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Nantes, laver la frustration, repartir en conquête

le 21/09/2016
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Finaliste malheureux de la Coupe de France, huitième de la saison régulière et sorti dès le premier tour des Play-Offs, Nantes sort d’une saison mitigée et appelle à plus de constance pour décrocher une qualification européenne.

 

 

Derrière les mots, sous le bilan de la saison 2015-2016, il y a quelques regrets qui traînent forcément. Nantes n’est pas monté tout en haut du mât, il n’a fait qu’effleurer le bonheur. Finaliste malheureux pour la troisième fois en trois ans (double finaliste LAF et Coupe de France en 2014, et finaliste Coupe de France en 2016), ça commence à lasser un peu. Surtout que pour Sylvain Quinquis, il y avait peut-être moyen de mieux faire face à Cannes (défaite, 3-1) en finale de la Coupe cette fois-ci. Mais la belle affaire est passée, encore une fois, et l’entraîneur nantais conserve une pointe de regret dans la voix. «Le bilan de l’année dernière est mitigé parce qu’on a fait un très beau parcours en Coupe de France, avec beaucoup de frustration sur la finale. On aurait pu aller chercher au moins le tie-break face à cette équipe de Cannes. C’était  notre 3e finale en 3 ans et on n’a toujours pas ramené de titres à Nantes, c’est un peu frustrant», constate le technicien du VBN.

 

Cela a pesé d’autant plus qu’à côté, la saison nantaise, dans son ensemble, a manqué de brillant, de grande tenue finalement. S’il y eut quelques coups d’éclat remarquables face à Cannes ou Le Cannet à la maison, les Nantaises se sont aussi emmêlé les crayons à Chamalières et à Istres. Une inconstance qui coûta doublement cher : un classement final (8e) qui entraîna une élimination illico au premier tour des Play-Offs et la quête manquée d’une qualification européenne. Une désillusion que le départ précipité, au bout de trois semaines de préparation, de la passeuse brésilienne Fernandinha, explique aussi en partie. «Pallier son absence a été très difficile car l’équipe avait été construite autour d’elle. Elle devait être notre leader d’équipe», admet Sylvain Quinquis.

 

Mais tout cela est aujourd’hui enseveli dans le passé. Nantes repart en conquête ! Avec un peu plus de dimension physique dans le moteur. L’arrivée à la passe de la Brésilienne, Ana Tiemi (1,88 m, 28 ans) répond clairement à ce credo-là, recherché par le staff nantais. «Elle a l’expérience internationale et le physique», résume le coach. Elle a aussi déjà quelques atomes crochus avec la pointue roumaine, Roxana Bacsis (1,90 m, 28 ans), vainqueur et meilleure marqueuse de la CEV Challenge, qui fut notamment sa partenaire à Bucarest en 2014-2015 ! Une filière d’ailleurs judicieusement creusée par le staff nantais, qui a aussi fait venir la grande centrale finlandaise, Laura Pihlajamäki (1,94 m, 26 ans), elle-même partenaire de jeu de Bacsis l’an passé !

Bref, le VBN tisse des liens existants et mélange habilement jeunesse et expérience, en toquant un peu plus à la porte de son centre de formation (Fanta Fofana, Julia Dhondt) et en enrôlant la réceptionneuse-attaquante croate au vécu solide, Hana Cutura (1,93 m, 28 ans). «On conserve une base, un fond de jeu et on y apporte un peu plus d’expérience», résume Sylvain Quinquis, lancé dans la reconquête d’un ticket européen.

 

Depuis la reprise, le 29 août dernier, tout semble aller dans le bon sens, même si les qualifications à l’Euro amputent actuellement de moitié ou presque l’effectif nantais, réduit à six pros à l’entraînement ! «L’état d’esprit est très bon, les filles bossent très bien», note tout de même le coach, qui tempère cependant : «Mais généralement, ça se passe toujours très bien au départ ! Il faut voir une fois que tout le monde est dans l’arène, quand il faudra sortir les armes. C’est là qu’on verra les vraies personnalités des filles.» C’est à ce moment-là aussi qu’on devinera vraiment de quel alliage est constitué ce VBN 2016-2017…