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Toulouse affûte la pointe

le 03/10/2016
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Avec l’arrivée de Bram Van Den Dries, les Spacer’s ont beaucoup misé sur leur nouvel attaquant de pointe pour tenter de franchir enfin le premier tour des Play-Offs.

 

Il fait l’objet de toutes les attentions, de moultes précautions. Bien sûr, Bram Van Den Dries (2,07 m, 27 ans), le nouvel attaquant de pointe des Spacer’s de Toulouse, ne va pas faire tomber la magie tout seul. Il ne va pas transformer en deux levers de bras un club magnifique d’audace en saison régulière (4e l’an passé) mais toujours court en Play-Offs (éliminé en deux manches au premier tour par Ajaccio) en un cador irrésistible. Mais le garçon est bien le joyau de Haute-Garonne cette année. Une sculpture, un calibre que le club toulousain n’aurait sans doute jamais eu les moyens de s’offrir s’il était arrivé ici tout frais et pimpant. Car le géant belge a déboulé avec un pied raccommodé, fracturé et opéré en janvier dernier, date depuis laquelle il n’a plus joué un match de championnat ! Forcément, à l’argus du sport pro, il a décoté un peu. «Un Van Den Dries pas blessé, tu ne l’imagines pas à Toulouse ! Mais même là, ça a un coût quand même», sourit Cédric Enard qui a donc souhaité tenter le pari.

 

Et pour l’instant, les choses vont plutôt bien. Dispensé des qualifications à l’Euro avec la Belgique pour soigner et consolider son pied, Van Den Dries a déboulé illico dans la ville rose, alors qu’il aurait pu se la couler douce quelques jours au calme. «Il a demandé à venir s’entraîner ici plus tôt que prévu. Au niveau de l’état d’esprit, ça dénote quelque chose de très positif», se félicite le technicien toulousain, qui ménage évidemment le bonhomme depuis le début de la préparation, dès que la cheville grince un peu. «Avec le staff médical, on fait gaffe, on a bien cadenassé tout ça et sur l’état d’esprit, il est déjà intégré et apprécié par tout le monde», raconte Cédric.

 

Car le coach n’est pas dupe : il sait que si Toulouse a chuté sur la première marche des Play-Offs depuis trois ans, c’est en grande partie parce que le club a manqué d’expérience, de vécu et d’un joueur désigné pour clouter l’affaire dans les moments décisifs. Or, si Toulouse veut demeurer fidèle à sa politique de promotion des jeunes talents français, son ADN, il a voulu, cette saison, se doter d’un «finisseur». Et à voir comment le tandem ultra physique, Antoine Brizard/Bram Van Den Dries commence à trouver ses marques (victoire 3-0 en amical contre Paris), Cédric Enard sent bien que la diagonale passeur-pointu peut rendre fou plus d’un adversaire cette saison. «C’est en train de venir. La relation de confiance commence à se créer entre les deux et le collectif se construit sur une relation passeur-pointu qui sera plus stable que les saisons précédentes», estime le coach.

 

En attendant l’arrivée, fin de semaine prochaine, de la recrue estonienne, le central international, Timmo Tammemaa (2,02 m, 24 ans), Toulouse affiche en tout cas du physique, de la taille, un état d’esprit dans l’élan de l’an passé et une jeunesse ardente et prête à l’assaut ! «Le club aime travailler avec les jeunes Français, c’est un plaisir. Après, il ne faut pas se voiler la face, c’est aussi une question économique. Mais on est reconnu pour ça aussi. Les jeunes savent qu’ils ont leur place à Toulouse et qu’on a des projets pour eux», explique l’entraîneur d’un club qui affiche un budget d’un peu moins de 1,2 million d’euros pour la saison à venir.

 

En tout cas, Toulouse compte bien mettre à profit le vécu et les années de Zagonel (35 ans) et Van Den Dries, les deux plus vieux de la bande, pour entourer la jeune classe et s’extirper d’une LAM encore plus dense, réduite à 12 clubs, où la ligne de démarcation entre l’ambition des Play-Offs et la zone troublante de la relégation est désormais réduite à rien ou pas grand-chose. «Dans un championnat à 12, tu travailles rarement dans la sérénité. Beaucoup d’équipes peuvent être concernées par les dernières places et on en fait partie. Ça va se jouer sur la dynamique et les blessures. Il faudra aussi être irréprochable sur l’état d’esprit. Etre convaincu que l’on a notre mot à dire comme tous les autres.» Une conviction qui a déjà fait un bout de chemin à Toulouse depuis quelques années…