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Les grandes dames vous saluent

le 12/06/2017
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Quatre des cinq meilleures joueuses à leurs postes en 2016-2017 quittent la LAF pour d’autres cieux. Mulhouse, le champion, et le reste des troupes doivent donc recomposer.

 

Si la saison fut intense, riche et spectaculaire, elle a aussi, forcément, mis en lumière quelques joyaux que les clubs européens, plus fortunés, ont déracinés sans scrupule ces dernières semaines. C’est la rançon de la gloire, la loi du marché et c’est inévitable, implacable. La LAF est devenue un miroir grossissant, un lieu attractif où il fait bon vivre et s’arrêter un instant. Par sa densité, ses progrès techniques, son rapport de forces, le championnat de France de volley féminin est une halte appréciée mais aussi de plus en plus surveillée et donc pillée. Désormais, tout le monde sait qu’ici, se baignent souvent de grandes dames. Et il ne faut pas longtemps aux navires de guerre, aux armadas européennes, pour venir repêcher les beaux trésors à la fin de la saison.

 

Mulhouse aurait aimé repartir sur les mêmes bases et conserver son socle qui en fit un champion formidable, pétri de talent et animé par une solidarité infaillible. Mais voilà, malgré l’attractivité d’une qualification pour la Ligue des champions, Daniel Braun, son président, a dû céder. Et les pertes sont lourdes pour l’ASPTT. La pépite portoricaine, Daly Santana, attaquante féroce et meilleure réceptionneuse-attaquante de l’année, a choisi l’Italie et Florence, la meilleure passeuse du championnat, la Grecque, Athina Papafothiou, elle-aussi, a pris le même chemin vers la Botte, direction Conegliano. Angie Bland, l’électrique centrale belge, s’en va aussi et Maëva Orlé, si précieuse en finale, ne devrait pas rester non plus. Déshabillé, le champion doit donc retailler le costume. Il a notamment puisé dans le vivier raphaëlois, avec les centrales Michaela Abrhamova et la n°1 Ciara Michel, la seule élue à son poste à demeurer en LAF l’an prochain, pour renforcer sa dimension physique. Il a aussi déjà offert les rênes du jeu à l’ex Parisienne, Aziliz Divoux.

 

D’autres ont perdu gros aussi. Béziers, notamment, longtemps sur le devant de la scène mais sorti les mains vides, paie un lourd tribut. En quelques semaines, il a vu filer la révélation de la saison, MVP incontestable et talent rare d’à peine 18 ans, l’attaquante franco-suédoise, Isabelle Haak, partie à Scandicci en Italie, mais aussi l’une de ses filles chéries, Héléna Cazaute, élevée ici, mais désormais attirée par le challenge du RC Cannes. Avec le départ acté de la centrale Pauline Martin (Venelles), le club héraultais, qui a déjà engagé la passeuse slovène, Eva Mori, doit profondément rebâtir en vue de la saison prochaine. Un lot commun ou presque en LAF. Avec un nouvel entraîneur, l’ex du Cannet, Riccardo Marchesi, le RC Cannes change de vue et d’approche et devra faire sans la meilleure libéro de la saison, la Japonaise Kotoki Zayasu, et sa capitaine Sanja Bursac. Même chose pour le finaliste 2016-2017, Le Cannet, qui perd son entraîneur, Carlo Parisi, de retour en Italie. Le Stade Français Paris Saint-Cloud, pas forcément emballé par sa dernière saison, repeint du sol au plafond. Aziliz Divoux, Lisa Menet-Haure, Julieta Lazcano et Odette Ndoye s’en vont, tandis que la passeuse Mallory Steux, et la libéro Valerie Courtois débarquent.

 

A Nantes aussi, on façonne. L’attaquante roumaine Roxana Bacsis quitte la Loire Atlantique après une saison mitigée. La jeune passeuse, Nina Stojilkovic, formée au club, va, elle aussi, voguer en des eaux nouvelles. Mais, au moins, le socle demeure solide. Druenne, Tiemi, Vandesteene, Gauthier-Rat, Pihlajamaki prolongent, tandis que Odette Ndoye (Stade Français), la passeuse US, Erica Handley (Bielsko Biala, Pologne), et la centrale Berit Kauffeldt (Béziers) sont les premiers renforts. A Vandoeuvre, sur un fil toute l’année, on mise sur une aventure nouvelle. Les départs sont nombreux (Pallag, Mollinger, Szafraniec, Nikolova, Valachova, Stoyanova, Smith), mais presque tous comblés, notamment un axe passeuse-pointue déjà composé, avec les arrivées de la Brésilienne, Rosane Maggioni et de l’attaquante serbe, Nina Kocic, entre autres. Enfin, Chamalières, le promu de retour en LAF, est encore en phase analytique, mais il ne devrait pas tarder à assembler les premières pièces de son futur puzzle.