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Parisi, l’histoire en un chapitre ?

le 02/05/2017
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Finaliste LAF en 2015, Le Cannet  remonte sur scène deux ans plus tard. Avec à sa tête un nouvel entraîneur italien, Carlo Parisi, qui, en une saison, a déjà largement marqué de son empreinte le jeu et l’esprit de son équipe.

 

Aux premiers instants de la saison, certaines filles se sont demandé s’il s’agissait bien du même sport ou bien si, durant l’été, elles n’avaient pas enfoui dans le sable chaud toutes leurs connaissances «volleyballisitiques» ! Le trait est grossi évidemment, mais il est un fait avéré : en dix mois, le nouvel entraîneur du Cannet, Carlo Parisi (57 ans), a presque tout chamboulé ! Il a tout revu à la virgule près. En féru et passionné, en boulimique de travail, il a refait les plans, rétablit les équilibres, redistribué les systèmes. Avant lui, Riccardo Marchesi avait magnifiquement placé Le Cannet sur la carte du volley féminin français, lui offrant une Coupe de France, une finale de championnat et une Supercoupe en neuf mois en 2015 ! Carlo Parisi a pris le bon sillon et il veut désormais donner au Cannet une nouvelle dimension.

 

Deuxième de la saison régulière, Le Cannet est samedi en finale face à l’ASPTT Mulhouse, deux ans après y être déjà venu, en 2015 (défaite face à Cannes). Une continuité qui installe un peu plus solidement le club de la Côte d’Azur parmi les grands et le sort de l’ombre pesante du riche voisin, le RC Cannes. C’est une affiche rêvée et logique entre les deux collectifs les plus réguliers de la saison. C’est aussi un petit tremblement de terre puisque pour la première fois depuis 1993, Cannes n’est pas sur l’affiche ! En février dernier, Carlo Parisi projetait un jour de gagner le titre. Mais il n’envisageait peut-être pas que les choses aillent si vite et qu’il soit aujourd’hui à un match de le réaliser. «Si j’ai dit cela, c’est parce que j’y croyais», assure-t-il, dans un sourire. «Oui, il y a eu des moments dans la saison où ça n’a pas été facile. Mais le club a toujours eu confiance dans notre travail. Je pense que cette équipe a beaucoup évolué durant la saison, avec toujours cette volonté de croire en son travail. Maintenant, c’est la dernière marche, la plus difficile, mais on a l’opportunité de gagner ce titre», résume l’ex entraîneur du Busto Arsizio, auteur du quadruplé en 2012 (championnat, Coupe, Supercoupe d’Italie et Coupe CEV) !

 

Avec le collectif comme fil conducteur, l’équipe en vertu cardinale, Carlo Parisi a construit son groupe jour après jour. A grands coups d’intenses séances d’entraînement de près de 3 h parfois, il l’a sommé de travailler, beaucoup, avec concentration et attention. Il a même donné de temps en temps des devoirs du soir à «ses filles», sous forme de révision tactique. Arrivé à l’intersaison, Carlo Parisi a récupéré une équipe qu’il n’avait pas totalement choisie et il y avait tout à faire ou presque pour établir le contact et nouer toutes les pièces du puzzle. «Petit à petit, on s’est mieux organisé pour trouver le bon chemin entre les joueuses et ma vision du volley. Ce n’était pas facile. On a beaucoup travaillé sur la mentalité, l’aspect tactique, l’équilibre collectif, le mouvement de l’équipe, la capacité à rester attentif longtemps à l’entraînement. Mais les joueuses ont apporté beaucoup de passion et d’énergie pour en arriver là», consent l’ancien sélectionneur de l’équipe tchèque.

 

Alors, plutôt que de mettre en avant son premier atout offensif, Alexandra Lazic, qu’il a beaucoup responsabilisée cette année, Carlo Parisi préfère parler équipe et soulever les petits manques du Cannet face à l’ASPTT Mulhouse, à l’heure d’évoquer la finale. «Mulhouse est l’équipe qui présente le plus de solutions et de puissance cette année. Elle a aussi plus d’expérience que nous. Mais on a nos chances. Il faut y aller avec concentration et calme. On doit être capables de souffrir et supporter les temps forts de Mulhouse et maximiser nos bonnes périodes. Ce n’est pas seulement une question de service ou de bloc», résume-t-il. L’entraîneur italien n’est qu’au début de son histoire avec Le Cannet, mais si la récompense suprême arrivait dès le premier chapitre, il ne dirait sûrement pas non…