix de quelle frayeur la saison passée ! Finaliste, drapé et enrubanné en 2016, seulement dominé par Paris au bout du chemin, Sète était un beau et vaillant dauphin, qualifié pour la Ligue des Champions et tout allait bien. Et puis, la saison dernière, le beau château s’affaisse. Fabien Dugrip a pris les rênes au relais de Patrick Duflos et l’édifice lui claque entre les mains. La faute à pas de chance pour le coup, à deux blessures de longue durée sur deux joueurs majeurs, qui ont mis tous les bons plans en l’air. «Jusqu’à Noël, on est aux alentours de la 6e place et puis Gommans se fracture un doigt et se retrouve out pour deux mois et demi. Et fin janvier, c’est Mendez qui se fait une grosse entorse et est absent plus d’un mois. Le gros point noir, ce sont ces deux blessures. Sans cela, on avait une équipe pour faire entre 5 et 7, ce qui était sans doute notre place l’an passé», raconte l’entraîneur, Fabien Dugrip.

 

Au lieu d’une saison en flottaison, en mer de Play-Offs, les Héraultais, qui n’ont alors pas le droit de recourir à un joker médical, doivent batailler, s’époumoner, cravacher pour survivre, n’obtenant leur maintien, leur salut, qu’à la toute dernière journée, en arrachant un point à Cannes, dans un duel homérique, qui envoie alors les Azuréens en barrages. L’aventure est douloureuse, épique, mais la fin est heureuse et le coach sétois est persuadé qu’elle va nourrir son groupe, resté en force, la saison prochaine. «Ce n’est pas anodin. On sait ce qui nous a plombés. Pendant deux mois et demi, il a fallu serrer les dents, sauver les meubles, aller chercher un point ici ou là. A la fin du match à Cannes, quand on se sauve, certains joueurs m’ont dit qu’ils étaient presque plus fiers de se sauver ici que d’avoir fait la finale l’année d’avant ! Les joueurs ont été héroïques. Aller prendre des râclées, comme à Nantes, sans avoir les armes pour se battre et se dire : «Put…, ça va être comme ça combien de temps», ce n’était pas facile à vivre. On a été maudits», se souvient Fabien.

 

Sorti indemne de l’épreuve, Sète veut donc croire qu’il a grandi, malgré tout. Et Fabien Dugrip, au premier chef, qui pour son bal des débutants en tant qu’entraîneur en chef, avait hérité d’une drôle de danse ! «C’est compliqué de m’auto analyser, mais l’exercice, malgré la difficulté, fut très enrichissant. J’ai appris beaucoup de choses et au niveau émotionnel, quand tu vis tout cela, tu peux tout vivre derrière ! Ce n’était pas un baptême facile, mais avec le recul, je suis content de l’avoir vécu et je suis encore plus fier d’avoir réussi à surmonter cette saison», résume-t-il. Mais il n’est pas maso non plus et il a bien envie de vivre un épisode 2017-2018 plus paisible. Déjà, le noyau dur est resté soudé. Les ténors comme Marien Moreau, Nicolas Mendez et Rafael Redwitz ont rempilé. Avec les arrivées de deux jeunes à potentiel, le central international canadien, Arthur Szwarc (2,07 m, 22 ans) et le réceptionneur-attaquant bulgare, Branimir Grozdanov (1,98 m, 23 ans) pour remplacer Ewoud Gommans et Luiz Martins Sene, le club héraultais attend un peu plus d’audace et de rugissements dans le jeu d’attaque à la rentrée. «C’est jeune encore, ce sont des joueurs qui ont des marges de progression, mais j’ai misé plus offensif cette année», avise le coach.

 

Seul petit hic, le club sétois aurait bien aimé conserver le jeune central français, formé au club, Médéric Henry (22 ans), d’autant qu’on lui promettait une place de titulaire à la rentrée. Mais après avoir dit oui, le plus grand joueur du championnat (2,12 m) s’est finalement rétracté, préférant relever un nouveau défi à Nantes Rezé. «On avait décidé de lui donner sa chance, de le mettre  sur le terrain. Il m’avait dit ok, mais un mois après il est revenu me voir en me disant qu’il n’était plus sûr de vouloir rester. Je n’ai  pas bien compris, mais on ne voulait pas retenir un joueur contre son gré et s’il sent que c’est mieux pour lui comme ça, je lui souhaite plein de réussite», relate le coach, qui devrait finaliser dans les jours qui viennent l’arrivée de son remplaçant. Ce sera alors la dernière recrue de l’Arago, qui entend bien, dès la rentrée, retrouver les beaux rôles en Ligue AM.