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«J’aime la pression»

le 25/10/2016
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Le nouvel entraîneur italien de Tours, Giampaolo Medei (42 ans), est chargé de ramener un titre majeur au club cette saison. C’est avec une énorme motivation et fort d’une aventure olympique fantastique avec l’équipe d’Italie, qu’il relève le défi.

 

 

- Giampaolo, vous arrivez à Tours, club référent du volley français, où il faut gagner quelque chose. Cela signifie donc beaucoup de pression pour vous non ?

- A Tours, la pression, c’est normal. L’objectif du club c’est gagner. Mais moi j’aime la pression car ça signifie que le club a de l’ambition. Si tu n’as pas de pression, c’est que finalement les objectifs ne sont pas très importants. Comme entraîneur, je suis ambitieux, j’ai envie de progresser. Tous les entraîneurs veulent jouer pour gagner. Je suis content d’être là, d’entraîner dans l’un des clubs les plus importants du championnat de France. Je suis très concentré sur le travail. Le championnat français n’est pas évident à gagner, le niveau est très important. Mais ici, on a tout pour bien faire.

 

- Avant l’an passé, Tours n’avait plus terminé une saison sans un titre de champion de France ou une Coupe de France depuis 2008. L’objectif est donc très clair non ?

- Pour le TVB, une saison sans titre, ce n’est pas bizarre, mais pas loin,  ils sont tellement habitués à gagner ! J’ai compris que cette saison, c’est important de gagner un titre majeur (Tours a remporté en 2015-2016 la Supercoupe, qui se joue sur un match).

 

- Quelles qualités le club de Tours a-t-il vues en vous pour vous placer à la tête de l’équipe pour ce défi ?

- Les qualités ? Il faut demander ça au manager ! Je pense que j’ai montré des choses à Narbonne (2012-2014), dans une équipe avec l’un des plus petits budgets. La première saison (demi-finale de Play-Offs) a même été exceptionnelle. Et à Beauvais, malgré des problèmes financiers, on a fait de bons résultats (finale de la Coupe de France 2015). J’ai démontré avec peu de moyen que je pouvais faire quelque chose, alors avec de plus gros moyens, je dois pouvoir faire des résultats (il sourit).

 

- Vous avez débuté à 27 ans comme assistant coach à Macerata, en Italie. En quoi, était-ce pour vous l’une des meilleures écoles ?

- C’est une expérience très importante pour moi. J’ai travaillé dans des situations idéales, dans l’un des plus grands clubs d’Europe. C’est du top niveau, tu comprends comment il faut travailler au top niveau. Je sais aujourd’hui où il faut arriver. Pour moi, les fondements qui étaient posés à Macerata, c’était l’organisation et la professionnalisation du travail. Quand tu travailles avec des tops joueurs, tu dois être très cadré, professionnel et travailler aussi sur les petites choses, les détails. Il faut que tout marche très bien. Quand tu as des tops joueurs, il faut faire un top travail. Une petite chose ne fait pas la différence, mais toutes les petites choses ajoutées les unes aux autres font des différences. Au haut niveau, l’équipe doit être organisée, toujours performante dans les choses faciles et capable de produire par séquences un jeu imprévisible.

 

- Il y a eu Macerata et puis l’été dernier, la fabuleuse aventure olympique et la médaille d’argent à Rio, au poste d’assistant-coach de la Squadra Azzurra ! ça non plus ce n’est pas neutre dans une carrière ? 

- -Les J.O. pour moi, c’était un rêve quand j’ai commencé à entraîner. C’est une expérience très enrichissante. C’est une ambiance particulière. Tu es dans le village olympique, tu utilises les transports, tu partages les gymnases, mais tu sais que ça reste la chose la plus importante du volley ! Il y a beaucoup plus de pression, il faut gérer les objectifs, les matchs, l’envie de gagner. Et jusqu’à la finale, l’Italie a très bien géré ça. Je crois que j’ai appris beaucoup de choses là-bas. Je me sens un peu plus sûr de moi-même. J’ai pu voir que ma façon de travailler n’était pas très loin de ce qu’on a fait cet été. J’espère utiliser cette expérience avec Tours. Je suis sorti plus fort des Jeux, un peu plus conscient de mes qualités, de mon travail. C’était important aussi pour ça.

 

- Justement, que retirez-vous de cette première victoire nette face à Chaumont (3-0) en ouverture de la saison LAM samedi dernier ?

 - C’est bien de démarrer avec une victoire 3-0 contre une bonne équipe, même si elle était un peu diminuée, sans deux joueurs importants. Maintenant, c’est trop tôt pour évaluer les niveaux des équipes et le nôtre. Mais je suis confiant car on a produit de belles choses, des séquences de très bon niveau par moment, des points où il faut progresser aussi. C’est un premier match positif, on a montré le potentiel de l’équipe mais il faut rester concentrer. L’équipe doit continuer à progresser jusqu’à la fin de la saison régulière. On a fait un bon premier pas, mais ce n’est qu’un premier pas.