Billetterie

«On ne s’endort pas»

le 18/01/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Deuxième de LAM, Montpellier a réussi sa mue plus vite que prévu.  Mais l’entraîneur, Olivier Lecat, ne se laisse pas griser, même s’il reconnaît que l’équipe n’est sans doute pas loin d’avoir trouvé une certaine stabilité aujourd’hui.

 

 

 

- Montpellier, 2e du championnat après douze journées, ce n’était pas franchement dans les plans ?

Non pas du tout ! On était d’abord focalisés sur le boulot, sur les moindres détails pour intégrer tout le monde en début de saison, pour créer une première stabilité collective. On a le mérite de bien démarrer, avec notamment ce premier gros combat à Sète (victoire 3-2), qui nous a bien lancés. Il y a un temps pour tout. Tu construis d’abord et tout le monde se demande si tu vas être sérieux, régulier, si ça va tenir. On est passé par cette étape-là avec beaucoup de tranquillité, de sérénité. Aujourd’hui, ça fonctionne bien, mais on est toujours très vigilant. La route est encore longue. Mais c’est vrai que maintenant, en termes mathématique, on a un petit matelas. On y prend goût, on a confiance dans notre jeu. On s’est bien sorti de la petite sphère négative (deux défaites de suite, contre Chaumont et Toulouse) et on a une demi-finale de Coupe de France à jouer face à Nantes Rezé début février. On est satisfait mais on ne s’endort pas.

 

 

- Qu’est-ce qui fait que cela a marché si vite ?

On a bien réussi le recrutement, on a su identifier de très bons joueurs et des personnalités qui pouvaient fonctionner ensemble et apporter une forme de sécurité aux jeunes joueurs. L’atmosphère s’est construite autour de ces valeurs-là, l’entraide, la communication, le fait d’avancer  point par point. On a senti rapidement qu’on avait choisi les hommes qui collaient avec ce qu’on voulait dégager comme esprit, ce que l’on voulait insuffler ici. On s’est mis en position «guerrier» pour aller chercher des points tout de suite. Aujourd’hui, on semble avoir une stabilité dans le jeu et mentale aussi.

 

 

- A 20 ans, votre pointu, Jean Patry, représente bien cela. Il ne panique pas, ne s’affole pas dans les moments décisifs d’un match ?

Si on a décidé de le lancer, c’est parce qu’on savait qu’il avait, au-delà de son potentiel, une certaine stabilité mentale et émotionnelle. Bien sûr, quand on décide cela, il y a au départ une part d’inconnu. Mais lui avance énormément là-dedans, il est curieux, emmagasine toutes les expériences. Il puise aussi cette tranquillité par rapport à l’environnement dans lequel il baigne. Je n’ai pas senti un joueur s‘emballer, partir en sucette. Il faut en profiter quand les connections se font facilement. Jean avance et prend les choses par le bon bout.

 

- Vous parlez de connections. Le recrutement fut fait en ce sens, avec des joueurs (Saitta, Diachkov, Radtke), ayant déjà croisé la route de l’autre. C’était important de jouer sur la corde de la connivence aussi ?

Au moment où on a commencé à appeler un certain nombre de joueurs, c’est ce qui a fait la différence. Montpellier sortait d’une saison difficile et quand tu appelles les gars, ils ne disent pas tous : «Oui, j’arrive tout de suite !» L’annonce du projet, les joueurs identifiés, ça permet de dire aux joueurs : «Tu ne pars pas de zéro, tu connais des mecs». Il y avait une base assez forte et une vraie joie à se retrouver en préparation. Il n’y a pas de concurrence malsaine non plus. C’est aussi un peu l’ADN cette année. Ce sont de bons joueurs et de vrais mecs d’équipe. Du coup les jeunes se sentent en sécurité dans cet univers-là. Ils savent que les «vieux» ne vont pas être un peu plus froids quand ils vont se rapprocher de la fenêtre.

 

- Comment le club vit-il ce bon moment ?

Il n’y a pas d’emballement. Au contraire. Bien avant cette saison, le club a entamé un travail de structuration. Il apprécie aujourd’hui à sa juste valeur ce qui se passe. Ça permet d’accélérer la mise en relation avec des gens qui pourraient nous aider dans le futur. Nous, joueurs, on a compris notre rôle dans ce club, qui se cherchait une identité, un public. Ils étaient 2500 contre Tours, 2300 contre Paris, 2000 contre Ajaccio ! De plus en plus de monde veut venir voir cette équipe. Le club a la possibilité de grandir, nous sommes les facilitateurs de cela. C’est notre rôle.