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« Le sourire jusqu’aux oreilles »

le 08/02/2017
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Sixième de LAF, Venelles est à la lutte pour accrocher les Play-Offs. Mais le club provençal, coaché par Félix André, a surtout décroché la semaine dernière la première qualification de son histoire pour  la finale de la Coupe de France.

 

- Que représente cette première qualification à une finale de Coupe de France pour le club de Venelles ?

- C’est historique. D’autant plus que le club n’avait même jamais passé un tour de Coupe de France jusqu’à il y a trois ans. Sur les trois dernières saisons, on a fait quart de finale, demi-finale, et là on accède à la finale. On peut dire que le club progresse. Bien sûr, la Coupe de France n’est pas l’objectif ultime, on est d’abord focus sur le championnat, qui nous occupe 99% du temps dans la saison et qui reste le plus important, mais cette qualification est historique pour tout le monde, pour le club et pour moi aussi personnellement. C’était ma septième demi-finale et c’est la première fois que j’en gagne une ! Les six premières, c’était contre Cannes. Pour une fois, j’étais content d’avoir évité Cannes au tirage (sourire).

 

- En demi-finale, face à Mougins, club d’Elite féminine, vous n’aviez pas vraiment le droit de vous manquer ?

- Bien sûr qu’il y avait de la pression car, sans manquer de respect à Mougins, sur le papier, c’était le meilleur tirage pour nous. Mais c’était un tirage qu’il fallait assumer. Sur cette demi-finale, on avait beaucoup plus à perdre que notre adversaire. On n’avait pas le droit de se louper, mais pas non plus des masses de repères en termes de résultats car on restait sur deux défaites en championnat. Il y avait tout un contexte avant ce match qui n’était pas forcément facile. A titre personnel, j’ai ressenti énormément de pression.

 

- Cette qualification peut-elle entraîner un élan, une dynamique pour la suite de la saison ?

-  Je n’en sais vraiment rien puisque c’est la première fois que ça m’arrive ! Ce qui est certain, c’est que Venelles est un club qui cherche à se qualifier pour l’Europe et la Coupe de France est un moyen d’y parvenir. Les filles le savaient. C’était historique aussi pour elles. Jouer une finale dans une carrière de sportives de haut niveau, c’est finalement donné à peu de joueuses et c’est un beau cadeau. Il y en a beaucoup qui n’en jouent jamais. Il y a une part de satisfaction, de travail accompli. Même si on n’est pas arrivé à l’objectif encore, on n’est plus qu’à un match d’y parvenir. Ce club est un tout petit club, ce n’est pas une grosse structure, une grosse machine de la LNV, mais beaucoup de gens s’investissent et pour eux c’est magnifique. C’est aussi une satisfaction personnelle d’apporter cette petite récompense à un président qui est là depuis 17 ans et qui investit de son temps et de son argent personnellement. J’espère que derrière cette qualification, il va y avoir un petit effet, un petit truc.

 

- Ca semble être le cas. Dans la foulée, vous avez dominé Saint-Raphaël (3-0) le week-end dernier !

- Sûrement que la victoire de ce week-end tire ses fruits et quelque dynamique de cette qualification. Le scénario du match est un peu un copié-collé de celui de mardi dernier en Coupe de France, avec un premier set où on maîtrise les débats, un deuxième plus disputé où on sort vainqueur et un troisième où on déroule parce qu’on est bien dans notre volley, discipliné dans notre tactique. Et puis, on voit des effets au quotidien. Le sourire, qui était à mi-visage, arrive jusqu’aux oreilles maintenant. Les filles sont plus bavardes, plus expressives, plus vivantes tout simplement.

 

- Changé à 80%, l’effectif est-il en train de trouver enfin sa pleine mesure, après deux premiers tiers de saison inconstants ?

- C’est vrai qu’entre 80% de changements dans l’effectif et le niveau général largement densifié, atteindre l’Europe apparaissait plus comme un rêve qu’un objectif en début de saison. D’habitude pour quatre, cinq places européennes, il y a cinq ou six clubs et donc tout le monde est presque servi. Là,  pour entrer en Play-Offs il y a potentiellement dix ou onze clubs ! On a fait un départ canon, mais on perd trois joueuses dès la 2e journée à Terville Florange et ensuite l’inconstance  est ce qui nous a caractérisés sur les deux premiers mois. On n’a pas été épargné par le sort. Mais ça fait partie de la donne. Depuis trois semaines seulement, mon équipe est au complet. Le temps va jouer en notre faveur. Plus on avance dans le temps, plus on travaille, plus on construit quelque chose et l’on crée un passif en commun. En termes de résultats, ça commence à se voir. Mine de rien, on est en finale de Coupe et on est 6e en championnat. Je ne m’enflamme pas, mais on est là, on est placé et encore dans les objectifs. 

 

- A travers une saison comme celle-ci, Venelles est-il en train de grandir ?

- J’ai effectivement  le sentiment que le club est en train de grandir. On apprend. L’an passé, on a appris en championnat, avec la réception de la demi-finale de championnat à Aix, devant les caméras de L'Equipe, une salle remplie de 1200 personnes. C’est sûr qu’on est encore loin des 4000 de Mulhouse ou des 4300 de Nantes. On n’a pas les mêmes moyens de beaucoup d’autres, mais ce qui nous arrive est enrichissant. C’est positif, la structure grandit, il y a une démarche de réflexion. C’est un cercle vertueux.