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« Continuer à nous étonner »

le 14/12/2016
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Après un début de saison très compliqué, le promu niçois a trouvé son équilibre collectif et joliment redressé la barre. Avec quatre victoires de suite, l’équipe de Mladen Kasic est désormais bien installée en milieu de tableau.

 

- Mladen, que s’est-il passé entre le début de saison ou vous étiez en grosse difficulté et la période actuelle très positive, avec quatre victoires consécutives en LAM ?

Le début de saison a été très compliqué. On a eu très peu de jours d’entraînement au complet durant la préparation et notre premier passeur (Rusmir Halilovic) s’est blessé. Le premier match de championnat a vraiment été catastrophique, Paris nous a écrasés dans tous les domaines. L’équipe n’avait vraiment pas beaucoup de confiance, il y avait aussi peu de confiance entre moi et les joueurs. Avec mon vocabulaire pas très pédagogique, ils ont été un peu surpris, sur la réserve. Il y avait un peu de peur. Mais l’arrivée de Yoann Jaumel a mis une belle dynamique et il a remis tout le monde en confiance. Son charisme, sa combativité, son côté compétiteur dès qu’il met un pied sur le terrain, ça a galvanisé tout le monde. Jaumel a été beaucoup critiqué l’année dernière, mais avec nous, il a été excellent. Je l’ai laissé jouer librement et il a vraiment été le facteur clé. Jaumel, c’était un soleil dans une équipe sombre. C’est le premier qui m’a donné la main et c’est avec lui qu’on a commencé à construire une équipe (comme convenu avec le club, Yohann Jaumel est depuis reparti auprès de son épouse enceinte). La confiance a commencé à revenir et quand on a gagné, tout a changé.

 

- Vous parlez de peur. Vous avez douté à ce point en ce début de saison ?

On avait le souvenir de Tourcoing qui monte et qui gagne un match, de Nancy qui en gagne trois. On s’est dit : «Put…si on en gagne quatre, on fera mieux que les autres !» Oui, il y a eu de la crainte. La mayonnaise prenait doucement. Mais en même temps, on savait que l’on avait une équipe équilibrée, qu’il fallait stabiliser la réception. Je me suis adapté à cette équipe. Je travaille sans doute un petit peu moins, mais le résultat est là et c’est le plus important. Aujourd’hui, finalement le résultat est assez étonnant, donc maintenant, il faut continuer à nous étonner. A la maison, on s’est rendu compte que c’était jouable contre tout le monde. Mais tu sais aussi que dans ce championnat, si tu perds un ou deux matchs, tu te retrouves 10e ou 11e.

 

- Outre l’équilibre collectif, vous possédez un pointu redoutable avec le Letton Hermans Egleskalns. Quelles sont ses qualités ?

Il est arrivé dix jours avant le début du championnat mais dès le premier entraînement, il s’est trouvé à merveille avec Fran (Kasic, 2e passeur). Il a réussi sept matchs sur huit de très haut niveau jusque-là et c’est aussi intéressant que l’on soit capable de gagner contre Ajaccio, alors qu’il n’est pas performant ce jour-là. En fait, depuis que la dynamique est bonne, tous les changements que je fais payent. L’alternance des joueurs sur le terrain est toujours positive, le joueur qui entre fait du bien. Pour le moment, tout le collectif marche bien. Egleskalns, lui, ne se met pas la pression. Il a un poignet gauche qui fait des merveilles, il est très haut, va chercher des angles incroyables. Il est un peu atypique, super positif dans l’attitude, très bon travailleur, très bonne personne. Il est serein, souriant, il travaille tout le temps. C’est vraiment une bonne pioche.

 

- Ca veut dire que Nice peut avoir l’idée des Play-Offs en tête désormais ?

Je pense qu’il ne faut pas avoir d’idée. L’année dernière, Montpellier était 3e à la fin des matchs aller et il s’est maintenu à la dernière journée ! Pour moi, le plus important, c’est de trouver une équipe à mettre derrière nous. A chaque match, il faut essayer de prendre un, deux points. Après, si on est 10e, la saison de pêche commence plus tôt que si on est 11e (il sourit) ! Sérieusement, le plus important, c’est de continuer d’avoir cette ambiance, c’est plus facile pour travailler. Au début les entraînements c’était la galère, aujourd’hui, c’est plus léger à l’entraînement. Après, si on accroche les Play-Offs, ce serait fantastique.

 

- Votre passeur, Rusmir Halilovic a disputé quatre matchs et soigné sa fracture du métatarse. Comment va-t-il aujourd’hui ?

Ca fait un mois qu’on travaille ensemble. Pendant quinze jours, on a travaillé doucement, mais depuis deux semaines, il travaille vraiment bien. Il a vraiment l’envie. Moi je pense que c’est un très bon passeur. Je l’ai eu entre 17 et 21 ans, je suis persuadé qu’il n’a pas fait la carrière qu’il devait. Il a été un petit peu nonchalant, un peu facile parfois. Aujourd’hui je crois qu’il a vraiment envie de retrouver sa place en Ligue AM.