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Les Mariannes à l’assaut !

le 26/09/2016
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Demi-finaliste en championnat et en Coupe de France la saison passée, le SF Paris Saint-Cloud ne se morfond pas et veut enfin réussir à accrocher une finale cette année.

 

Il n’a que la voix qui grésille un peu depuis quelques jours. Mais, mis à part ces petits maux de gorge, Stijn Morand a la conviction limpide et l’ambition claire. Le coach belge des Mariannes parisiennes a déjà pansé la plaie d’une saison dernière qui, comme la précédente, avait pourtant laissé le club en lisière du bonheur, la main sur la poignée de la porte de la finale. «Ça a donné un goût amer à la saison c’est sûr. Comme l’année d’avant, on est tout près», concède le technicien. Tout près certes, mais Paris n’y est toujours pas. Cela ne l’accable pas pour autant. Au contraire, la dernière saison porte en elle de belles promesses, estime-t-il. Malgré un effectif réduit, amputé encore sur la fin par l’absence de deux titulaires blessées, Paris ne fut pas si loin, éliminé à chaque fois en demi-finale des compétitions nationales par le futur titré, Cannes en Coupe de France et Saint-Raphaël en championnat. Et la saison fut bien ventrue avec quatre tours de Coupe d’Europe en plus ! «Il y a deux ans, on était allés au bout, on ne pouvait pas faire mieux. L’an passé, sans les blessures, on aurait pu faire mieux. Vu les circonstances, l’équipe n’a pas grand-chose à se reprocher», analyse, lucide, l’entraîneur des Mariannes.

 

Paris a donc tourné la page, sans grognement ni amertume. Stijn Morand, qui est toujours seul sur le banc pour guider le navire parisien, a tout de même eu besoin d’un petit temps de repos «pour recharger les batteries et repartir plein gaz», sourit-il. Mais à la mi-août, l’histoire déjà recommençait, avec un enthousiasme sans faille et la tenace conviction de revenir encore plus fort cette année !

Pour cela, le coach a fait comme il aime pour le recrutement : il a insufflé à son effectif un coup de fougue, d’insouciance et de jeunesse, recrutant sept joueuses pour une moyenne d’âge en-deçà des 23 ans ! «C’est ma philosophie, j’aime bien travailler avec des jeunes joueuses à fort potentiel. Les progrès sont presque immédiats, visibles tout de suite. Cette année, avec les départs de Grace (Carter), Laurianne (Delabarre), Nina (Coolman), on a perdu de l’expérience, que l’on a remplacée par des jeunes à grand potentiel. Il y aura forcément un peu plus de déchet en début de saison, mais la marge de progression sera plus importante sur l’ensemble de la saison», avance Stijn Morand.

 

Outre cette cure de rajeunissement, Paris a rallongé l’effectif, porté désormais à douze joueuses, et il a recruté offensif ! Les arrivées de la réceptionneuse-attaquante néerlandaise au physique exceptionnel, Celia Diemkoudre (1,82 m, 24 ans), de l’Italienne à la technique maîtrisée, Silvia Lotti (1,88 m, 24 ans) et de l’Istréenne, Odette Ndoye (1,78 m, 24 ans), vont clairement dans ce sens. «L’an passé, avec les soucis de cheville d’Alessia (Fiesoli), Alexandra Dascalu avait fini par porter l’attaque toute seule», reconnaît l’entraîneur belge.

Cette fois, ce ne sera donc plus le cas. Paris a des solutions, des options, de quoi pianoter avec délice pour le technicien qui ne ménage pas sa  peine, ni celle de ses joueuses, soumises à plus de 20 heures d’entraînement hebdomadaire depuis cinq semaines ! «Les filles savent que ce n’est pas facile de travailler avec moi, mais au moins, elles savent pourquoi elles travaillent», sourit le coach.

 

La finalité, l’espoir qui n’a plus rien de secret, c’est de toucher enfin une finale. Paris ne veut plus seulement l’effleurer. «Le but, c’est de faire mieux que l’année dernière. Et si on veut faire quelque chose de mieux, cela veut dire atteindre au moins l’une des deux finales, en Coupe de France ou en championnat. La finale de la Coupe d’Europe, ce n’est pas pour nous, mais j’espère rencontrer au moins une grande équipe, ça pourrait faire un peu de buzz pour le volley à Paris», glisse le coach, qui a déjà tous les plans en tête...