Billetterie

Evreux : La carte jeune, c’est le bon plan !

le 29/09/2016
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

De retour en LAF après deux saisons en Elite, Evreux continue de miser sur la jeunesse et se lance dans cette nouvelle aventure avec prudence et raison, mais surtout pas sans ambition.

 

Olivier Lardier va donc continuer de creuser son sillon. Voilà deux ans que le technicien ébroïcien essarte la voie à grand vent de jeunesse, taillant, sculptant des potentiels qu’il aime à déceler et à élever. En LAF, il n’y a donc aucune raison de changer les plans. L’idée est toujours bonne. «C’est une volonté de ma part de travailler avec des jeunes joueuses, d’essayer de les faire évoluer à leur meilleur niveau. C’était la ligne de conduite pour faire remonter l’équipe sur deux ans, avec de jeunes Françaises mais aussi de jeunes étrangères. C’est un vrai pari à chaque fois car on mise sur un potentiel et après, c’est le travail des joueuses qui fait le résultat. L’an dernier, ça a été un pari gagnant, cette année on maintient ce pari, même si l’on sait bien que c’est un pari encore plus risqué, plus audacieux», explique le technicien de l’EVB.

 

Tout en conservant quatre joueuses de son sept de base de l’an dernier, en reconduisant évidemment sa jeune diagonale passeuse-pointue (Amalric/Oliveira Souza), internationale et prometteuse, Evreux a donc rajouté un peu plus de verve, de talent vert et d’insouciance encore dans le programme. La passeuse, Margaux Bouzinac (20 ans) arrive ainsi  de Cannes avec un petit excédent de frustration et un grand manque de temps de jeu. La jeune réceptionneuse-attaquante italienne, Marianna Ferrara (1,79 m, 19 ans), débarque avec des étoiles plein les yeux, après avoir conquis la Ligue des Champions avec Pomi Casalmaggiore. Et puis Evreux a réussi à ramener sur le sol français la très prometteuse réceptionneuse-attaquante Juliette Fidon (1,85 m, 19 ans), qui évoluait en université US l’an passé, aux Arkansas Razorbacks, et qui retrouvera en Normandie son ancienne coéquipière d’Albi, Oriane Amalric. «Je la connais depuis un petit moment. C’est un profil que je cherchais. C’est une joueuse d’impact, de rupture, elle doit être capable de nous apporter ça. Avec un rôle défensif également, tant au niveau du bloc que de la réception. Elle aura un rôle clé dans l’équipe», avance Olivier Lardier.

 

Mais il fallait bien aussi quelques piliers pour soutenir les fondations et cadrer les inspirations et les emballements de la jeunesse. Le renfort de la centrale d’expérience, Yulia Ferulik, grande dame de l’ASPTT Mulhouse, rompue depuis des années à la LAF, est appréciable et capital. De même que celui de la Canadienne, Marie-Sophie Nadeau (1,84 m, 26 ans), qui va, certes, découvrir le championnat de France, mais qui peut offrir un peu de sécurité par son talent individuel. «Exceptées Yulia et Tatjana (Burmazovic), toutes les autres joueuses vont découvrir la Ligue A ! C’est un vrai pari», convient encore le coach.

 

Mais cela n’empêchera pas Evreux d’y aller avec foi et conviction. Sous l’habit du promu, qui commande naturellement raison et prudence, le club ébroïcien ne veut pas subir l’événement mais bien plus participer activement à la belle aventure. «Faire du sport sans ambition, ça devient compliqué donc autant en avoir», avance, très justement, l’entraîneur d’Evreux.  «Et avec de jeunes joueuses à potentiel, il est préférable que ces joueuses-là en aient ! Maintenant, l’ambition n’est pas un vain mot. Ça implique beaucoup d’abnégation, d’investissement personnel, collectif, physique. En Ligue AF, l’impact physique est plus important, la maîtrise technique a des exigences supérieures. Il faudra être capable de répondre à un rythme beaucoup plus élevé. On est prudent, serein, responsables de nos actes», résume Olivier Lardier, qui se verrait bien dépasser le cap du 2 avril prochain, dernier soir de la saison régulière…