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Konecny, le maître de maison

le 03/03/2017
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Au TVB depuis 2008, l’attaquant tchèque, David Konecny est bien plus qu’un joueur à Tours. Il est un socle, un capitaine, celui qui a écrit une grande part de l’histoire du club et qui veut encore aller chercher un titre cette saison.

 

 

Il a l’âme tatouée par les souvenirs, le cœur irrigué par les grandes épopées tourangelles. A 34 ans, David Konecny est une icône, un maître dans la maison TVB. Il est comme un personnage fétiche que l’on retrouverait sur toutes les toiles d’un maître. Depuis 2008, l’attaquant tchèque a lié son destin à l’histoire de l’une des plus grandes cathédrales du volley français. Et quand on lui demande pourquoi tant de fidélité, il répond simplement : «Parce que c’est la meilleure équipe en France, que je suis mis à chaque fois dans les meilleures conditions pour faire mon métier et qu’il n’y a pas de raisons de changer. Et puis, je déteste déménager en plus ! Ici, je suis super content.»

 

Le club aussi évidemment salue cette belle union. Il a même érigé au fil du temps son attaquant tchèque en ambassadeur, en porte-drapeau de l’institution TVB. «Pour moi, aujourd’hui, mon rôle à Tours ne s’arrête pas au volley. C’est aussi communiquer avec les partenaires après les matchs, m’ouvrir à d’autres questions sur le club. Ici, je connais tout le monde. C’est aussi ça mon rôle et c’est important», estime le natif de Boskovice, qui dispute à Tours sa neuvième saison consécutive. Impliqué dans la vie du club, David Konecny est évidemment un vétéran essentiel et indispensable sur le terrain. Première force offensive de l’équipe tourangelle cette saison, dixième marqueur LAM (307 pts), il n’est sûrement pas l’attaquant qui va le plus haut, pas non plus celui qui frappe le plus fort, mais il a l’expérience, le vécu et le succès qui semble lui coller à la peau.

 

Car l’international tchèque est un verni qui transforme en heureux sort tout ce qu’il touche. En douze finales, Championnat et Coupe de France confondues, il n’en a perdu qu’une (finale LAM 2011 face à Poitiers), remportant cinq titres de Champion et six Coupes ! Sa vie sur un terrain est un champ de lauriers et de fleurs. Avec le temps, Konecny, le vaillant, le féroce, le porte-voix, l’égérie tout à la fois, qui harangue dans le vestiaire tout autant qu’il séduit les annonceurs, a appris à bien faire les choses, sans esbroufe. Même s’il n’est plus aussi simple que par le passé de se motiver sur l’entièreté d’une saison, Konecny a la truffe agile et l’œil vif dès qu’il s’agit d’aller dénicher un titre ! «Sur toute une saison, les choses sont plus dures qu’avant», concède-t-il. «Je ne vais plus si haut, de temps en temps c’est difficile de se motiver pour le match, mais c’est le boulot, il faut être présent et l’expérience compense. Il faut trouver les moyens pour jouer et je pense que je les ai encore. Et puis, j’aime bien jouer les matchs décisifs. Tout se joue là. C’est le match que j’adore. Je me prépare très bien pour ça et je sais que ce jour-là, je serai fort !» Les instants sont peut-être un peu plus choisis qu’avant mais le désir de vaincre, lui, demeure. «J’ai toujours envie de gagner, de battre les autres !», scande David.

 

Justement, le mois de mars marque en quelque sorte l’entrée dans le money-time. Et Tours a deux jolis tableaux à jouer. Le championnat, où il pointe en 3e position à quatre points du tandem Montpellier-Chaumont avant la réception de Sète demain, avec un jeu bien plus en place aujourd’hui qu’à l’automne. Et la Coupe d’Europe où le TVB s’est placé en position avantageuse après son succès en quart de finale aller de la CEV Cup à Karlovarsko (0-3). Alors que la cloche du dernier tour va bientôt retentir, David Konecny allonge la foulée et brandit les ambitions. «On a une équipe bien composée, avec vraiment douze joueurs que l’on peut utiliser et qui sont capables de tenir la baraque. On n’a pas super bien commencé la saison mais l’équipe a aujourd’hui trouvé un bon rythme. On peut aller au bout et remplir nos objectifs : gagner le championnat et aller jusqu’en finale en Coupe d’Europe», prédit-il. Et il aimerait beaucoup, encore une fois, ne pas se tromper…