Billetterie

«Le moral est positif»

le 22/11/2016
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Avec quatre victoires consécutives, Chaumont s’est hissé à la deuxième place de la LAM. Même si l’entraîneur italien, Silvano Prandi, reste prudent, il admet disposer d’une équipe bien construite et équilibrée.

 

 

- Silvano, Chaumont vient d’enchaîner quatre succès de rang. Quelles sont les clés de la bonne dynamique actuelle de l’équipe ?

L’explication a plusieurs facteurs. D’abord, pour construire une équipe, il faut faire un bon recrutement. Cette saison, on a changé deux tiers de l’équipe et je pense qu’on lui a donné à la base un bon équilibre, entre la phase réception-attaque et la phase service-block-contre-attaque-défense. Après, il a fallu travailler pour traduire la théorie dans le jeu effectif et il faut encore travailler, on doit s’améliorer beaucoup, mais c’est une bonne base. Ensuite, on a eu la capacité à maintenir la bonne santé de l’équipe. Mis à part la première journée à Tours où l’on a eu deux blessures (Mc Donnell et Wounembaina), sans compter Jonas Aguenier qui n’est pas encore prêt à jouer, l’équipe est en bonne santé et cela a permis de donner de la continuité, surtout à l’entraînement. Car pour construire une équipe, il faut s’entraîner tous les jours à un haut niveau, reproduire les choses qu’on doit faire dans le match et pour ça, il faut avoir 12, 13 joueurs de bon niveau. Cette année, le président a écouté l’entraîneur, en construisant une équipe moins chère mais plus équilibrée (il sourit).

 

- Cette continuité, cette constance depuis quatre matchs, c’est entre autre ce qui vous fait gagner à Paris samedi dernier ?

Je pense que oui. On a gagné à Paris, parce qu’on a un peu plus de continuité dans le jeu aujourd’hui. Paris a vraiment un excellent niveau de jeu, mais avec moins de continuité, de constance pour l’instant. Maintenant, on n’a fait que cinq journées, c’est prématuré pour donner des avis, faire des bilans définitifs. Mais Chaumont a un bon moral aujourd’hui et je peux faire des entraînements plus durs, plus exigeants, parce que le moral est positif, l’ambiance est meilleure.

 

- Cette équipe, capable de remonter deux sets à Paris, a aussi un sacré caractère !

Je pense que le caractère d’une équipe dépend aussi de plusieurs facteurs. Notamment les facteurs individuels. Dans l’équipe, on a un joueur expérimenté comme Javier Gonzalez (passeur, 33 ans) qui a, à la fois la capacité technique et une forte personnalité. Et puis, à côté de ça, on a un jeune joueur comme Stephen Boyer, qui doit s’améliorer techniquement comme joueur de volley, mais qui a déjà une grosse personnalité. Ce n’est pas seulement un talent physique, mais comme joueur, comme personnalité, comme caractère, il a de grandes capacités.

 

- Après sa bonne saison dernière, Boyer va être surveillé cette année. Son début de saison a été un peu délicat non ?

Il y a beaucoup d’attention sur Boyer forcément. L’attente sur lui est très haute. Il a eu quelques problèmes physiques pendant l’été, il a perdu 7 kilos de muscles et je l’ai retrouvé avec une condition physique qui n’était pas bonne. On a fait un travail pour retrouver une meilleure condition physique. Il n’est pas encore à 100%, mais il a déjà récupéré 3 à 4 kilos de muscles et il travaille bien. Il est jeune, il est connu, c’est plus difficile pour lui cette saison. Je ne dois pas lui mettre la pression mais l’aider à s’améliorer physiquement et techniquement. Je pense qu’il va revenir vite au même niveau que l’année passée et ce sera un joueur important pour nous cette saison. Il a un talent de haut niveau.

 

- L’an passé, Chaumont avait réussi sa saison régulière (3e) mais un peu manqué ses Play-Offs. L’objectif est d’arriver plus solide en fin de saison cette année ?

C’est juste. Pour ça, je dois travailler pendant la saison à rendre l’équipe plus fiable. Pas seulement six joueurs, mais toute l’équipe, afin d’arriver aux matchs importants en ayant mis tous les joueurs en conditions de pouvoir remplacer un joueur blessé ou un autre en moins bonne forme. Je veux avoir une équipe qui ne baisse pas son niveau pour un problème avec un ou deux joueurs. Chaque joueur doit être capable de donner son apport, pour me permettre d’arriver avec une équipe en Play-Offs, plus solide et plus prête pour les moments importants, le «vrai» championnat.

 

- A ce sujet, où en est Jonas Aguenier de tous ses tracas physiques ?

Jonas a d’abord eu une fracture de fatigue avec l’équipe de France, puis après un problème à la rotule du genou, puis il s’est fracturé un doigt de la main gauche lors de son premier entraînement ! Il a été opéré. Maintenant, il va récupérer. Le préparateur physique peut travailler tous les jours avec Jonas, dans la salle de muscu, à l’entraînement. On cherche à ce qu’il améliore aussi sa condition physique pour qu’il fasse une deuxième partie de saison au meilleur niveau possible.

 

- Outre le préparateur physique, Chaumont bénéficie désormais d’un kiné à temps plein. C’est primordial pour grandir au plus haut niveau ?

Il faut avoir un staff le plus complet possible, de la meilleure qualité possible. On a fait un gros pas en avant, avec un kiné professionnel qui reste toute la journée avec nous, qui est disponible pour les joueurs le matin, le soir, la nuit ! C’est important techniquement et psychologiquement. De même, avec la qualité des collaborateurs, le deuxième entraîneur, le «scoutman» qui travaille sur l’adversaire, sur notre équipe de manière spécifique, pour voir où on peut tactiquement donner à chaque joueur la capacité d’améliorer son geste, sa gestion des situations, lui donner des exemples positifs. Le volley, c’est une culture ! La culture ce n’est pas seulement le dernier livre que tu as lu. Et la culture du volley doit tous les jours être travaillée.