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Tours : revenir dans la lumière

le 08/10/2016
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Malgré la Supercoupe et une demi-finale de Play-Offs, le TVB n’a pas totalement tenu son standing l’an passé et veut reprendre de la hauteur cette saison, avec Giampolo Meidei en chef de banc.

 

Ce fut un peu comme un sevrage, une saison sans véritable ivresse. Cette douce sensation dans laquelle Tours plonge avec délice chaque année de sa vie depuis une décennie. Depuis 2005, le cador de Touraine ne compte que deux saisons (2007 et 2008) terminées les bras ballants, sans les confettis et un trophée au-dessus de la tête ! Et si l’an passé, ce ne fut pas le bonheur extatique auquel le club aspire en continu, le TVB a tout de même glané en douce, au milieu d’une saison banale, la Supercoupe, histoire de ne pas sortir complètement déplumé. «On pourrait dire que l’on a fait finalement une saison correcte : on gagne la Supercoupe, on fait demi-finale du championnat et on est dans les douze meilleures équipes d’Europe. Mais dans les faits, pour un club comme le nôtre, ce n’est pas une bonne saison, même si elle n’est pas si mauvaise que ça», juge le manager général du TVB, Pascal Foussard.

 

Tours a donc sonné la charge et le sextuple champion de France n’a qu’un seul désir : remettre sa paluche sur le volley français, redevenir maître des lieux. «L’état d’esprit est de reconquérir un titre, c’est clair», clame le GM d’un club qui a donc vu son règne LAM s’interrompre l’an dernier, après quatre titres de champion de France consécutifs de 2012 à 2015. Un «quatre à la suite» qui lui aurait valu une belle encyclopédie sur les cétacés en mer d’Iroise dans un célèbre jeu télévisé, mais que les Tourangeaux auraient surtout aimé prolonger, comme on perpétue une tradition. Mais la saison fut trop inconstante, le niveau de performance trop erratique et le TVB a fini par chuter pour le compte en demi-finale face à son plus belle ennemi et futur champion, Paris. Il fallait donc changer des choses, créer un nouvel élan, appeler au défi pour s’élever à nouveau.

 

Et c’est ce qui fit le TVB. Changement de président, changement d’entraîneur, changement de passeur : Tours entre clairement dans une ère nouvelle. A la tête du club, Jacques Bouhier cèdera officiellement la place dans trois jours à Yves Bouget, partenaire historique du club et surtout ancien président de la FFVB (2013-2015). En bord de touche, c’est l’Italien Giampaolo Medei, ancien entraîneur de Beauvais, formé à l’école Macerata et assistant coach de l’Italie aux derniers J.O., qui prend le relais. «C’est quelqu’un de précis, qui prend du temps dans l’entraînement, pour construire les choses mais aussi dans le relationnel avec les joueurs et cela m’a plu. Il a cette envie de tous les jours», explique Pascal Foussard. Enfin, sur le terrain, le TVB n’a pas lésiné : il a débauché le meilleur passeur LAM tout simplement, ramenant en Touraine le créatif Espagnol, Guillermo Hernan, toujours en quête d’un titre en France. Et depuis le début de la préparation, Hernan a clairement pris les choses en main. Dans son sillage, le jeu du TVB prend déjà une jolie tournure. «C’est le point d’orgue du recrutement. En faisant venir Hernan, normalement tout est plus simple. C’est un patron du jeu, qui aime prendre ses responsabilités, qui essaie de s’adapter aux joueurs. Pour les jeunes, c’est un guide», se félicite le GM du club.

 

Si les anciens, Henno, Konecny, White sont toujours là pour garder le fort, le TVB a injecté un bon sang neuf. Même s’il est actuellement blessé (déchirure abdominale), le réceptionneur-attaquant, Ryley Barnes (2 m, 23 ans) a étincelé sur les trois premiers matches de préparation et les jeunes loups français, Quentin Jouffroy, Thomas Nevot ou Stanislas Rabiller sont des rotations plus que précieuses, dans une équipe où les douze joueurs doivent être opérationnels et à laquelle le futur nouveau président a demandé de récolter désormais au moins un titre par an ! Pas de quoi cependant apeurer le TVB. Ce n’est rien d’autre finalement que son rythme de vie naturel. «Elle est normale cette pression. Quand les joueurs viennent à Tours, ils viennent pour gagner. Pour l’instant, il y a des choses très intéressantes à sortir, les jeunes ont envie de bousculer la hiérarchie», constate Pascal Foussard. Et le TVB, lui, de retrouver sa place, là-haut, au sommet du volley français.