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Rennes, de l'ambition malgré tout

le 10/10/2016
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La fin de saison dernière fut délicate à gérer pour Rennes. Entre un sort sportif malheureux et la disparition de son président, le club breton a dû encaisser. Il lui faut maintenant se relever pour ambitionner à nouveau la Ligue AM.

 

Il y a des traumatismes qui forgent et vous élèvent. D’autres, à l’inverse, qui vous engloutissent et  abandonnent là, votre dépouille défaite. C’est un peu ainsi que Rennes a terminé la saison dernière. Immensément triste et anéanti. Il y a la cruauté du terrain d’abord, sèche et implacable, injuste sans doute. Le Rennes Volley 35 avait caracolé, dominé, ravagé la Ligue BM tout au long de l’exercice régulier. La Ligue AM, terre sainte, lui semblait promise. Et puis, elle s’est dérobée. D’un coup, tout s’est affaissé. En finale, Rennes a eu deux balles de matchs et Nice lui a fait une entaille au cœur pour la vie. Comme Ajaccio, quelques semaines plus tôt, pour deux petits points au tie-break, en finale de la Coupe de France ! «Franchement, c’est dur, très dur. Heureusement qu’il y a autre chose dans la vie que le volley, des événements qui sont venus depuis occuper mon cerveau. Ça m’a aidé quelque part à survivre. Ça fait mal, il y a un trou dans  le cerveau, j’essaie de l’éliminer», raconte l’entraîneur serbe, Nikola Matijasevic, toujours affecté aujourd’hui. «J’évite les mauvaises pensées, j’évite d’en reparler.» Peu de temps après, Rennes reçut aussi un deuxième choc, touché au cœur de sa propre famille, avec la disparition en juin dernier de son président, Thibault Mativet.

 

Cela fait donc beaucoup pour le club breton, qui doit maintenant se relever de tout cela, laisser le passé dans l’oubli et croire encore en l’avenir. Visiblement, les joueurs ont toujours envie ! Tous ou presque ont voulu rester un an de plus. Trois départs seulement, et donc trois arrivées, ont été actés cet été. Un bouleversement a minima, même s’il entraîne une refonte quasi complète de la réception rennaise, avec les arrivées des réceptionneurs-attaquants Xavier Kapfer (1,91 m, 34 ans) et de l’Allemand, Björn Höhne (1,94 m, 25 ans), ainsi que celle du libéro serbe, Neven Majstorovic (1,93 m, 27 ans). De même, le club aussi change de visage : nouveau président (Bruno Coeurdray), nouveau manager, nouveau préparateur physique, cela nécessite forcément quelques ajustements. «Beaucoup de choses se mettent en place, ça demande pas mal de concentration», convient le coach rennais.

 

Mais cela ne semble pas grever l’ambition du club breton, qui va continuer de lorgner, forcément, sur la LAM. Même s’il a perdu en route un joueur pro dans l’effectif (8 au lieu de 9 l’an passé) et qu’il fera appel à quatre jeunes du centre de formation pour compléter le roster et mettre en place des entraînements qualitatifs. «Huit joueurs professionnels, c’est trop juste. Quand on est ambitieux, ça peut être dangereux et nous poser des problèmes», reconnaît Nikola, qui n’a plus cependant qu’à s’adapter. Et accepter aussi cette étiquette de favori que le reste des troupes de Ligue BM colle tout de même habilement sur le jersey breton. «C’est plus facile de renvoyer la balle dans le camp adverse, même si c’est quelque part logique avec notre parcours de l’an dernier. Sauf que là, on a huit pros, que le championnat est long et le niveau de Ligue BM sera plus élevé et plus homogène que l’an dernier. Ça ne s’arrête pas avec Rennes et Tourcoing ! Cette année, il n’y a pas une équipe faible», estime le technicien rennais. Qui s’attend donc à une rude empoignade, mais qui sait aussi que sur le combat au long cours, le premier de la saison régulière ira bien cette fois en LAM…