Billetterie

Mulhouse a son petit caractère

le 17/09/2016
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Talentueuse mais parfois un peu trop lisse, l’ASPTT Mulhouse n’a pas changé grand-chose mais elle veut montrer cette saison un peu plus de personnalité et de caractère que l’an passé.

 

Quand la saison fut terminée, il a fallu encaisser d’abord, puis diagnostiquer ensuite. Mulhouse venait d’être sorti sèchement, en deux manches, par Venelles au premier tour des Play-Offs. Fort marris par la tournure brutale des événements, la direction et le staff technique ont tout mis sur la table, les points forts, les faiblesses et les manques à combler. Au final, une évidence, déjà pointée par le coach Magali Magail, au cœur de la saison. L’ASPTT, revue et corrigée en début d’exercice 2015-2016, avait indéniablement du talent, mais, dans son expression collective, elle manquait de caractère. Une personnalité un peu trop lisse qui lui avait valu de s’affaisser devant les ténors de la classe, avec notamment un seul succès en six rencontres face aux trois premiers du classement !

 

Il fallait donc pallier la carence, racornir la couenne d’une équipe alsacienne, qui, avec un budget plutôt confortable aux alentours de 1,1 million d’euros, peut légitimement prétendre aux hautes fonctions en LAF. «On avait déjà pas mal bouleversé l’équipe l’année précédente. A la fin de la saison, on s’est dit : Est-ce qu’on repart de zéro, on reconstitue une équipe entière, ou on essaie de garder un noyau dur ? On a fait le pari de garder un noyau dur, en analysant le pourquoi du comment et on a estimé que cette équipe manquait avant tout de gnac et de caractère», résume le président mulhousien, Daniel Braun.

Mulhouse n’a donc pas cassé l’édifice, mais il l’a renforcé de trois joueuses seulement : la jeune passeuse internationale colombienne, Maria Alejandra Marin (20 ans, 1,78 m), dernière arrivée, un peu dans l’urgence, après l’annonce surprise de l’arrêt de carrière de la passeuse de l’équipe de France, Tiphaine Sevin. «Pour moi, c’est juste incompréhensible et c’est sûr que ça ne nous aide pas», avoue le président, toujours un peu secoué par la décision de la jeune Française.  Avant cela, Mulhouse avait enrôlé la jeune réceptionneuse-attaquant portoricaine, Daly Santana (1,83 m, 21 ans), parfaitement dans l’esprit et le tempérament souhaité.

 

Mais c’est surtout Angie Bland qui doit tout changer cette saison à Mulhouse, en termes d’identité collective. Avec l’arrivée de la centrale belge de Nantes, l’ASPTT s’est offert les services d’une joueuse référencée en LAF, qui a disputé trois finales en trois saisons en Loire-Atlantique. Mais il a avant tout engagé une compétitrice féroce. Une battante, une hargneuse qui devrait, à coup sûr, faire souffler un petit grain de folie dans le vestiaire alsacien. «Angie, ça déménage ! C’est la carte qui nous manquait», s’enthousiasme déjà Daniel Braun, qui compte sur sa vibrionnante Belge pour semer de la vie et du tempérament aux quatre coins de la salle.

 

En tout cas, avec un effectif à peine recomposé, seulement réajusté, Mulhouse devrait trouver assez vite ses repères, même si la préparation est plus compliquée que partout ailleurs, avec un entraîneur-sélectionneur loin de sa base une bonne partie de l’été, qui s’attèle actuellement à qualifier son équipe nationale pour le championnat d’Europe, et seulement six joueuses présentes aux entraînements ! «Le volley, c’est une alchimie et c’est compliqué aujourd’hui à six  à l’entraînement, sans le coach principal et sans passeuse puisque la Colombienne devrait arriver dans quelques jours», convient le président. Mais Mulhouse devrait digérer cette préparation cahoteuse et lutter encore pour le Top 4. Car le talent est toujours là et l’ASPTT a désormais son petit caractère.