Billetterie

Orange revient à la lumière

le 27/09/2016
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Promue en Ligue B au terme d’une saison fédérale réussie en tous points, l’ASON retrouve le monde professionnel avec un blason redoré et une nouvelle sérénité.

 

Cela aurait pu être une plaie ouverte à vie, une fissure dans laquelle toutes les peurs s’engouffrent et ne s’échappent jamais. A l’été 2015, Orange portait encore beau sportivement. Troisième de la saison régulière LBM, l’équipe guerroyait vaillamment. Mais le socle était fragile, les finances un peu plombées et les jours de survie, en l’état, étaient comptés. Le club fit alors le choix de la sagesse : la rétrogradation en Elite pour renaître vraiment. «Objectivement, c’était la meilleure décision pour repartir. Quand ce club vous tient à cœur, vous réfléchissez à la meilleure stratégie. Et c’était la meilleure», constate aujourd’hui le président du club orangeois, Luigino Cortese.

 

En descendant d’un cran, Orange n’a pas tout bazardé, loin de là. Avec un effectif de Ligue B quasi conservé, un objectif, la remontée, clairement affiché, l’ASON se mettait illico en ordre de bataille. Surtout, le club du Vaucluse se donnait une année pour assainir ses comptes, retrouver un peu de quiétude, de tranquillité, et raccommoder un écusson quelque peu éraillé par les errements passés. «Ça nous a coûté assez cher, mais cela nous a fait beaucoup de bien», convient encore le président. «Chacun a fait des efforts, les joueurs ont bien compris le message, ils ont joué le jeu en N1 et on a fait une super saison. Le blason est redoré, les budgets commencent à être sains. Le scénario s’est déroulé de manière parfaite.» Avec à l’arrivée, une farandole de bonnes nouvelles : une dette désormais effacée aux deux tiers, une accession en Ligue BM via une deuxième place au classement et un succès historique en Coupe de France fédérale !

 

Orange est donc requinquée, heureuse de retrouver la Ligue BM, avec un effectif peu bouleversé. Cinq joueurs, dont trois référents serbes de la division, le pointu Radovan Gavrilovic et son compère réceptionneur-attaquant, Aleksandar Mitrovic, en provenance de Martigues et le central venu de Tourcoing, Mladen Bojovic, viennent renforcer l’effectif. Une équipe franco-serbe donc, toujours drivée par Nenad Djordjevic, et qui entend raisonnablement faire un peu plus que de la figuration. «L’objectif est de faire une belle saison, sans prétention de viser la Ligue AM, mais on espère bien se réinstaller en Ligue BM et terminer le nettoyage financier à la fin de l’année», prévoit encore le patron du club.

 

Mais la vision de l’ASON va bien plus loin que le simple rectangle de jeu. Orange entend aussi poursuivre son œuvre, son ancrage dans le paysage local, régional, où son rayonnement est aujourd’hui bien réel. Seul club professionnel du département du Vaucluse, tous sports collectifs confondus, l’ASON est tout à la fois vitrine et moteur, relais essentiel de valeurs capitales que le club transpose dans les endroits les plus sensibles de la ville. Il est d’ailleurs au cœur du projet Eco-Quartier Saint Eutrope, d’où sortira une nouvelle salle à l’horizon 2019, mais dont la finalité va bien au-delà du sport, en rassemblant les générations et les milieux sociaux autour du sport, de la culture, de la santé, du bien-être et du mieux-vivre. «On travaille depuis 2007 sur le projet. On a envie d’être un peu le moteur de tout ça», résume Luigino Cortese, qui a déjà les mains plongées dans la bonne pâte, avec la première édition de la YetiCup, au format international, qui démarre demain pour quatre jours de grand volley, avec un final en apothéose et trois derniers matchs en plein air, dans l’auguste cadre du Théâtre Antique.