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Saint-Nazaire, retour dans le grand monde

le 30/09/2016
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De retour en LBM après une seule saison en Elite, les Nazairiens retrouvent, avec fierté et enthousiasme, le monde professionnel, un terrain de jeu qui leur va bien.

 

C’est ainsi et ici, sans aucun doute, que le SNVBA se sent bien. Au milieu de la horde, quand le volley se fait plus physique, quand les batailles sont âpres, quand le jeu n’est plus tenu que par quelques privilégiés qui ont leur place dans le grand monde. Saint-Nazaire n’aura donc pas végété longtemps. Pas végété du tout même. Rétrogradé économiquement à la suite de la saison 2014-2015, le club a retrouvé au premier rebond la Ligue BM ! Malgré une quatrième place sportive qui ne lui octroyait pas ce droit de facto, Saint-Nazaire tenait son billet fin juillet, au petit jeu des «recalages» financiers sanctionnant l’un ou l’autre devant lui. Pour autant, le club n’a surtout pas le sentiment d’être là par défaut, bien au contraire. «On prend cela avec beaucoup de satisfaction et de fierté. On a certes fini 4e en Elite, mais on mérite pleinement cette accession. Si des clubs n’ont pas pu monter devant nous pour raisons économiques, c’est qu’ils avaient constitué une équipe alors qu’ils n’en avaient pas les moyens. Ce n’est pas une accession au rabais», explique, lucide, l’entraîneur et manager général du club, Gilles Gosselin.

 

La bonne nouvelle actée, il a fallu vite «se cracher» dans les pognes pour construire fissa une équipe dont deux éléments du sept de base seulement demeurent en poste, les expérimentés, Lionel Coloras (pointu) et Quentin Marion (réceptionneur-attaquant). Pour le reste, tout est neuf ou presque. En tout cas, tout a été ficelé à partir d’une ligne de conduite bien définie : la prime à la jeunesse française. Avec huit joueurs français sur douze et une moyenne d’âge d’à peine 25 ans, Saint-Nazaire va à la source et à la sève ! «La volonté du club, c’est un projet sportif qui valorise, met en avant et s’appuie sur la formation française, dont certains joueurs formés au club. C’est recruter des jeunes joueurs français en leur donnant du temps de jeu et en les entourant de joueurs d’expérience», résume le technicien nazairien.

 

La formule n’a rien de révolutionnaire, mais elle est tout à fait louable et même un tantinet audacieuse quand on est promu. Mais l’arrivée d’un passeur à bagage comme Maxime Mourier (ex Nancy) doit aider à stabiliser l’édifice. Pour ce qui est des renforts étrangers, Saint-Nazaire a piqué à la même veine : des jeunes potentiels, aux atomes crochus évidents, puisque le club de Loire-Atlantique a fait venir trois Canadiens, le réceptionneur-attaquant, Raymond Szeto (1,90 m, 25 ans) et les centraux Marc Wilson (2,03 m, 24 ans) et Braden McLean (2,06 m, 25 ans), ainsi qu’un réceptionneur-attaquant US, Steven Irvin (1,95 m, 25 ans). Un  choix identifié pour perpétuer la belle histoire d’un club qui a déjà vu passer, avec réussite, quelques bons hommes nord-américains par le passé. Un choix étudié surtout, pour coller parfaitement à l’esprit et la mentalité d’un club qui ne lâche et ne se lasse jamais, à l’image du travail colossal abattu par les dirigeants et les quelques soixante-dix bénévoles. «Les Nord-Américains, c’est une mentalité que l’on connaît bien et ils sont dans le profil de jeunes joueurs à fort potentiel, avec de l’engagement, un investissement et un état d’esprit irréprochable. Des vertus indispensables pour se maintenir», estime Gilles Gosselin.

 

Reste maintenant pour le technicien à mettre en musique. Par chance, il a ses troupes au complet depuis les premiers jours de la reprise, il y a un mois. Il peut ainsi évaluer et faire jouer la concurrence, laquelle sera motrice cette saison à Saint-Nazaire. «La volonté est d’avoir une densité physique supérieure par rapport au championnat Elite, tout en ayant une homogénéité dans l’effectif, en instaurant une grosse concurrence et avoir ainsi plusieurs solutions. On ne pourra pas vivre sur six, sept joueurs», prévient le coach, qui entend désormais réinstaller durablement Saint-Nazaire, place forte du volley français, dans le grand monde…