Billetterie

Nouvelles balles de Sète

le 22/09/2016
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Finaliste malheureux, l’Arago revient, plein de belles et nouvelles intentions. Avec Fabien Dugrip aux commandes et le retour au club de l’emblématique passeur franco-brésilien, Rafaël Redwitz.

 

Forcément, le souvenir ne sera jamais bien loin. Il suffira d’un rien, d’une étincelle pour réanimer le temps passé et toutes ces émotions mêlées, où le cœur a balancé, entre l’euphorie et la fierté d’une saison historique conclue à la première place régulière et la tristesse d’une finale perdue et d’un exercice terminé finalement les mains vides. Fabien Dugrip sait bien tout cela. Mais il n’est pas nouveau dans la maison. Assistant de Patrick Duflos durant six ans, il a vécu les événements au plus près et, à 40 ans, Fabien est prêt à prendre le relais. «J’ai participé à l’aventure de ces dernières saisons et il n’y a pas eu que des saisons où on a fait premier ! Après, je crois au travail. On ne regarde pas ce qui va se dire, je m’en fiche. Je suis là pour donner le meilleur. Je ne me mets pas de pression, je suis là pour faire mon taf, ce que je connais, ce que j’ai appris. On fera les comptes à la fin», résume le nouvel entraîneur en chef du club héraultais.

 

Depuis trois semaines qu’il a repris le chemin de l’école, avec son effectif au complet, le technicien se sent veinard et bienheureux. «Plus j’avance dans la préparation, plus je prends goût à ce nouveau challenge. Plus on travaille et plus les choses se mettent en place de façon positive, c’est bien», se réjouit celui qui a l’immense privilège d’avoir tous ses hommes sous la main depuis le premier jour de la préparation, même si les joueurs sont forcément arrivés dans des états de forme disparates. «Pour ma première, j’ai de la chance», convient Fabien, qui patiente, qui creuse et découvre encore la personnalité des individus et de son groupe, avant de prendre la parole un peu plus solennellement et lancer la nouvelle histoire de l’Arago Sète. «Je pense que c’est mieux de savoir vraiment de quoi est fait le groupe. Le discours passe mieux quand on l’adapte aux personnes et aux joueurs que l’on a», estime le coach.

 

En tout cas, les premiers regards qu’il jette sur la version sétoise 2016-2017 sont emplis de belles promesses. Malgré le départ de quatre «joueurs-socle», Thibault Rossard, Nicolas Rossard, Franck Lafitte et Guillermo Hernan, l’Arago semble en mesure de digérer ces lourdes pertes. «Le niveau technique va être bon. Poste pour poste c’est pas mal. Je suis content de l’équipe que l’on a.

Le fonds de jeu sera important. C’est la qualité que je recherchais, un fonds de jeu stable. Après, la capacité de rotations que l’on va avoir sera aussi une force», convient l’entraîneur, qui a quand même attiré, entre autres, un central finaliste du championnat brésilien, Luis Sene, dit «Luizinho» (2,04 m, 30 ans), le réceptionneur-attaquant de Cannes, Ewoud Gommans , le très stable libéro Steve Peironet, l’offensif et physique réceptionneur-attaquant de Lyon, Axel Truhtchev. Tout en conservant son canonnier, Marien Moreau.

 

Et puis, il y a Le retour, celui du passeur franco-brésilien Rafaël Redwitz (1,90 m, 35 ans). Douze ans après avoir emmené Sète en finale du championnat 2004-2005, avant de faire les grands et beaux jours du Paris Volley, Redwitz est à nouveau dans la place, titillé par ce nouveau challenge sétois. Même s’il n’est pas encore à son meilleur.  «Il n’est pas encore au mieux de sa forme, mais c’est quelqu’un d’ultra pro. Il mange volley, il dort volley ! Quand je l’ai contacté pour revenir, c’est pour retrouver le Rafa emblématique que l’on a connu à Sète», souligne Fabien Dugrip, ravi de ce joli coup et plein d’idées déjà pour écrire cette nouvelle histoire.