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Chaumont : A l’adresse indiquée

le 05/05/2017
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Vainqueur de la saison régulière, Chaumont a travaillé toute l’année pour être prêt demain. Même si pour son coach, Silvano Prandi, l’évènement, aussi grand soit-il, reste simplement un match de volley.

 

 

A 69 ans, Silvano Prandi est une pointure, une référence. Un entraîneur qui sait de quoi il parle quand il raconte le volley. Son palmarès pourrait fleurir le Parc de Sceaux ou pas loin ! Des belles histoires il en a connu mille, des titres, il en a gagné partout. Alors, à l’aube de vivre avec  Chaumont la première finale de l’histoire du club haut-marnais, le technicien italien prend un certain recul sur les choses. «Pour moi, la finale de samedi est un match comme on en a disputé plusieurs pendant la saison. Arriver à jouer une finale c’est comme arriver à jouer un premier match de saison régulière. Ce n’est pas différent. Le travail est juste le même que celui effectué pendant la saison. On a l’expérience d’une année, trois matchs l’un contre l’autre (2 en LAM gagnés par Chaumont et un en Coupe de France remporté par Toulouse). On a travaillé toute la saison pour améliorer le niveau de jeu et préparer cet événement. On a fait les choses. Maintenant, il faut vivre cela tranquillement, sans pression, sans rien. L’histoire de la finale commence à s’écrire samedi à 20h45», relate Silvano Prandi.

 

 

Chaumont n’a donc nulle raison de se prendre la tête ou de se laisser rattraper par l’enjeu. Le sage Silvano y a veillé toute la semaine de toute façon. Sans rien changer au programme, aux habitudes, en travaillant comme si demain était un samedi ordinaire. «La partie émotionnelle est importante mais on ne doit pas craindre cela», dit-il encore. Il faut dire que Chaumont a des garde-fous et quelques certitudes cette saison. Sa solidité, sa discipline collective, sa constance, son jeu physique, agressif, à partir d’une mise en jeu efficace et variée ont souvent fait la différence et lui ont fait un beau profil de vainqueur très tôt dans la saison. Avant même le lancement fin octobre dernier, Dorian Rougeyron, le technicien parisien, avait fait du CVB 52 son favori. La personnalité du passeur cubain, Javier Gonzalez, le talent du jeune pointu français, Stephen Boyer, la polyvalence tous azimuts du réceptionneur-attaquant, Nathan Wounembaina, et la présence de cadors, tels Matej Patak ou Jonas Aguenier, sont des louis d’or dans la fontaine.

 

 

Alors, avec cinq matchs perdus seulement dans la saison (contre 11 à Toulouse) et un premier rang à la régulière, Chaumont ne doit pas se cacher et assumer son nouveau statut. «Peut-être que Chaumont est favori parce qu’une équipe qui termine première de la saison régulière a plus les faveurs des pronostics, c’est normal ça.  Mais, ça veut dire aussi avoir un peu plus de pression, de confiance en nous. Pour moi, ce n’est pas une chose qui doit entrer dans la tête des joueurs !

On doit seulement penser faire un bon service, une bonne réception, les choses utiles pour gagner un match de volley face à une grande équipe de Toulouse», prévient Silvano Prandi.

 

 

En focalisant son attention sur son groupe, en emportant à Paris le canevas qu’il a tissé toute l’année, l’entraîneur chaumontais se moque bien de savoir que ce Chaumont – Toulouse inédit est comme un tremblement dans le petit monde du volley français. L’affiche est unique, elle fracasse les lignes, elle chasse sans vergogne les bastions, Tours et Paris, dont l’un, l’autre ou les deux étaient présents systématiquement sur les onze dernières finales de championnat ! Cette fois, la donne a changé. Mais pour Silvano Prandi, le petit bonheur est ailleurs. Car, il a beau envelopper le rendez-vous de Coubertin de mots ordinaires, donner à cette finale un air normal, il sait, en coach pointu et madré, qu’il n’en est absolument rien. Dans un sourire, il confesse d’ailleurs : «C’est ma 41e saison à haut niveau, j’ai gagné des titres avec les équipes nationales, des championnats, des titres européens. Mais pour moi, c’est toujours  une grande émotion de vivre ça. C’est l’une des raisons pour lesquelles je souhaite continuer ma carrière. C’est une émotion particulière, une motivation importante pour continuer à vivre avec le volley», dit-il joliment. Et il vivrait tout cela bien plus intensément encore si Chaumont, demain, décrochait son premier titre de champion de France…