Billetterie

Dascalu creuse le sillon

le 12/11/2016
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L’attaquante du SF Paris Saint-Cloud aurait aimé un printemps-été plus faste. Mais Alexandra Dascalu a déjà tourné la page pour repartir cette saison avec beaucoup d’envie et d’ambition.

 

A la mi-août, elle a repris son petit barda parisien. Sans rechigner, sans se morfondre non plus, mais avec le désir intact d’avancer encore, de creuser le bon sillon, celui qui doit les emmener, elle et le SF Paris Saint-Cloud, enfin vers une finale nationale. A 25 ans, après une saison terminée à l’embouchure du grand port, en demi-finale chaque fois, en Coupe de France et en LAF, Alexandra a forcément nourri des regrets. Et l’échec estival avec les Bleues dans la quête de la qualification à l’Euro ne les a pas chassés, bien au contraire. Elle aurait aimé un printemps-été plus flamboyant, des sourires pleine fleur. Mais aujourd’hui, Alexandra continue de cultiver de belles promesses. «Passées la frustration et la déception, on s’est remises au travail», dit-elle, posément. «On veut faire mieux que l’an passé. Et faire mieux qu’une demi-finale, c’est aller en finale. Après, quand vous y êtes, vous ne voulez forcément pas vous contenter de cela.»

 

Fine lame offensive des Mariannes, serveuse redoutable, attaquante féroce et meilleure marqueuse du SF Paris sur ces trois premières journées (54 pts), la fille du coach de Terville Florange ne tergiverse pas et fait résonner les ambitions d’un club qui  veut mener la grande bataille cette saison encore, comme il le fit ces deux dernières années. Malgré un budget recroquevillé, malgré des déceptions à surmonter, les Dames du Stade se posent là. Pourtant, l’équipe a été sacrément chamboulée et rajeunie, et Paris ne se fait pas en un jour. Le Stade Français doit encore se bâtir et gommer un déchet inhérent à toute équipe en construction. «Oui, il y a eu un peu de déchets en ce début de saison, mais on bosse et on progresse de jour en jour et de match en match. On n’a pas paniqué outre mesure pour cela. On essaie d’être patients au quotidien, ça va finir par payer. Et puis il faut donner du temps aux jeunes pour qu’elles puissent prendre plus de place», confie Alexandra.

 

Pour marner, elles marnent les filles de Stijn Morand ! Le coach a sa méthode bien à lui et ses entraînements sont d’une intensité rare. «En terme de quantité, on ne fait pas des horaires inhumains, mais en terme d’intensité, c’est clairement le coach qui m’a fait travailler le plus dur», convient Alexandra, qui commence cependant à maîtriser le ballet, entre séances rodées et souvent répétées, exercices en musique et un échange constant à la base de toute alchimie selon Stijn  Morand. «C’est une manière de travailler assez atypique. Les entraînements sont souvent les mêmes et la communication est exacerbée. Il est sur notre dos tout le temps et quand on ne parle pas, on se fait presque engueuler !», sourit Alexandra.

 

A la pointe du navire parisien Alexandra est en tout cas un gouvernail précieux pour sa petite sœur, Silvana, qui l’a rejointe cet été. Installées dans des appartements proches à l’Appart City de Vélizy, les deux sœurs aiment à se retrouver. Certes, Silvana, 3e centrale de l’équipe, n’a pas encore eu l’occasion de rentrer en jeu en LAF cette saison, mais elle se plaît à s’incruster parfois dans l’appart de la grande sœur pour manger un morceau en famille ! «C’est plaisant. Sans jamais se dire qu’un jour on jouerait ensemble, on était curieuse de savoir si ça allait arriver et on est contente de pouvoir le faire aujourd’hui», exprime Alexandra.

 

Sans doute que la présence de Silvana a facilité la transition pour Alexandra, derrière un été international mal fagoté et un temps de jeu en équipe de France très réduit durant les qualifications.  «La première partie de l’été avait été plutôt bien, j’avais gagné ma place sur le terrain et on avait montré de bonnes choses en Ligue européenne. La deuxième partie d’été a été un peu plus frustrante, parce que personne n’aime rester sur le banc», avoue-t-elle. A Paris, pas de cogitation, Alexandra a un tout autre statut et les clés du jeu offensif. Elle devra en faire bon usage ce soir face à Venelles pour maintenir le SF Paris Saint-Cloud dans le bon sillon…