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Ligue AM, peinture fraîche !

le 12/05/2017
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De retour en Ligue AM après trois saisons à l’étage inférieur, Rennes a accompli sa mission. Mais le club breton doit maintenant vite fixer les balises pour tenir le rang et devenir ambitieux au plus haut niveau.

 

Les émotions sont encore étalées, pêle-mêle. Propulsé en Ligue AM samedi dernier à Coubertin, dans la foulée de son succès face à l’AS Cannes (3-1), Rennes n’est pas encore totalement redescendu. Il flotte toujours un peu dans les courants d’air chaud, enveloppé dans le petit bonheur d’avoir tenu son objectif. Car, il s’agit bien là d’un accomplissement, voire même un soulagement pour le Rennes Volley 35, finaliste meurtri l’an dernier, passé deux fois, à un point de la Ligue A et qui, cette fois, y est arrivé, enfin ! D’ailleurs, son entraîneur Nikola Matijasevic, voulait voir dans cet épilogue heureux, une sentence juste. «Il y a beaucoup de chose à retirer de cette saison.  La première, c’est qu’il y a une justice dans le sport. C’est beau. Je pense que notre victoire est méritée, elle est construite», dit-il.

 

Depuis, Rennes n’a pas beaucoup avancé en vue de la saison prochaine. Le budget est encore un peu flou et c’est véritablement l’assemblée générale du club, la semaine prochaine, qui devrait poser les premières balises pour la rentrée. En attendant, Rennes a festoyé et a même été honoré sur la pelouse du Roazhon Park dimanche dernier lors de Rennes – Montpellier en football. Son coach, lui, a tout de même passé la journée de lundi a visionné une ribambelle de vidéos afin de dénicher quelques bons profils et échafauder les premiers plans de bataille. Car le temps presse. Tourcoing est déjà bien avancé, les autres clubs de Ligue A ont tous ou presque déjà opéré quelques retouches et les bonnes affaires, sur le marché français notamment, deviennent rares. «Rien n’est fait encore. Objectivement, on a pris pas mal de retard par rapport aux autres, mais on ne peut pas négocier un joueur quand on ne sait pas combien d’argent on va avoir», relate ainsi Nikola Matijasevic.

 

En attendant que les choses se mettent en place rapidement, l’entraîneur franco-serbe a tout de même une toile de fond, avec les joueurs toujours sous contrat et d’autres pour lesquels, la prolongation semble en bonne voie. A ce jour, cinq joueurs sont assurés d’être rennais à la rentrée (Kapfer, Toobal, Prevert, Bouleau, Halle) et les discussions pour conserver le précieux central, Gérald Hardy-Dessources, vont dans le bon sens.  Cela fait déjà une moitié d’équipe. Mais il en faudra un peu plus pour tenir son rang en Ligue AM évidemment ! Au moins, Nikola connaît-il la musique, lui qui coacha Beauvais et Chaumont par le passé à ce niveau. «La différence par rapport à la Ligue BM se fait sur le plan physique. Quand tu vois la hauteur du block de Chaumont et Toulouse, hors centraux, tu te dis que tu n’y arriveras pas si tu ne grandis pas ton block. Après, service-réception, c’est toujours là où ça se passe ! Ce sont ces directions que je dois prendre en compte dans mon recrutement», dit-il.

 

Dans ce contexte, la première heure est à la prudence et à la nécessité de s’installer en Ligue AM. Mais Nikola a presque déjà envie de voir plus loin ! «Avec le président, on ne sera pas gourmand. On aimerait juste tout faire pour ne pas descendre. C’est un objectif raisonnable, mais minimal pour moi personnellement. L’objectif fixé de ne pas descendre ne me suffit pas du tout, mais je vais être réaliste, pragmatique et je n’ai surtout pas envie d’être prétentieux. J’ai beaucoup de plaisir à revenir en Ligue A. Je pense que c’est là, notre place, à Rennes», estime le technicien. Qui se contentera donc d’abord d’un objectif raisonnable, «avant de viser à moyen terme quelque chose de beaucoup plus important», glisse-t-il, dans un sourire.