« La dynamique est importante »

le 04/01/2017
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Après un début de saison inconstant, Paris est plus stable aujourd’hui, estime son entraîneur, Dorian Rougeyron. Le champion de France en titre reste sur quatre succès consécutifs en LAM avant de recevoir, samedi, Ajaccio.

 

- Dorian, votre début de saison a été relativement inconstant. Cela semble aller mieux depuis un mois ?

- On a effectivement stabilisé un peu plus notre jeu. Après, comme pour beaucoup d’équipes qui ont reconstruit leur effectif quasi complètement, ça a pris un peu plus de temps. Mais c’est beaucoup mieux maintenant, par rapport notamment à la gestion des moments clés et la stabilité en réception. En championnat, on est plutôt comptablement sur ce qu’on avait prévu de faire. Après, s’il y a un regret sur ce début de saison, c’est notre élimination en Coupe de France. On est sorti de la compétition par Nantes Rezé, une équipe qui, sans lui manquer de respect, était à notre portée et qu’on avait battue 3-0, trois jours plus tôt en championnat.

 

- En tout cas, malgré ce début de saison erratique, vous n’avez jamais semblé vous affoler ou vous inquiéter ?

- C’est un peu dans notre culture je crois. On a tendance à ne pas «surréagir » dans les mauvais comme dans les bons moments d’ailleurs. On essaie d’être rationnel, d’être plus dans l’analyse des problèmes. On ne dramatise quasiment jamais. Ça ne sert à rien de dramatiser de toute façon. Ça ne nous fait pas avancer. Il vaut mieux être lucide dans l’analyse. C’est dans notre ADN, on essaie de ne pas paniquer quand ça va mal et on essaie aussi de ne pas s’enflammer quand ça va bien.

 

- Aux premiers pouls de votre nouvelle équipe, vous estimiez que celle-ci était peut-être plus apte à créer du lien humain que sa devancière. Est-ce le cas au final ?

- Ça se confirme plutôt oui. C’est un groupe qui vit bien, qui a l’air d’aimer travailler ensemble, c’est assez enthousiasmant de vivre cette expérience humaine. L’impression que j’avais en début de saison semble effectivement être la bonne.

 

 - Avec quatre victoires de suite en Ligue AM, vous vous êtes replacé en championnat. Comment mesure-t-on les effets positifs d’une série de succès ?

- La dynamique est importante car elle engendre de la confiance et dans ce sport, on le sait, la confiance est primordiale. Dans un cycle négatif, la perte de confiance est aussi pour beaucoup. Maintenant, c’est important aussi de pouvoir relativiser, rationnaliser. Même avant notre bonne série, lors de nos deux défaites contre Montpellier et Chaumont (2-3 à chaque fois), on pouvait considérer qu’on avait aussi gagné ces matchs-là ! Ce qui est intéressant, c’est qu’on arrive maintenant à gagner des matchs, sans être dans un grand jour. Ça montre qu’on a progressé.

 

- Et cela malgré l’absence de Franck Lafitte, blessé depuis la 1re journée, qui vous coûte évidemment. Quand espérez-vous le retrouver ?

- C’est sûr que quand Franck va revenir, on aura davantage d’options offensives. En attendant, il faut surtout continuer à peaufiner les relations techniques. Je crois que l’on peut quand même exploiter davantage notre jeu par le centre. Mais j’espère retrouver Franck entre la mi-janvier et fin janvier.

 

- Très tôt, vous aviez fait de Chaumont votre favori pour le titre. Qu’est-ce qui fait la force de l’actuel leader de LAM ?

- Chaumont est une équipe construite sur une grosse densité physique au service et au block. C’est une équipe qui met beaucoup de pression de par sa qualité de service et qui impose derrière sa densité physique au block. Cela est d’autant plus efficace depuis le changement de ballons car il est plus difficile aujourd’hui de mettre une équipe en difficulté avec des services flottants.

 

- Un mot sur votre début de parcours en Ligue des Champions. Le bilan comptable est de deux défaites en deux matchs, mais une réelle déception avec la défaite à domicile face à Friedrichshafen. Dans quel état d’esprit le champion de France joue-t-il cette compétition ?

- C’est certain que la défaite face à Friedrichshafen est regrettable, compte tenu de la physionomie du match, que l’on menait 2 sets à 0, et qu’il s’agit d’un concurrent direct. Maintenant, avec Izmir, qui est allé gagner en Allemagne, ça relance complètement la poule. En prenant 3 points contre Izmir à domicile, on reprendrait la 2e place. Après, c’est évident que la Ligue des Champions n’est pas une compétition qu’un club français peut gagner. Maintenant, on la prend comme un outil pour nous aider à être performant et nous faire grandir. Notre efficacité en Play-Offs est beaucoup due à notre parcours  en Ligue des Champions, où on apprend la gestion des détails sur des matchs de haut niveau. Même si ça peut parfois porter préjudice sur le championnat régulier, avec une fatigue physique et nerveuse supplémentaire, à l’arrivée, en fin de saison, c’est quelque chose qui nous aide, donc on ne crache pas dessus.

 

- Samedi, vous recevez Ajaccio, qui lui aussi semble aller mieux depuis quelques semaines et qui vous avait dominé en Supercoupe en début de saison. Un bon test pour démarrer 2017 !

- Ajaccio vient de gagner trois matchs d’affilée et notamment à Poitiers, alors qu’il ne parvenait pas à gagner à l’extérieur jusque-là. On connait leurs qualités, leurs valeurs de combat. C’est une équipe qui est dure à jouer.