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L’ASPTT n’attend plus que cela

le 03/05/2017
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Huit fois finaliste mais toujours vaincu, Mulhouse rêve d’un premier titre de champion de France face au Cannet, l’ancienne équipe de la pointue alsacienne, Maëva Orlé.

 

 

Il y a ce petit pincement, le cœur qui tape un peu plus fort, ces regards qui en disent un peu plus long. Samedi, à Coubertin, dans un match, une finale, qui se suffit à lui-même pour se charger d’émotions, Maëva Orlé aura forcément sa petite dose supplémentaire. Face à elle, face à son équipe de Mulhouse lancée dans le dernier assaut d’une conquête qu’elle vise depuis le premier jour ou presque de la saison, Le Cannet va se dresser. Et ce n’est pas un adversaire comme les autres pour la Parisienne, élevée aux manchettes au Plessis-Robinson, mais qui passa les cinq premières années de sa vie professionnelle au soleil de la Côte d’Azur, là-bas, au Cannet, entre 2010 et 2015. «C’est sûr que si je dis : «Mais non, c’est un match comme les autres», je vais un peu mentir», sourit-elle. «C’est évidemment particulier pour moi. J’ai disputé et perdu au tie-break la finale en 2015 avec ce club. Les dirigeants sont les mêmes, on va se chambrer un peu. Il y a forcément une saveur particulière.»

 

A Mulhouse depuis deux saisons, Maëva Orlé a trouvé en Alsace le parfait terrain d’expression. Loin de la mer et du grand soleil, elle s’épanouit pleinement à l’ASPTT, dans un poste de pointue qu’elle apprend encore à dompter mais dont cette ancienne centrale reconvertie à l’attaque appréhende de mieux en mieux toutes les subtilités. «Ce n’est pas forcément le plus facile comme transformation, mais c’est un poste qui m’a toujours plu depuis l’IFVB à Toulouse. Je savais très bien qu’il y aurait du travail avec ce changement de poste, mais j’ai voulu relever ce défi», explique Maëva Orlé. Et là encore, pour la petite histoire, on revient au Cannet, puisque c’est l’ancien entraîneur des Azuréennes, Riccardo Marchesi, qui lui proposa un jour de faire le grand saut à la pointe.

 

Désormais, Maëva est donc préposée à la marque, troisième force de frappe offensive de l’équipe avec près de 11 points par match, associée à la redoutable et puissante Cubaine, Daly Santana, meilleure joueuse du lot. Mais Maëva n’en prend pas ombrage, bien au contraire. Après une dernière année 2014-2015 délicate au Cannet, où elle était sortie des petits papiers du coach pour ne plus beaucoup jouer en fin de saison, l’attaquante se sent bien et à sa place dans l’organigramme alsacien. «Je sais l’importance qu’a Daly dans cette équipe. C’est notre pilier, notre meilleure joueuse et je suis très heureuse qu’elle nous finisse les points comme lors de la demi-finale aller (32 pts pour Santana) ! De toute façon, avec Bojana (Markovic) qui stabilise le fond arrière, Athina (Papafotiou) qui est la meilleure passeuse du championnat, notre trio de centrales et Léa (Soldner) qui fait une première année remarquable au poste de libéro, la force de ce groupe, c’est vraiment la complémentarité, la solidarité, l’harmonie qui y règne. Notre vraie force, c’est cette équipe», résume l’internationale française.

 

Sur ce plan, il y a finalement pas mal de similitudes avec Le Cannet, qui mise lui-aussi sur l’équilibre collectif pour réaliser de grandes choses. Reste que pour Mulhouse, l’objectif est dans les têtes depuis longtemps. Depuis le premier jour de la saison et plus loin encore, pour un coach, Magali Magail, pour un club qui a toujours buté sur ce dernier obstacle, disputant huit finales de championnat pour huit défaites, toutes face au grand rival des années 2000, le RC Cannes ! Mais cette fois, Mulhouse a vaincu le signe indien en éliminant les Cannoises en demi-finale. Faut-il alors y voir un heureux présage ? «Ce n’est pas Cannes, mais ce sont les voisines du Cannet, un très gros morceau !», prévient tout de même Maëva. «On est focalisées là-dessus, on a donné corps et âme pour en arriver là, pour vivre ce moment. Mais Le Cannet joue aussi la finale pour la gagner, pas pour la perdre ! Cette finale, c’est un peu la suite logique de la saison et les deux équipes ont des atouts pour l’emporter.» Sur la saison régulière, chacune avait gagné à domicile. La belle se jouera donc samedi à Coubertin et elle sacrera l’une ou l’autre pour la première fois…