Billetterie

Overbeeke, comme en famille

le 25/11/2016
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Le nouveau pointu néerlandais de Nantes Rezé a vite trouvé ses marques au sein d’un collectif où il n’a pas totalement débarqué en terrain inconnu l’été dernier.

 

Il aurait pu s’interroger ou même se crisper un peu. Quand on change de décor, d’atmosphère et d’ambiance, derrière l’attrait de la nouveauté, il y a forcément toujours une part d’incertitude que l’on ne maîtrise pas. Après cinq saisons en Belgique, l’attaquant néerlandais, Robin Overbeeke (1,98 m) avait ses petites habitudes, son rond de serviette dans les hôtels en déplacement. Mais, plutôt que de continuer à ronronner paisiblement, l’international néerlandais a préféré se lancer un nouveau challenge. Et c’est en Loire Atlantique, à Nantes Rezé, qu’il veut, à 27 ans, franchir un cap. «Il était temps de voir une autre compétition, d’autres adversaires. Le coach a su me motiver, c’était vraiment une bonne opportunité pour moi de venir ici pour continuer à progresser», raconte le nouveau pointu nantais, dans un anglais maîtrisé. Car pour le français, il faudra attendre encore un peu même si, en trois mois, l’avancée des travaux est bluffante. «Je le comprends, je ne suis pas encore capable de faire une interview complète, mais promis, la prochaine, on la fera en français ! En tout cas, ce qui compte c’est que je comprenne le coach aujourd’hui», assure-t-il, dans un large sourire.

 

 

Visiblement, Overbeeke est à son aise dans la cité des Ducs de Bretagne. «C’est vraiment agréable de s’y promener. Le centre-ville est très joli, c’est comme un village, ni trop grand, ni trop petit. Les gens sont accueillants, c’est sympa de se faire une petite terrasse et il y a d’excellents restaurants», dresse-t-il, comme s’il travaillait au Routard ! Confortable à la ville, Overbeeke l’est aussi sur le terrain. Par la grâce d’un habile recrutement pensé par le madré Martin Demar, l’entraîneur du NRMV, qui joua sur les affinités et les connivences pour composer son orchestre. Avec son sac à idées sur l’épaule, l’entraîneur nantais est passé par la Belgique au printemps dernier, à Lennik précisément, pour y dégoter sa fine pointe donc, mais aussi le réceptionneur belge Seppe Baetens, auxquels il a adjoint le central néerlandais montpelliérain, Jasper Diefenbach… ancien partenaire de jeu des deux précités à Lennik il y a deux ans. Bien entouré par les camarades, Overbeeke peut même aussi compter sur un troisième Hollandais, avec le maintien dans l’effectif de Floris Van Rekom ! «C’est sûr que le fait de connaître déjà plusieurs coéquipiers a compté dans mon choix. Ça a rendu les choses plus faciles pour moi», admet le joueur.

 

 

Bref, l’attaquant a débarqué à Nantes Rezé, presque en famille. «Même si quand je suis arrivé, ils n’étaient pas là au début de la préparation», sourit-il. «Mais je n’étais pas seul», s’empresse-t-il de dire. «J’ai eu un très bon accueil, j’ai pu apprendre le français et découvrir les autres joueurs que je ne connaissais pas.» En deux louches, Overbeeke a donc agencé son chez-soi. Avec, pour l’instant, un résultat fort prometteur. Avec 103 points en cinq matchs, il est dans le Top 5 des marqueurs LAM et il rend déjà moins douloureux le départ de l’attaquant vedette, Jan Hadrava. «Je ne me mets aucune pression par rapport à ça et pour être honnête je n’y ai même pas pensé une seule fois depuis le début de la saison. Pour moi, cette saison est nouvelle, l’équipe a changé et le plus important, c’est de gagner en équipe», résume-t-il.

 

 

S’il ne s’était pas un peu manqué à Sète en début de semaine, à l’image de toute l’équipe (0-3), le constat serait même quasi parfait. Mais l’entraîneur est déjà largement satisfait comme cela. D’autant que Robin n’évolue pas du tout dans le même registre que Jan Hadrava. «Jan était plutôt «bourrin», lui est un joueur technique, ce n’est pas un tueur comme Moreau, Egleskalns. Il joue la feinte, le block-out, la lecture de la défense. C’est un joueur intelligent», raconte Martin Demar. Qui, sous des dehors charmants, est un compétiteur acharné, qui n’attend qu’une chose, après la glissade à l’Arago : «Que l’on montre notre vrai niveau et que l’on reparte de l’avant demain face à Nice, devant notre public.»

Et plus les victoires s’enchaîneront d’ici la fin de l’année, plus Robin sera apaisé pour partager enfin un peu de temps avec sa petite amie lors de la trêve de Noël. Elle-même volleyeuse, elle est restée en Belgique pour y disputer sa saison et ils profitent du moindre day off commun pour se retrouver. «Ca me donne une motivation supplémentaire pour bien jouer», avoue Robin, bienheureux dans sa nouvelle vie en Loire-Atlantique.