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Une journée à grands frissons

le 06/05/2017
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Théâtre des finales LNV, Coubertin sera plein à ras bord cet après-midi. Pour deux finales séduisantes et inédites en Ligue A Masculine et Féminine, tandis qu’en Ligue B Masculine, une place en Ligue AM est en jeu entre Rennes et l’AS Cannes.

 

 

C’est l’instant suprême, le moment sacré d’une longue saison, jalonnée de grandes batailles, passée à jouer des coudes pour se positionner au mieux et pousser son petit rêve de gloire jusqu’au bout. Pour Chaumont et Mulhouse, Coubertin fut même un point de mire défini très tôt dans la saison, sans doute même dès la préparation estivale, tant ces deux équipes se sentaient fortes et voulaient en arriver là. Adossés à une saison régulière qu’elles ont toutes deux dominée en férocité, sur la base d’un collectif solide et discipliné, d’un physique puissant et d’un volley agressif et cadré, Chaumontais et Mulhousiennes vont entrer en scène dans le costume du favori. L’apparat est étincelant mais il est souvent lourd à porter.

 

 

Face à Toulouse, Chaumont sait qu’il va se colleter avec une équipe ultra dangereuse.

D’abord, parce que les hommes de Cédric Enard n’envisageaient sans doute pas, en début de saison, d’en arriver là. Ensuite, parce qu’il y a de la jeunesse, du talent, de l’audace et du désir en pagaille dans cette équipe qui récite un volley «no limit» et transpire une joie commune. Enfin, et peut-être surtout, parce qu’il s’agira pour cette troupe de son dernière récital ensemble. Comme une dernière danse, un dernier tango à Paris, avant de se dire au revoir. Et pour Brizard, Rossard, Van Den Dries, Louati et… le coach Cédric Enard, d’aller vivre et grandir sous d’autres cieux. L’événement sera donc chargé d’émotion. Il peut leur nuire ou, à l’inverse, les galvaniser plus encore.

 

 

Pour Mulhouse, la pression aussi est certaine. C’est la 13e finale du club (8 en Championnat et 4 en Coupe de France). Jusqu’ici, Mulhouse traîne sa misère et ses larmes : 12 finales, 12 défaites, à chaque fois, sous la lame cannoise. Mais voilà, Magali Magail et ses filles  ont vaincu le mauvais œil en demi-finale, évincé l’éternel ennemi. Et si l’heure, enfin avait sonné ? Reste à dompter Le Cannet, redoutable équipe façonnée, pensée, travaillée par les mains expertes de Carlo Parisi, qui n’a pas fait de bruit toute la saison mais qui a souvent remarquablement joué. En Ligue BM, Rennes aussi, aimerait tant que les dieux le bénissent enfin. Après deux finales perdues, deux balles d’accession à la Ligue AM manquées l’an passé face à Nice, le club breton veut s’y voir cette fois. En Face, l’AS Cannes est en mission survie, pas tranquille forcément mais vigilante. Car l’effectif d’Arnaud Josserand a du vécu et du costaud pour répliquer. Ça va donc jouer !

 

 

Alors oui, Coubertin, à guichets fermés depuis trois jours, plein à ras bord de 3500 amoureux de volley, va vibrer, frissonner de tout son long. Depuis son siège en tribune ou bien en bord terrain pour les six heureux élus, vainqueurs d’un concours de pronostics, qui auront droit de vivre au plus près de l’action l’un d’un trois matchs lovés dans le canapé L’Equipe ! Sous les harangues de Jamil et le son de DJ Lass, ça va pulser, chanter, danser ! Le juke-box va cracher les tubes, vintage ou non, selon le choix des spectateurs, ça va bouger son corps sur le parquet lors de «Danse Contest» endiablés. Une animation «radar» permettra également à quelques spectateurs de venir s’essayer au service. La vitesse de leur mise en jeu sera mesurée et ils pourront ainsi se rendre compte du monde qui les sépare des serveurs du championnat !  

 

 

Tout au long de cette journée festive, Paris 2024 ne sera pas oublié évidemment. Toute La France rêve des Jeux et Coubertin aussi forcément. Dans une belle communion et une salle bondée et colorée, les spectateurs formeront le fameux signe de ralliement (la Tour Eiffel) avec les doigts pour un soutien total et sans faille. Le programme sera riche, à la hauteur de cette ultime journée de la saison. Celle qui décide de tout. Le volley assis, qui vient d’intégrer le giron fédéral, sera en démonstration avec des joueurs de l’équipe de France paralympique. Il y en aura de partout et Coubertin va ouvrir de grands yeux, sous les trompettes et les cris des kops de chaque camp. Chaumont a déplacé tout un peuple et réservé 550 places, Mulhouse a rameuté 350 exaltés, Toulouse est fort d’une délégation bruyante de 215 âmes, Rennes et Le Cannet feront tonner plus de 150 poitrines, tandis que le petit contingent de l’AS Cannes saura se faire entendre quand il faudra ! Bref, on l’a dit, ça va rugir à Coubertin ! Sous les yeux de l’international Kevin Le Roux, de l’ancien ministre et député de la Haute-Marne Luc Chatel, du président du CNOSF, Denis Masseglia, des maires de Chaumont, du Cannet, de l’adjointe aux Sports de la ville de Toulouse et bien d’autres personnalités encore, il y aura de la joie, des frissons et de la fièvre Porte de Saint-Cloud ce samedi. Et en point d’orgue suprême, il y a aura surtout deux titres de champions de Ligue A décernés…