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Ajaccio et les nouveaux explorateurs

le 10/03/2017
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Hormis le club corse, tenant du titre, les trois autres clubs LNV invités au dernier bal de la Coupe de France demain, Nantes Rezé chez les hommes, Béziers et Venelles chez les femmes, s’apprêtent à vivre un moment historique.

 

Forcément, les premiers regards seront un peu émus, un peu tendus, un peu perdus aussi. A Clermont-Ferrand demain, scène du dernier acte de la Coupe de France, on attend une troupe d’explorateurs nantais et deux armées d’exploratrices montées du Sud de la France, les poches pleines d’espoirs et les mains vides. Béziers/Venelles et Ajaccio/Nantes Rezé sont les deux affiches de l’année, les deux matchs qui bouclent l’aventure fédérale, cette épopée accélérée, qui en quatre matchs seulement peut vous offrir un trophée, une place en Coupe d’Europe, vous sauver une saison et vous inscrire au marbre pour l’histoire, tout à la fois !

 

Des quatre fleurons LNV désormais aux portes de la gloire, seul Ajaccio connaît l’histoire. Pour les autres, il s’agira de défricher la voie, de maîtriser le contexte et d’apprendre très vite. Vainqueurs de Rennes l’an passé (3-2, 16-14 au 5e set), au terme d’un match invraisemblable, qui bascula sur une brise, un coup de plume, un rien, Ajaccio a la peau tatouée désormais. Et la Supercoupe qu’il s’est adjugée dans l’élan face à Paris en octobre dernier, pour lancer la saison, conforte évidemment le club corse sur ses bases. L’équipe de Frédéric Ferrandez est expérimentée, elle a déjà vécu cela et en plus, elle est en championnat dans une situation plutôt enviable, 5e et quasiment déjà assurée d’une place en Play-Offs.

 

Tout l’inverse finalement de son adverse du jour, Nantes Rezé, qui vivra demain sa première finale professionnelle, en plein cœur d’une saison souvent tourmentée et d’une lutte qu’il continue de mener pour assurer son maintien en LAM. Favori à sa propre succession, Ajaccio l’est sans doute pour un peu de tout cela. Mais Nantes Rezé a du talent et une équipe qui bataille et respire à nouveau. Car, en une semaine, les hommes de Martin Demar ont fait le plein de confiance avant ce joli rendez-vous. Tour à tour, ils ont scalpé Paris puis Montpellier, deux cadors du championnat. Une riche idée avant de débouler en Auvergne pour y vivre peut-être un grand moment.

 

Chez les femmes, en revanche, la distance est peu ou prou la même de la terre vers le ciel. Que l’on fut Anges à Béziers ou ReBelles à Venelles, toutes vont découvrir ce nouveau monde. Pour les Héraultaises et les Provençales, c’est en effet une première page, le début d’une histoire. Les deux équipes y partent sans grands repères mais avec le désir fou d’offrir au club un premier titre et l’assurance d’une qualification européenne. Reste que Béziers, 4e de LAF, finaliste du championnat 2012-2013, semble posséder tout de même une longueur d’avance. Même si les filles de Cyril Ong ne rayonnent plus cet hiver comme elles le firent à l’automne dernier, lorsqu’elles régnaient sur la Ligue A Féminine, l’équipe biterroise est un membre permanent du Top 5 du volley féminin français depuis six ans. Et cette saison, elle compte une arme magique, un bras dévastateur dans ses rangs, avec la phénoménale Franco-Suédoise Isabelle Haak, meilleure attaquante de LAF à 17 ans !

 

Mais Venelles sera là, féroce challenger. L’entraîneur Félix André et ses filles ont une frustration à laver, une pointe de douleur à chasser pour de bon. Cinquième de la saison régulière et demi-finalistes en LAF et en Coupe de France l’an passé, le club avait terminé le plus bel exercice de son histoire sans rien dans les mains. Demain, en un match, il peut embellir la vitrine, décrocher une place pour la prochaine coupe CEV et s’offrir trois dernières batailles sans retenue en championnat, pour s’assurer un ticket en Play-Offs et prolonger la belle histoire…