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Saint-Quentin : Mental, plaisir et solidarité

le 15/09/2016
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Septièmes l’an passé, les Picards ont surtout mis l’accent sur la cohésion, le relationnel et l’état d’esprit pour cette nouvelle saison. Avec, comme pour tout le monde, les Play-Offs, en point de mire.

 

C’est un peu comme si, les choses étaient à peu près remises à l’endroit. Certes, la LBM conserve un brin d’originalité, avec onze clubs au départ, un exempt à chaque journée et une seule descente au final, mais elle est revenue au format un peu plus basique que la saison dernière. Il faudra donc batailler, sans retenue, avec  férocité, pour les Play-Offs comme pour le maintien. Pour Michel Hernandez, le président saint-quentinois, le retour à un certain classicisme est plutôt bienvenu. «Pour les clubs, pour les joueurs, je pense que c’est beaucoup plus intéressant. L’an passé, même si tu essaies de motiver les gens, tu sais que, dans le fond, tu ne descendras pas», rappelle le patron du club, qui a cherché cette année à insuffler un nouvel esprit de conquête. «Même si nos finances sont justes, même si l’on fait en fonction de nos moyens, j’ai toujours un esprit de gagnant.»

 

Il a donc voulu une équipe dans la même veine. L’an passé, les hommes de l’emblématique coach serbe, Nenad Komnenic, avaient eu la bonne attitude sur la première partie de saison, mais une défaite houleuse à Tourcoing, quelques blessures et l’impossibilité financière de reprendre un joueur avaient cassé d’un coup la dynamique et la saison s’était terminée sans flamboiement, à la septième place et sur deux défaites en quarts de Play-Offs. Cette année, avec un budget qui flotte dans les mêmes eaux que l’an passé, aux alentours de 700.000 euros, Saint-Quentin n’a pas révolutionné le Palais, mais il a tenté de combler au plus juste les failles ouvertes la saison dernière, sur un savant mélange de jeunesse et de fougue, avec le libéro avignonnais, Artem Korovianskyy  (1,84 m, 21 ans) et le réceptionneur-attaquant athlétique venu de Beauvais, Jordan Marie-Antoinette (1,89 m, 22 ans), et d’expérience avec les arrivées d’un réceptionneur-attaquant brésilien de 34 ans, Ivan Luis Fagundes Walter (1,92 m) et le central espagnol de Lennik, José Miguel Sugranes Martinez (2,01 m, 31 ans).

Avec dix joueurs, Saint-Quentin sait bien qu’il est sur un fil, mais de ses quatre recrues, Michel Hernandez attend de l’implication, de l’émulation, un état d’esprit sans faille et qu’elles remettent au cœur du jeu le sourire et le plaisir qui avaient parfois manqué l’an passé. «L’an dernier, je leur disais : «Mais souriez, ne faites pas la gueule !», se souvient le président. «Il y avait parfois un manque de cohésion et de temps en temps un manque de combativité. Cette saison, j’attends des joueurs qu’ils aient un mental de fer, une solidarité et de la combativité. Alors, on arrivera à faire des résultats, même face à une équipe meilleure que nous.»

 

L’idée semble faire bon chemin. Un premier stage de cohésion dans la Somme, à Sailly-aux-Bois, a commencé à lier le groupe, avec course d’orientation, construction d’abri, nuit à la belle étoile et après-midi kayak au programme ! Le président a aussi reçu son coach pour parler management des hommes. Nenad Komnenic connaît le volley sur le bout des doigts, mais il a le compliment rare pour ses joueurs en général. «Or, tout individu a besoin de reconnaissance et d’estime de soi. Il faut aussi savoir féliciter», a rappelé le président à son entraîneur. En tout cas, depuis le début de la préparation, ça travaille dans la bonne ambiance et cela peut augurer de belles choses. «Je pense que l’on a une équipe supérieure à celle de l’an passé et que l’on peut accrocher une place en Play-Offs», envisage le patron du SQVB, pas mécontent du lancement de cette saison.