Billetterie

Venelles est sur la carte

le 17/03/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Vainqueur de la Coupe de France le week-end dernier, Venelles a décroché le premier titre de son histoire et d’ores et déjà atteint l’objectif prioritaire de la saison : la qualification européenne. Mais au-delà, il a confirmé qu’il était désormais un membre éminent du volley féminin français.

 

 

Il restera gravé, inscrit au marbre pour l’éternité. Parce qu’il est le premier évidemment. Samedi dernier, à Clermont-Ferrand, au terme d’un match qui n’en finissait jamais, d’une lutte qui bascula, chancela mille fois d’un camp à un autre, comme un culbuto, Venelles a fini par monter au ciel, dans une folle extase, dans les cris et les larmes de joie. Cette Coupe de France arrachée à Béziers (3-2) est son premier trophée. Son label, son totem désormais. Ils étaient si peu de gens, il y a quelques années, à être capables de situer sur la carte de France cette petite cité des Bouches-du-Rhône de moins de 9 000 habitants. Peut-être ne sont-ils guère plus nombreux aujourd’hui ? Mais ce qui est certain, en revanche, c’est que Venelles est désormais un membre reconnu, une couleur primaire dans le paysage du volley français. «C’est un peu tôt pour mesurer l’impact que ce trophée peut avoir, mais on sent qu’il y a un soutien, un engouement derrière ce qui nous arrive. On a une place sur la carte du paysage sportif aujourd’hui dans la grosse métropole Aix-Marseille. Personne ne savait où était Venelles avant qu’on commence à exister sportivement. Maintenant, ça met la ville au premier plan», estime l’entraîneur bienheureux, Félix André.

 

Le maire était à Clermont Ferrand, avec près de 350 autres supporters, soit quasiment la totalité des supporters au Parc des Sport lors des matchs à domicile ! Dimanche, au retour des héroïnes, il rameuta tout le conseil municipal et organisa dans l’élan une réception pour saluer les nouvelles grandes dames de la ville. Jusqu’à avant-hier, le club a nagé dans un bonheur qu’il ne connaissait pas, mais derrière lequel il courait depuis trois ans maintenant. Car, au-delà de la symbolique d’un premier trophée, Venelles a tout réussi d’un coup. En décrochant la Coupe de France, il s’est assuré l’Europe, une nouvelle aventure, le point d’horizon qu’il fixait depuis plusieurs années. Il a aussi lavé à grandes eaux les frustrations de la saison dernière où il était sorti tout penaud et les mains vides d’une année pourtant réussie (5e et demi-finaliste en Coupe et en Championnat). «Je ne dirais pas que ça efface ou que ça nettoie le passé car chaque saison a son histoire. C’est autre chose, mais c’est une très belle manière de rebondir par rapport à la saison dernière. La qualification européenne était l’objectif du club depuis trois ans. Là, il est rempli», avance l’entraîneur des ReBelles.

 

Venelles va-t-il donc finir la saison en roue libre ? Actuellement 8e de LAF, avec un matelas confortable de six points d’avance sur Evreux, 9e, il est en posture favorable pour accrocher les Play-Offs. Mais dans quel état mental ? Avant le match de gala du jour, à Mulhouse, face à l’ogre de la LAF qui n’a qu’une hâte : valider sa première place régulière, Félix André attend de voir. Mais il espère que ses filles auront envie de pousser le curseur un peu plus loin encore. «Je trouve que ce serait quand même mal venu de ne pas se qualifier pour les Play-Offs. Tant que nous ne sommes pas mathématiquement qualifiés, la saison ne sera pas pleinement aboutie pour moi. On est des compétiteurs, on est encore en course. Sinon, j’arrête, je ne vais plus à l’entraînement et je pars en vacances maintenant !», clame le coach.

 

A voir le caractère et la rage déployés par les ReBelles en finale samedi dernier, à l’instant où le match hésitait à choisir son camp, on peut penser que les Rebelles ont encore un peu de venin à cracher. «On est mené, on fait la course derrière, on efface deux balles de match. J’ai même une fille qui m’a dit : «Je n’ai même pas «tilté» qu’on avait sauvé deux balles de match !» Elles ont eu du caractère, elles ont été tranchantes et c’était appréciable de voir ça pour un coach», raconte Félix André, persuadé que la saison n’est pas encore terminée…