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«On peut passer à autre chose»

le 08/11/2016
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L’attaquant de l’Arago, Marien Moreau, a perdu pas mal de petits camarades à l’intersaison après la défaite des Sétois en finale LAM. Mais il croit vraiment en ce nouveau groupe qui a lancé son année après son succès face à Paris samedi dernier.

 

 

- Marien, pensez-vous toujours à cette finale de championnat perdue face à Paris en mai dernier ou bien tout cela est-il digéré aujourd’hui ? 

- Le fait que le groupe ait pas mal bougé à l’intersaison, ça a sûrement aidé à passer à autre chose. Les nouveaux venus, ça ne les concerne pas forcément. Mais c’est vrai que j’y ai pas mal pensé cet été. Avec un championnat de plus en plus relevé et homogène, on se dit que l’occasion ne se représentera peut-être pas demain. Mais dès la préparation, on était déjà focalisé sur l’objectif commun et la victoire contre Paris (3-2) a définitivement enterré tout ça. On avait cette petite revanche à prendre, on a gagné, c’est très bien. Maintenant, on peut passer à autre chose. Même si ce succès était d’abord important pour lancer la saison, actionner ce petit déclic. On a fait un super match, on a su jouer sur leurs points faibles. Ils n’en ont pas beaucoup, mais à mon avis, ils vont quand même en avoir, notamment en réception.

 

 

- Beaucoup de joueurs majeurs (Lafitte, Rossard, Hernan) sont partis, le coach, Patrick Duflos a arrêté. Pourquoi avez-vous eu envie de relever ce nouveau challenge avec l’Arago ?

Je suis resté parce que je suis vraiment attaché à ce club, à cette ville. Je considère que c’est un petit peu chez moi aujourd’hui. S’il y avait eu un changement complet d’entraîneur, cela aurait peut-être pu être différent, mais avec Fabien (Dugrip), je savais où on allait. Je le connais bien, il était déjà là quand je jouais à l’Arago il y a cinq ans ! Avec lui, j’évolue dans une confiance totale.

 

 

- Y a-t-il déjà une «empreinte» Fabien Dugrip ? Apporte-t-il des choses nouvelles ou bien reste-t-il dans le sillon tracé par son prédécesseur, Patrick Duflos ?

- Il apporte des choses nouvelles. Déjà, ce ne sont pas les deux mêmes caractères. Fabien est un préparateur physique à la base, il est naturellement intéressé par le travail physique. A l’entraînement, il réagit bien sur des situations où l’on pourrait avoir des défaillances. Il y a évidemment des ressemblances. La manière de faire englobait Patrick et Fabien, qui avaient une relation assez fusionnelle et il y a des habitudes de vie de groupe qui restent. Après, en termes de jeu précisément, c’est difficile de répondre aujourd’hui. Il y a pas mal de nouveaux joueurs et certaines adaptations à faire forcément.

 

 

- Quel regard portez-vous justement sur cette mouture de l’Arago 2016-2017 ?

- Je trouve que ce groupe a un gros potentiel encore cette année. Sur les deux premières défaites, il y a des secteurs où on a peiné à se mettre en place, mais tout va rentrer dans l’ordre. Avec «Rafa» Redwitz, on a mis peut-être un peu de temps à se trouver, mais on est sur la bonne voie. Il a gagné quatre titres de champion de France et tout le monde lui fait confiance. Ewoud Gommans, on sait ce qu’il peut faire, même s’il doit prendre encore un peu plus de confiance. Steve Peironet est un libéro qui a beaucoup d’expérience. Dans ce groupe, il n’y a quasiment que des francophones, et même le central brésilien (Luiz Henrique Martins Sene) est vraiment dans l’esprit Arago. Je ne me fais pas de souci.

 

 

- A titre personnel, après une excellente saison passée, quels objectifs vous êtes-vous fixés cette année ?

- Rien de vraiment précis. Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que j’ai l’habitude d’être à 100% tout le temps, et cela ne va pas changer ! J’ai toujours l’impression de progresser et j’ai envie d’être le plus performant possible. Dans un coin de ma tête, j’ai aussi envie d’apporter un titre à l’Arago, ça me tient à cœur.

 

 

- La semaine prochaine, vous disputez votre tour préliminaire en Ligue des Champions face à Ljubljana. C’est aussi une échéance importante pour le club, qui est à la porte d’une belle aventure européenne ?

- Ce tour préliminaire, il faut le passer ! C’est une expérience extraordinaire de jouer la première phase de la Champions League. Ensuite, on sait que si l’on passe, on sera dans un groupe très fort avec Modène notamment. La Champions League est coûteuse en énergie aussi, on en est conscient. Il faut y aller, avant tout pour se faire plaisir. Oui, on n’a pas le droit à l’erreur face à Ljubljana, mais on est assez habitué à ce genre de pression. On a assez de joueurs d’expérience pour transformer cette pression en énergie positive.

 

 

- Et pour vous, la Ligue des Champions demeure un bon souvenir. En 2015 avec Anvers, vous aviez terminé meilleur marqueur de la première phase !

- J’aime bien ce genre de match de gala, c’est vrai. C’est toujours hyper motivant. A Anvers, il y avait eu de beaux matchs et on avait manqué le deuxième tour pour trois petits points au point-average ! Maintenant, le petit hic en Coupe d’Europe, c’est qu’on ne jouera pas au Barrou (la salle n’est pas homologuée) mais à Montpellier. Le Barrou, c’est une force pour nous, mais même à Montpellier, on donnera tout pour vivre une belle aventure.