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«Moins favori que l’an dernier»

le 15/11/2016
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Leader de LBM, Rennes demeure un sérieux prétendant à la montée. Mais pour son coach, Nikola Matijasevic, les Bretons ne sont pas seuls et il convient de vivre la situation le plus sereinement possible.

 

- Nikola, quelles sont vos premières impressions sur ce championnat 2016-2017, après quatre journées disputées ?

Mon premier sentiment, c’est que j’ai la confirmation que dans ce championnat, il n’y a pas de mauvaise équipe. Après, que l’on soit leader au bout de 20% des matchs, pour moi c’est plutôt anecdotique. En tout cas, on a rempli complètement notre contrat en gagnant quatre fois 3-0, mais il faut aussi noter que l’on a joué trois matchs sur quatre chez nous, alors que d’autres équipes n’ont joué que trois matchs, comme Tourcoing, qui est vraiment une équipe forte.

 

- Vous voilà tout de même reparti comme la saison passée : en tête de LBM et avec l’étiquette de favori dans le dos ?

Je pense que cette année on est moins favori que l’an dernier, mais ça ne veut pas dire qu’on est moins ambitieux loin de là. Notre équipe est homogène, complète, mais pour moi, Tourcoing a une équipe aussi compétitive que la nôtre, sur le papier. Et il y en a d’autres. Nancy a aussi une très grosse équipe, elle n’est pas loin, voire au même niveau. Franchement, cette étiquette de favori ne me dérange pas, on ne peut pas y échapper, je l’accepte. On nous l’a très vite collée l’année dernière et on a tenu le rang toute la saison. Mais cette année, je suis persuadé qu’on l’est un peu moins.

 

- Pour quelles raisons ? Parce que l’équipe a été un peu remaniée ? Parce que la déception de la finale perdue au printemps dernier pèse toujours ?

Dans ce contexte, c’était effectivement très important de réussir notre début de saison. La présence de notre public, avec près de 1500 personnes par match, la bonne relation entre notre équipe et le public, les partenaires, cette fidélité qui s’installe autour du club, c’est une vraie satisfaction et cela fait du bien à l’équipe. Pour l’instant, je n’ai pas eu le plaisir de voir la salle Colette Besson pleine encore, mais je rêve de le voir un jour.

 

- En termes de jeu, quelles sont les satisfactions de ces premières semaines de championnat ?

Notre jeu offensif est déjà en place. On est, en moyenne, à 60% de réussite à l’attaque, ça devient très intéressant. On s’en doutait un peu car on possède un très bon passeur (Kert Toobal) et Kapfer et Höhne nous apportent beaucoup plus en puissance sur le plan offensif par rapport à l’année dernière. Après, notre service et notre block ne sont pas trop mal non plus.

 

- A l’inverse quels sont les domaines où Rennes demeure perfectible ?

Au niveau de la réception, ce n’est pas parfait, loin de là. Je le savais car c’est un secteur qui a beaucoup changé par rapport à l’année dernière. On a perdu notre meilleur réceptionneur (Martti Juhkami), qui ne faisait quasiment aucune faute en réception. Il faut que l’on soit plus régulier dans ce secteur. De même, les débuts de match sont problématiques. A Martigues et contre Le Plessis Robinson, à un moment on est loin derrière dans le premier set. On fait aussi beaucoup plus de fautes que l’année dernière, entre six et sept par set, c’est beaucoup. Ce sont des domaines où on doit travailler.

 

- Mais globalement, Rennes est sur la bonne voie ?

C’est trop tôt pour évaluer précisément. Il y a des choses qui sont en notre faveur, qui nous montrent que nous sommes sur le bon chemin. L’équipe est très compacte, il y a une très bonne ambiance, même si la victoire aide forcément. Même quand on est en difficulté dans le cours d’un match, l’équipe reste ensemble et c’est une qualité. On met les choses en place, il y a encore du boulot pour progresser, on fait des efforts. Mais je suis content avec la mise en place de l’équipe. Maintenant, des choses encore plus sérieuses arrivent. On va à Orange samedi qui est une bonne équipe et je veux voir comment mon groupe est capable de réagir à l’extérieur. Il ne faut pas oublier que l’an passé, on avait joué que sept matchs à l’extérieur sur l’année ! J’attends des situations un peu plus délicates, un peu plus complexes pour juger vraiment.

 

- Après la défaite en finale la saison dernière, avez-vous le sentiment de ne pas avoir droit à l’échec cette année ?

Non, je n’ai pas ce sentiment-là. Pas parce qu’on n’a pas d’ambition, loin de là, mais sauf que le temps passe et qu’il y a des choses plus importantes dans la vie. C’est mon boulot, c’est très important de réussir avec Rennes. Ça m’a énervé de ne pas être monté l’année dernière et ça m’énervera si on n’y parvient pas encore cette année. Mais je le répète, il y a des choses beaucoup plus graves dans la vie. Mais on ne manque pas d’ambitions, bien au contraire.