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«On est encore en vie»

le 14/01/2017
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Toujours sans victoire cette saison, Narbonne n’abdique pas, même si son coach, Tristan Martin a bien conscience que son équipe joue ce soir face à Nantes Rezé un match capital pour rester en vie dans ce championnat.  

 

 

- Comment gère-t-on une situation sportive comme celle-ci ?

C’est forcément difficile. Les trois premiers matchs joués sans notre pointu, ça nous a mis un peu la tête dans le seau. L’arrivée de Milan Bencz  nous a redonné un certain équilibre, mais cela a pris du temps pour trouver les automatismes, les bonnes relations. Il a fallu retravailler avec un pointu  gaucher, il a fallu intégrer le joueur dans les systèmes, le collectif. On accroche Tours ici, on mène 2-0 et 16-11 dans le 3e set, mais on n’arrive pas à gagner, c’est dommage. Après on fait 3-2 à Ajaccio, on mène à nouveau 2-0 contre Chaumont… A domicile, on est souvent dans les matchs, mais il manque ce petit plus, on n’arrive pas à accrocher cette victoire.

 

- Quel est l’état d’esprit de l’équipe aujourd’hui ?

Paradoxalement, ce groupe s’entend très bien, il n’y a pas de problème, les joueurs sont respectueux, ils travaillent bien ensemble et je crois que cet état d’esprit nous a maintenus un peu en vie jusque-là, car quand tu ne gagnes pas de matchs et qu’il y a des tensions, ça devient très compliqué. Mais nous on est là, on avance, on essaye de maintenir la dynamique. Les joueurs ont vraiment la bonne attitude.

 

- Vous ne ressentez pas de doute, de résignation ?

C’est certain que sur des situations de match, comme face à Chaumont, où tu es conquérant pendant deux sets, dès qu’il y a petit grain de sable au 3e, on a senti que certains joueurs ont commencé à baisser la tête. Il y a forcément un manque de repères, un manque de certitudes qu’amènent les victoires. Nous, on n’a pas ça. Même si c’est inconscient, individuellement, ça se voit. Ces petites choses-là manquent pour faire basculer la situation, pour aller chercher la victoire. Le match de Montpellier, c’est ça aussi. Il manque toujours le petit brin de chance ou de confiance aux moments clés, se dire : «Je vais lâcher le bras un peu plus haut.» On n’arrive pas à passer le cap. Mais on s’accroche.

 

- Quel discours tenez-vous pour maintenir le groupe à flot ?

J’essaie d’être moi, de rester positif dans les mots. Je crois qu’il y a une relation de confiance qui s’est installée avec les joueurs par le travail. Les joueurs savent que je suis là pour les aider. J’essaie de les accompagner, de les garder avec moi, dans mon dynamisme, en étant positif. Je sais bien que pour eux, intérieurement, individuellement, ils doivent se poser des questions, c’est normal. Mais le président appuie derrière, on n’a jamais lâché un match comme cela a pu être le cas l’année dernière.

 

- Ce soir, c’est Nantes Rezé, qui reste sur sept défaites de suite et vous précède au classement. C’est le match qu’il faut gagner ?

On sait que c’est très important et j’espère qu’on va répondre présent. Nantes Rezé n’arrive pas avec pas beaucoup de certitudes non plus en ce moment, à nous d’en profiter. La première manche sera déterminante. Cette semaine, on a mis l’accent sur le service, ce sera le point clé pour faire tomber Nantes Rezé. La réception, c’est un secteur où on peut les mettre en difficulté.

 

- Cela fait trois ans de suite que Narbonne est repêché administrativement en Ligue AM. Sportivement, le club n’aurait-il pas mieux fait d’accepter son sort et repartir en Ligue BM ?

La question mérite d’être posée oui. C’est vrai que peut-être, cette année, on aurait pu aller en Ligue BM et reconstruire, se ressourcer, remettre les bases du club, faire venir quelques jeunes, travailler. Des équipes sont passées par là dans le passé. Etre repêché le 27 juillet, avec un recrutement bouclé le 8 août, on savait que ça allait être compliqué. Mais aujourd’hui, ce qui est prioritaire c’est la saison en cours. On est encore en vie, le groupe se bat et il a envie de trouver sa place dans ce championnat.